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2009.02.27

Harper redirige l'aide au développement pour ses intérêts mercantiles

Aide au développement: perpétuer l'erreur
Guy Taillefer
Le Devoir, vendredi 27 février 2009

Nouveau recentrage conservateur à saveur affairiste. Le gouvernement Harper vient d'annoncer qu'il fera dorénavant porter la part du lion de son aide publique au développement (APD) sur une fourchette réduite de 20 pays prioritaires. L'Afrique subsaharienne, épicentre de la pauvreté, y perd au change: huit pays ne représenteront plus une «priorité» pour le gouvernement canadien. Sont par contre invités au banquet, pour la première fois, le Pérou et la Colombie, deux pays après tout moins mal en point avec lesquels Ottawa a conclu l'année dernière des accords de libre-échange.


Comme en tout ce qu'ils touchent, les conservateurs ne quittent pas des yeux leurs objectifs d'efficacité et de rendement commercial. On ne nie pas que l'aide internationale souffre de problèmes de cohérence et que les gouvernements africains auraient intérêt à se responsabiliser. Toutefois, cet argumentaire est extrêmement incomplet. Sans compter qu'il n'y a guère, par les temps qui courent, de pays donateurs qui puissent évoquer la «bonne gouvernance» sans faire rire de leur impuissance en matière de gestion financière. Notre opinion à ce sujet est la suivante: les injonctions d'efficacité qu'on s'est mis à lancer au continent africain sont un masque dont les pays riches se couvrent le visage pour ne pas avoir à admettre leur démission devant la pauvreté.

La Banque mondiale évalue à 1,4 milliard le nombre de personnes dans le monde qui survivent dans un état de pauvreté extrême. Le nombre de celles qui se meurent de faim est de près de un milliard, indiquent les chiffres de l'ONU les plus frais. Or, la fixation que les riches se sont mis à faire sur l'efficacité (et la rentabilité) de l'aide fait l'impasse sur le fait que les pays industrialisés ont, dans l'ensemble, réduit leurs efforts en matière d'APD depuis 2000. Plus catastrophique encore, cette fixation s'est accompagnée, au cours des dernières décennies, d'une réduction radicale de la part des budgets d'aide au développement consacrés par les pays du Nord au développement agricole du Sud.

Il coule pourtant de source que la lutte contre la pauvreté passe par le développement de l'autonomie alimentaire des pays pauvres. C'est tout le contraire qui s'est produit. Faites le calcul: il y a 450 millions de petits agriculteurs en Afrique, en Asie et en Amérique latine dont la production soutient deux milliards de personnes. La chute de l'APD, le dumping et le protectionnisme agricole du Nord, avec changements climatiques à la clé, ont laminé l'agriculture du Sud. Il a fallu les émeutes de la faim survenues l'année dernière pour prendre conscience de l'ampleur du désastre.

Plutôt que d'arrimer sa politique d'aide à ses stratégies d'appropriation commerciales, Stephen Harper aurait pu réparer -- il faut bien rêver -- l'erreur que les libéraux et d'autres conservateurs avant lui ont commise. Il a choisi de s'y enfoncer.

L'excellent commentaire de Serge Charbonneau:

Aide ou ingérence internationale ?

Juste à voir la liste des pays "aidés", ceux délaissés et ceux nouvellement d'intérêt, on constate des enjeux politiques.

L'ACDI est de plus en plus un organisme d'ingérence politique semblable à la NED ou la USAID états-unienne.

La "nomination du Pérou et de la Colombie en est une preuve éclatante.
Le Pérou d'Alan Garcia et la Colombie d'Alvaro Uribe, sont les deux seuls gouvernements laquais des États-Unis. Il faut envoyer des fonds camouflés en "aide" internationale pour s'assurer que ces pays ne basculeront pas du côté du socialisme.
Ces fonds serviront à financer le parti au pouvoir et serviront à alimenter tout groupe pouvant contrecarrer les mouvements d'opposition.
L'Amérique latine dans sa presque totalité a dit non au libre échange et à tout ce qui s'apparente au néolibéralisme.
Le Pérou et la Colombie deviennent alors prioritaires.

Pour l'Afrique, «l'aide» est accordée aux pays où l'on doit reprendre le contrôle politique.

Les pays où la population souffre de pauvreté, mais où le gouvernement en place assure la bonne marche du néolibéralisme (exploitation sans contrainte des richesses par les «investisseurs» étrangers), ont été lestés.
Le Niger de Mamadou Tandja, qui a pris le pouvoir suite à l'assassinat du général Baré en avril 1999 offre des garanties de stabilité et de libéralisme économique.
Malgré que le Niger soit un des pays les plus pauvres du monde, l'aide canadienne a été abandonnée. Grâce à Mamadou Tandja, on peut exploiter l'endroit sans frais.

