Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

2008.12.23

La Plan de gestion des matiàres résiduelles...

Excellent article aujourd'hui dans le Devoir à propose de la gestion des matières résiduelles, à lire absolument pour quiconque s'intéresse à l'enjeu:

Le Québec et ses déchets - À l'heure des comptes

L'auteur mentionne d'ailleurs le fait que le compostage des résidus domestique est important pour retourner la matière organique à la terre. C'est effectivement une problématique qui prendra de plus en plus d'importance, car le modèle agroalimentaire actuel semble peu se préoccuper de restituer la matière organique aux sols agricoles, alors que c'est pourtant un gage de fertilité important.

Il est intéressant de noter que, contrairement à l'ensemble de la province qui connaît un cuisant échec dans l'atteinte des objectifs de ce plan (élaboré il y a 10 ans), la municipalité de Vaudreuil-Solanges aurait prétendument dépassé ces objectifs.

2008.12.22

22 décembre en bref

Nouvelles qui ont attiré mon attention aujourd'hui:

le président vénézuélien Hugo Chavez a affirmé hier qu'il existait un projet d'assassinat de son homologue bolivien Evo Morales.

La poursuite des conservateurs contre Élections Canada a coûté jusqu'à maintenant 1,4 M $ de fonds publics.

L'australie s'oppose au braconnage de baleines perpétué par le Japon et n'exclut pas le tribunal

Et enfin, le plan de 4 milliards du gouvernement Harper pour "aider" l'industrie automobile. Et Buzz Hargrove est pas convaincu que ça va maintenir les emplois. Je m'intérroge vraiment sur la valeur réelle de toujours débourser les sommes faramineuses pour maintenir des industries en déperdition, de peur de perdre des emplois. Les milliards qu'on met pour la survie des industries forestière, automobile, de l'aluminium etc ne seraient-ils pas mieux investis autrement, par exemple dans des projets de développement durable? Au lieu de maintenir les emplois d'une industrie mourrante pour une année de plus, on ne pourrait pas investir pour des emplois permanents dans des industries émergentes et novatrices?

Je comprend mal qu'on veuille investir autant de fonds publics pour faire survivre une industrie archaïque, désuète, en retard sur ses compétiteurs, qui a échoué parce qu'elle n'a pas su répondre correctement aux besoin de notre société. Il me semble qu'il est temps de tourner la page: le transport automobile individuel est de moins en moins soutenable et nous aurions tout intérêt à faire plus tôt que tard la transition vers les transports collectifs et à énergie humaine. On n'a plus besoin d'autos et le marché est déjà saturé avec des constructeurs asiatiques ayant une avance certaine. On a besoin de vélos, de tramways, de métros, de trains suspendus, d'autobus...

Comment veut-on créer de la richesse collectivement, en modernisant notre réseau de transport et le rendant sécuritaire, efficace et accessible pour tous, on en donnant de l'argent public à une industrie en déclin pour continuer la vieille façon de faire?

À propos, une suggestion de lecture: "Rouler sans pétrole" de Pierre Langlois. Voyage au coeur des alternatives au pétrole et des nouvelles technologies du transport, le livre offre un visuel époustouflant. (C'est tout ce que je peux en dire, je l'ai pas lu, j'en seulement entendu l'auteur à radiocan).

2008.12.18

L'industrie Québécoise du recyclage en crise

Les municipalités sonnent l'alarme

« La Fédération québécoise des municipalités (FQM) se demande si le modèle québécois de gestion des matières recyclables pourra survivre à la récession mondiale.

Depuis des mois, des matières comme le papier, le verre ou le métal s'entassent dans les cours des centres de tri. La plupart des marchés se sont effondrés avec la crise économique mondiale.

Au Québec, la plupart des centres de tri vendent leurs matériaux sur les marchés des pays émergents, notamment en Asie, où les prix ont chuté de manière importante au cours des derniers mois.

Si les centres disparaissent, ce sont des montagnes de nouveaux déchets qui seront acheminées vers des sites d'enfouissement, souvent aménagés à grands frais par les municipalités.

Améliorer le recyclage

Pour sauver l'industrie du recyclage, le président de la FQM croit que Québec doit investir dans la qualité du tri. Selon Bernard Généreux, les centres de tri québécois n'arrivent pas à percer le marché canadien en raison de la piètre qualité de leur production.

L'organisme croit que le gouvernement doit investir pour affiner les technologies de traitement, mais aussi pour mettre en place une campagne de sensibilisation sur le recyclage afin d'améliorer le tri à la source. »

Des millions de tonnes de ressources valorisables vont être gaspillées parce que le monde sont pas foutus de faire leur récup comme du monde. Le plan de gestion des matières résiduelles a été lancé en 1998. Recyc-Québec et les municipalités ont eu 10 ans pour dompter le monde. Ça a pas l'air d'avoir marché...

Flaherty consulte

Jim Flaherty, ministre des Finances, invite tous les Canadiens à faire connaître leur point de vue et leurs priorités pendant que le gouvernement prépare le budget de 2009.

C'est déjà pas mal mieux que si son énoncé économique avait passé tel quel.

« Au lendemain de sa rencontre avec ses homologues des provinces à Saskatoon, le ministre fédéral des Finances annonce qu'il élargit la consultation en mettant sur pied un comité permanent, dont le mandat sera de lui faire des recommandations pour faire face au ralentissement économique.

Le comité, dont les membres travailleront pour le salaire symbolique de 1 $ par année, sera composé d'« éminents Canadiens ». Jim Flaherty affirme toutefois qu'il a choisi les membres du comité sans tenir compte de leur affiliation politique.

Le comité, dont les recommandations ne seront pas contraignantes, se penchera d'abord sur le prochain budget. Il continuera par la suite à donner des conseils au ministre des Finances.

Une première réunion aura lieu la semaine prochaine à Toronto, après quoi le comité tiendra des assemblées publiques dans tout le pays.
»

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Economie-Affaires/20...

 

J'ai entendu à radiocan que ses imminents canadiens seront principalement des hommes d'affaires, dont Paul Desmarais. So much pour la représentativité. On peut déjà s'imagiiner que les recommendations iront tout dans le sens de satisfaire le plus possible le big business. Il lui est pas venu à l'idée de mettre dans son comité par exemple des logisticiens, des ingénieurs, des scientifiques, des sociologues et des philosophes, question d'avoir une vision élargie d'où s'en va la société. Ça l'air que c'est les affairistes et les économistes qui savent où on doit aller.

Au moins, ils manifestent l'intention de consulter la population. C'est le temps, là, de nous manifester et de faire des propositions. Sur le lien que j'ai donné en haut, il y a une page où on peut entrer un ordre de priorité que nous préconisons, avec possibilité d'ajouter nos propres commentaires. Je pense que ça vaut la peine d'aller y répondre.

 

***

Lu ce commentaire intéressant sur l'article sur l'assermentation d'Amir Khadir dans le Devoir:

« Je vis en France depuis plusieurs années et observe au quotidien le gouffre dans lequel la gauche s'est lancée tête première pour ne plus réussir à en sortir (voir les déboires socialistes récents et le refus systématique de l'exercice du pouvoir par la gauche radicale...). Je vois trop comment cela casse la vie des petits, des humbles et par conséquent, des entrepreneurs conscients et des innovateurs sociaux, pour vouloir de son équivalence au Québec.
Mon avis est que, pour vraiment servir et être utile socialement, le premier piège à éviter est celui du refuge facile dans la doctrine. Après tout, être de gauche ce n'est pas de se déterminer d'une idéologie, mais c'est être d'une idée et d'un but humanistes. Et que l'humanisme, pour être sans cesse poursuivi, doit accepter le contact direct de la réalité...
Soyons de gauche pour faire avancer les choses, ne devenons pas d'une gauche doctrinale qui, dans l'attente d'un éventuel matin qui chante, se perd en luttes nombrilistes et auto-satisfaisantes.
Soyons d'une gauche réaliste, ne nous enfargeons pas dans les fleurs du tapis alors que les choses s'enlisent. Acceptons de nous faire violence à nous-mêmes lorsqu'il le faut.
»

Particulièrement rafraîchissant pour un discours "de gauche".