Le Rwanda, sous un subtil contrôle britannique est aussi un autre pays de misère où l'exploitation des ressources est disponible aux «investisseurs» étrangers. Donc inutile d'y dépenser de l'argent.

Pour ce qui est du Burkina Faso de Blaise Compaoré, cet assassin au pouvoir depuis l'assassinat de Thomas Sankara, le 15 octobre 1987, le pays correspond au type de pays que les «investisseurs» étrangers aiment. L'exploitation des richesses est facile et assurée, donc, aucune utilité d'y envoyer de l'argent.
M. l'assassin Compaoré fait la grosse vie, reçoit même notre Réjean Tremblay à l'occasion et tout va bien dans le meilleur des mondes. Mais il faudrait voir dans quelle condition vit la population.

Classé 172e sur 174 sur la base de l'indicateur de développement humain (IDH = 0,304 en 1997) le Burkina Faso est l'un des pays les plus pauvres du monde. Le produit intérieur brut par habitant est de 220 dollars par an (250 dollars au Mali, 330 au Togo, 380 au Bénin, 390 au Ghana et 700 en Côte d'Ivoire).
En 2004 le revenu national brut par habitant est de 210 dollars US.
( http://www.chronicpoverty.org/pubfiles/IED_Pauvrete_Burkinafaso_rfs.pdf )

Selon le Canada, la population du Burkina Faso se débrouille bien, il n'y a qu'à voir son président.

Il y a aussi le Bénin qui est maintenant exclu de «l'aide» de l'ACDI.
Encore un pays ayant les mêmes caractéristiques, c'est-à-dire, un territoire où l'on peut exploiter les ressources sans contraintes.
Le Président Thomas Yayi Boni déclare vouloir agir sur le développement du secteur privé (« faire du Bénin le Hong-Kong de l'Afrique »), alors...


Les «agences d'aide (sic) internationale» sont de plus en plus des agences d'ingérence internationale.

L'aide internationale est un leurre. Il n'y a pas d'aide, il y a de l'ingérence et de l'investissement dans le but non pas d'aider mais bien de profiter.

La pauvreté chronique et croissante en est la preuve absolue.

Serge Charbonneau
Québec

2009.02.24

Effacement de la dette du Burundi

tiré du journal le Figaro:

Burundi : annulation de 92% de la dette
AFP
30/01/2009
Le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale (BM) ont accordé au Burundi une remise de dette d'1,4 milliard de dollars (1,09 milliard d'euros), correspondant à "92% de la dette extérieure" du pays, a annoncé aujourd'hui le gouvernement burundais.

"Les 28 et du 29 janvier 2009 sont des dates qui resteront gravées dans la mémoire des Burundais parce que c'est le moment où nous avons obtenu de la BM et du FMI une remise de la dette multilatérale qui correspond environ à 1,4 milliard de dollars, ce qui représente 92% de la dette extérieure du Burundi", a annoncé la ministre burundaise des Finances, Clotilde Nizigama, lors d'une conférence de presse à Bujumbura.

L'allégement de la dette est accordée dans le cadre de l'initiative "PPTE" (Pays Pauvres Très Endettés) du FMI. Pour y être élligible, un pays doit "donner la preuve qu'il a engagé des réformes et mené une politique économique avisée dans le cadre des programmes appuyés par le FMI et la Banque mondiale et avoir formulé un document de stratégie pour la réduction de la pauvreté (DSRP) basé sur un vaste processus participatif. Lorsqu'un pays a accompli des progrès suffisants vers la satisfaction des critères retenus ou y a satisfait, les Conseils d'administration respectifs du FMI et de l'IDA décident officiellement de son admissibilité à l'allégement et la communauté internationale s'engage à ramener la dette au seuil de viabilité convenu."

L'effacement de la dette est particulièrement pertinente et légitime, il est cependant malheureux qu'elle serve de carotte pour que ces "PPTE" appliquent à la lettre des "réformes" dictées par le FMI. Ces réformes sont-elles vraiment dans l'intérêt de leurs peuples? Aideront-elles aux problèmes de sous-développement et de corruption ou vont-elles davantage ouvrir les frontières afin de donner aux pays riches l'accès sans entraves aux à leurs ressources?

2009.02.19

Climate leaders don't buy tar sands!