2008.12.16

Terre-Neuve saisit AbitiBowater

Nouvelle intéressante aujourd'hui: Le gouvernement de Terre-Neuve-Labrador saisit les actifs d'Abitibi sur le territoire de la province (principalement des droits de coupe, une usine et des installations électriques) après que la compagnie est annoncé la fermeture de l'usine en 2009.

« M. Williams a déclaré que son gouvernement ne peut accepter qu'une entreprise qui n'est plus active dans la province exerce un droit sur les ressources naturelles. »

http://www.radio-canada.ca/regions/atlantique/2008/12/16/...

J'aimerais bien voir le gouvernement du Québec mettre autant sa culotte devant l'industrie forestière, qui demandait récemment que l'état assume lui-même les coûts d'aménagement et lui donne plus de lax pour couper. Collectiviser les coûts et privatiser les bénéfices, ça c'est une stratégie gagnante!

http://www.ledevoir.com/2008/10/30/213257.html

Le coût social de l'automobile

La production et la consommation génère des coûts privés et des coûts externes. Le coût externe est une conséquence négative assumée par quelqu'un d'autre (voire l'ensemble de la société) découlant de la production ou la consommation d'un bien. La somme des coûts privé et externe est le coût social.

Un coût externe peut être une perte de temps ou d'efficacité, une dégradation de l'environnement et de la santé d'autrui, l'épuisement d'une ressource, l'endommagement d'infrastructures, la perte de biodiversité, une baisse de la valeur de propriétés, etc. Il est souvent difficile d'exprimer un coût externe en argent. Puisque ces coûts externes ne sont pas naturellement inclus dans la détermination des prix du marché, ces prix ne réflètent pas adéquatement les coûts reliés à la production des richesses: le prix du bien est basé sur son coût privé et non pas de son coût social. Les biens sont vendus en deça de leur coût réel, déformant l'équilibre de marché: c'est l'efficacité économique.

C'est pourquoi l'intervention de l'état est nécessaire,pour tenter d'ajuster le prix de biens ou d'activités économiques de sorte qu'elles représentent davantage la réalité de leur bénéfices et coûts.

L'automobile a des coûts énormes, non seulement en ressources pour leur fabrication, mais aussi en énergie pour leur utilisation, en dégradation de la santé publique par leur pollution, en temps public pour la congestion, en espace urbain pour leur entreposage et en dépenses publiques pour l'entretien des rues. Tous ces coûts ne sont pas assumés (subis) par les seuls utilisateurs des automobiles mais par la société au grand complet. Les automobiles mobilisent les rues de nos villes, ou plutôt les immobilisent, au seul bénéfice de leurs conducteurs et au détriment (ralentissement, intoxication) de tous les autres usagers du système de transports: piétons, cyclistes, utilisateurs collectifs. Ces derniers, qui font une utilisation plus efficace de nos voies, réduisent le nombre d'automobiles en circulation, au bénéfice de tous. Et il y en a encore pour se plaindre que leurs taxes contribuent à financer le transport en commun.

Nous devons améliorer et rendre plus efficace notre économie. Nos transports sont innefficaces. Au Québec, nos deux principaux centres urbains, totalisant jusqu'à un bassin de 4 millions de personnes, sont répartis sur une bande de 200km qui abrite d'autres centre urbains important (Trois-Rivière, Shawinigain, Drummondville, etc).
Chaque jour des milliers de passagers voyagent ces distances seuls dans une auto. Le carburant coûte cher, la congestion rend les centre-villes difficilement accessibles, les stationnement coûtent cher, en plus d'être un gaspillage d'espace urbain. Un automobiliste pourrait avoir une surprise intéressante en faisant l'exercice suivant:

1. Compter la distance parcourue
2. Compter la somme totale investie dans l'automobile chaque année (essence, immobilisation/location, entretien). Multiplier ce total par son salaire horaire (h). 
3. Calculer le nombre d'heures consacrées aux déplacements en voiture, incluant le temps de trouver un stationnement, et le déneigement (h).
4. Additionner 1 et 2 pour obtenir le nombre d'heures totales consacrées à l'utilisation de l'automobile.
5. Diviser la distance parcourue par heures consacrées, cous obtenez la vitesse réelle que l'automobile vous procure.
6. Le curieux qui veut aller plus loin pourra s'aventurer à s'imaginer le résultat de ce calcul appliqué aux déplacements en transport collectif et en bicyclette.

Pour compenser les coûts et l'inefficacité de l'automobile, de plus en plus de gens pratiquent le covoiturage, ce qui est plus efficace mais insuffisant. Les autobus interurbains sont souvent pleins entre les grands centres, malgré leur lenteur et leurs tarifs prohibitifs. Je connais une multitude de gens qui font l'aller-retour Québec-Montréal de façon hebdomadaire. Le plupart se donnent le trouble de courir après les passagers et conduire tout le trajet, courir les conducteurs sur les réseaux de covoiturage ou de payer 80$ pour l'autobus qui prend 3 heures. Tout le monde est d'accord qu'il serait vraiment temps qu'on aie un TGV.BikeEnergyEfficiency.gif

Nous avons besoin d'un système de transport efficace: rapide et convivial pour tous, dans lequel nous n'aurons pas à mettre plusieurs milliers de $ par année chacun.

Un TGV reliant Québec, Trois-Rivières et Montréal épargnerait des milliers et des milliers de tonnes déplacements quotidiens de carrosseries vides et inefficaces. Le trajet se fera en une heure, ne coûtera pas une fortune et procurera aux gens du confort et l'occasion de passer leur temps plus utilement qu'à conduire une voiture vide.
Des systèmes d'autobus améliorés devront servir les villes, et Québec a imminement besoin d'un skytrain comme à Vancouver: rapide et efficace. Il pourra soutenir le développement de la grande région métropolitaine de Québec et augmentant grandement l'efficacité de transports, ainsi les banlieusards pourront faire leurs déplacements quotidiens rapidement, et en consacrant leur temps de transport à lire ou à pitonner.

Par la réduction de la présence de la voiture, la qualité de vie de nos villes sera décuplée. Moins de bruit, moins de stress, moins de danger, on pourra se déplacer rapidement sans attendre dans le traffic. Le transport cycliste pourra prendre en ampleur avec des pistes cyclables efficaces logistiquement, pour un gain supplémentaire en santé publique.
Le gouvernement est à la recherche de projets mobilisateurs, pour stimuler l'économie, la rendre plus durable et efficace.
Notre industrie automobile est en train de mourir à ne pas savoir répondre aux besoins de transport de notre société. Nous devons faire la conversion de notre système actuel lourd et gaspilleur pour un système efficace énergétiquement et logistiquement.
Nous devons consacrer notre espace urbain aux choses importantes pour ses habitants: des espaces publics, des logements, des commerces, des parcs. Pas des parkings.

Le chemin est pavé de solutions que nous pouvons entreprendre maintenant. Voilà un exemple de vraie richesse collective que nous pourrions créer en nous donnant les moyens. Engagez les logisticiens, les urbanistes et les économistes, mobilisez l'industrie des transports, qu'il se mettent au travail pour réaliser ce progrès important dans l'aménagement de nos collectivités et la gestion de nos déplacements. Nous devons investir dans une nouvelle économie efficace et durable.

J'ai hâte que nous évoluions au-delà de cette culture du plein-la-vue et d'effort moins-que-minimum, où il faut que nous ayons chacun notre gros char pour ne pas marcher et bien paraître. Que nous cherchions à mettre fin au gaspillage de ressources et au fatalisme de « on fait ça comme ça parce que c'est comme ça que ça marche, ça serait trop compliqué de changer ». Utilisons notre potentiel pour faire mieux.

Vidéos pour se marrer

Attention aux chaussures volantes! W se fait pitcher des souliers à Baghdad.
http://english.aljazeera.net/news/middleeast/2008/12/2008...