J'suis loin d'être un fan inconditionnel de Greenpeace, mais aujourd'hui ils ont fait un très beau coup en affichant sur un pont d'Ottawa ce magnifique mot de bienvenue à l'intention de Barak Obama. À lire dans le Devoir.

greenpeace welcome obama.jpg

Par ailleurs, la bd de Garnotte d'aujourd'hui est franchement hilarante:

car_190209.gif

2009.02.10

Les changements climatiques engendrent le chaos en Australie

Le climat de l'Australie dérape par Louis-Gilles Francoeur, le Devoir, 10 février 2009

La sécheresse endémique rend les feux incontrôlables

Les incendies qui ravagent le sud de l'Australie masquent une sécheresse de plus de dix ans, que ce pays, de plus en plus assoiffé et qui refusait jusqu'à l'an dernier de se lier au protocole de Kyoto, attribue désormais ouvertement au réchauffement du climat.

Les feux qui dévorent l'Australie avaient tué hier 173 personnes. Ces incendies sont désormais considérés comme les plus meurtriers de l'histoire de ce pays. (...)

Les milliers de bénévoles, professionnels et militaires combattent nuit et jour jusqu'à l'épuisement ces feux au parcours imprévisible, qui se moquent des coupe-feu et rasent hameaux et villages. Hier, de nouvelles victimes ont été découvertes au nord-est de Melbourne, deuxième ville d'Australie et capitale de la province de Victoria. Dans sa banlieue, plus de 750 maisons ont été rasées jusqu'ici et plusieurs citoyens, brûlés vifs par des feux. (...)

Jusqu'ici, ces incendies ont rasé plus de 3000 km2 dans le sud de l'Australie en raison des effets combinés d'une sécheresse endémique, du vent et de la pire canicule enregistrée depuis un siècle en cette fin d'été australe, laquelle est généralement considérée comme le début de la «saison des incendies».

La canicule en cours multiplie en réalité la virulence des incendies parce qu'elle assèche la végétation à des niveaux inconnus jusqu'ici. À Melbourne, en fin de semaine, le thermomètre a grimpé à 46,7 °C.

À Melbourne, la semaine dernière, des rails de chemin de fer se dilataient au point de se tordre et d'interrompre le trafic ferroviaire. La demande en électricité, multipliée par les climatiseurs, faisait flancher un poste de distribution, privant un demi-million de personnes d'électricité, bloquant des gens dans les ascenseurs surchauffés et provoquant d'importants embouteillages faute de feux de circulation. À Melbourne, les parcs couverts de gazon brun, sont en train de perdre leurs 60 000 arbres, dont les feuilles tombent au sol en plein été. À Adélaïde, on a déploré une vingtaine de décès à cause de la chaleur. Les gens ont commencé à mettre leurs vêtements au réfrigérateur et se mettent au lit avec des bouteilles d'eau congelée.

Pour la ministre du Changement climatique et de l'Eau, Penny Wong, «tout cela est conforme avec les scénarios de changements climatiques et avec ce que les experts nous ont prédit».

Ce pays a la réputation d'être un des plus secs de la planète. Selon une étude récente d'un organisme industriel de ce pays, il serait «l'un des plus fragiles» et pourrait devenir la première victime majeure des changements climatiques.

Le désert de Simpson, situé au centre de l'Australie, est un des plus chauds de la planète avec des pointes estivales de 58 °C.
(...)
Mais pendant que les régions du sud flambent comme des fétus de paille, celles du nord sont victimes d'inondations. En plus de noyer une dizaine de villes, ces eaux gonflées posent des risques inusités aux personnes isolées, désormais aux prises avec des alligators et des serpents.
(...)
En mai 2005, on interdisait déjà dans le Queensland l'arrosage des gazons, le lavage des autos et le remplissage des piscines. En 2007, à cause des canicules, le Queensland demandait à sa population de réduire de 300 à 140 litres d'eau par jour sa consommation moyenne avec des moyens très simples: limiter les douches à quatre minutes, fermer les robinets en se brossant les dents, ne pas tirer la chasse d'eau inutilement, etc. En deux semaines, la consommation moyenne est passée de 300 à 120 litres par jour et se maintient depuis à 140 litres.

Voyez, on a qu'à attendre l'apocalypse avant de faire des efforts. Pourquoi assumer les coûts inutiles de la prévention?

2009.02.08

La conservation génétique

La biodiversité est capitale, non seulement pour le l'écosystème global mais également pour l'agroécosystème. La diversité génétique des animaux d'élevage est une de ces ressource dont nous ne soupçonnons pas la fragilité.

La mondialisation des échanges a entraîné une certaine uniformisation des pratiques d’élevage et de la demande qui a résulté en la disparition, ou en la réduction dramatique, de la variabilité qui existait chez les espèces d’élevage. Les animaux sont sélectionnés pour certains caractères de production précis et d’ordre économique (ex. potentiel laitier) au détriment de caractères d’importance pour une agriculture durable (ex. rusticité). Plusieurs races sont même disparues ou sont en voie d’extinction, et la consanguinité s’est accrue pour plusieurs des races qui ont été maintenues.