Le vidéo Harper Dictatorship est assez drôle aussi.
http://harperdictatorship.ca/ (en bas à droite)

10:42 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : vidéo | |  Facebook

2008.12.15

Canada, beau gros jardin vert...

Encore récemment j'entendais un conférencier de l'agroalimentaire nous dire qu'à l'étranger, le Canada est vu comme "un beau grand jardin vert". Comment le plus gros pollueur mondial par habitant peut être précédé d'une telle réputation est une aberration qui m'échappe. Faut dire qu'on a des beaux diplomates à l'étranger.

Ed Stelmach est récemment revenu d'Europe, où il est allé faire la promotion des énergies vertes. Par énergie verte, il entend l'exploitation des sables bitumineux. Auto-proclamée world environmental leader, l'Alberta s'est récemment lancée en croisade pour refaire sa réputation. Une croisade de 25 M $, et qui envoie comme émissaire nul autre que leur premier ministre Ed Stelmach. Leur chef d'état est un relationniste pour l'industrie pétrolière. Faut croire qu'à force de creuser le sol, on finit par se retrouver pas mal bas...

« The Alberta government is ramping up its effort, too. This week it was revealed the province will spend $25 million over three years on an advertising and marketing campaign to boost the Alberta "brand."
Stelmach vowed he won't let environmentalists hijack public perception of the province's oil. »

http://www.canada.com/vancouversun/news/story.html?id=a8205b8c-c669-4712-8524-e1aa24cb2163&k=86213
http://www.premier.alberta.ca/news/news-2008-Nov-05-Europe_Mission.cfm

Un autre diplomate canadien pour faire notre fierté: Jim Prentice, nouveau ministre Canadien de l'environnement, qui est allé rassurer le monde sur le leadership du Canada dans la lutte aux GES à la convention annuelle de l'ONU sur les changements climatiques. « The fight against global warming will remain a priority for the Conservative government as it grapples with the global economic crisis, Environment Minister Jim Prentice said yesterday. » Faut noter le choix de mot: will "remain" a priority. La lutte aux changements climatiques demeure aussi prioritaire pour le gouvernement conservateur, voilà qui me rassure.

Les délégués auront beau prétendre ne pas faire d'obstruction, l'attitude du Canada a soulevé l'indignation des diplomates du monde entier à Poznan. Le plus meilleur pays au monde a même réussi à détrôner les USA comme récipiendaire du Prix Fossile #1, discerné par un groupe de surveillance des pourparlers sur le climat.

« Le Canada a notamment bloqué jeudi l'inclusion d'une mention des droits des nations autochtones dans le dossier sur la protection des forêts malgré un important consensus international.»

http://www.thestar.com/News/Canada/article/553266
http://www.ledevoir.com/2008/12/13/223166.html

Judicieux investissements

Ottawa s'apprête à signer le contrat d'achat de 16 hélicoptères Chinook

L'énoncé économique déposé par le gouvernement conservateur il y a quelques semaines prévoyait des coupes de 6 milliards dans les programmes sociaux, la vente de 2 milliards $ d'actifs du gouvernement canadien, aucune mesure pour l'environnement, l'économie ou quelconque projet de société ayant une once d'intelligence. L'énoncé voulait en outre retirer le financement public des partis politiques, ce qui aurait comme conséquence de mettre à terre tous les partis (sauf le richissime conservateur évidemment), le tout "dans le but de montrer l'exemple en tant que gouvernement responsable" pour sauver 50 millions.

Les temps sont durs, il faut serrer la ceinture, mais quand c'est le temps de débourser pour les achats militaires, sky is the limit. Peut-être même bientôt des armes spaciales tant qu'à y être, et on pourra dire space is the limit. 5 milliards pour une poignée d'hélicoptères. Y'a pas de doutes, les cowboys albertains pour contrôler le pays, c'est ce qu'il y a de mieux pour l'économie!

On apprend également aujourd'hui que le plan Harper pour relancer l'économie consistera à faire construire des bateaux.

C'est inouï où sont leurs priorités.