(Jean F. Bernier, 2009, Principes fondamentaux en sciences animales)

Les éleveurs ont adopté des technologies modernes en matière de génétique et de traitement de données dans le but d’atteindre le progrès désiré en ce qui concerne les caractères commerciaux. Ces programmes sont coûteux et ont ainsi mené à des fusions d’entreprises. Cela est particulièrement évident dans l’industrie de la volaille. Il y a maintenant trois compagnies qui détiennent plus de 90 % du marché de la génétique chez les animaux reproducteurs de type ponte, dans le monde entier. Chez les poulets d’abattage, deux compagnies contrôlent une grande part du marché alors qu’une troisième lutte pour survivre. En ce qui concerne les dindes, parmi les trois entreprises qui se partagent un petit marché, une d’entre elle en détient 50 %.

Dans le même ordre d’idées, plus de 90 % de nos bovins laitiers au Canada sont de race Holstein. Hanoverhill Starbuck est un géniteur très populaire qui a passé toute sa vie au Centre d’insémination artificielle du Québec. Il a engendré plus de 200 000 filles au Canada et à l’étranger. De plus, jusqu’à maintenant, plus de 200 fils et de 400 petits-fils ont reçu une évaluation génétique officielle sur descendance et déjà, son meilleur fils et son meilleur petit-fils ont engendré chacun plus de filles que Starbuck lui-même. En conséquence, moins de 25 ans après sa naissance, Starbuck est représenté au moins une fois, et souvent plus, dans la généalogie de plus de 80 % des veaux Holstein qui naissent présentement au Canada. Son impact à l’étranger est aussi très important. Non seulement perdons-nous des races, mais nous perdons également de la diversité génétique au sein du petit nombre de races survivantes.

Si les prédictions actuelles en matière de changements climatiques sont exactes, il se pourrait qu’une modification de la génétique des animaux de ferme soit nécessaire pour pouvoir s’y adapter. La récupération de la génétique à la suite d’une épidémie catastrophique est un autre exemple de la nécessité de conserver les lignées et les races contemporaines.

LA SOLUTION
Il y a trois étapes importantes dans le processus de conservation. La première est l’identification des ressources existantes, la deuxième est leur évaluation dans le contexte des priorités en matière de conservation alors que la troisième étape est la conservation des espèces appropriées.

  • (...)Des programmes nationaux de conservation du matériel génétique animal en vue de préserver leurs propres ressources animales.
  • (...)un cadre supérieur, avec l’expérience et l’autorité appropriées, devrait être nommé à un niveau d’autorité.
  • La création d’un Centre canadien pour la conservation du matériel génétique animal est un besoin urgent qui permettra de mettre un frein à la perte des ressources génétiques des animaux de ferme au Canada. La préservation des animaux reproducteurs, des races et des lignées présentement considérées comme menacées et le développement de ressources dans l’avenir seront les domaines prioritaires d’un tel centre.
  • De plus, un allégement fiscal pour les éleveurs qui contribueront à la conservation devrait être adopté.

Fondation canadienne des ressources génétiques des animaux de ferme

« Agriculture et Agroalimentaire Canada a mis sur pied, en 2006-2007, un centre de conservation des ressources animales, pour la production, à Saskatoon. Le Canada se joint ainsi à quelques autres pays, notamment les États-Unis, la France et le Brésil, qui ont décidé
d’investir dans l’avenir en conservant mieux les ressources génétiques. » (Jean F. Bernier, 2009)

2009.02.07

L’action citoyenne à vélo

Pédaler pour l’environnement, plusieurs personnes le font déjà. Par contre, pédaler des centaines de kilomètres pour l’environnement au milieu du mois de février, voilà qui n’est pas courant! Pour la septième année consécutive, près d’une centaine de cyclistes provenant des régions de la Gaspésie, du Bas-St-Laurent, du Saguenay-Lac-St-Jean, de Québec, de la Mauricie-Bois-Francs et de Montréal, enfourcheront leur monture pour aller rencontrer des ministres et députés provinciaux devant l’Hôtel du Parlement à Québec. Leur message : l’état de la planète est en danger et la jeunesse québécoise désire un Québec soucieux de son environnement. Leur force : l’admiration et le respect de toute la provincencart_jeunes_web.jpge quant à leur effort et leur volonté d’affronter le froid pour une cause aussi noble. Leur secret : malgré les apparences, grâce au plaisir et à la chaleur humaine qui se dégagent des pelotons, leur périple ressemble plus à une balade de plaisance qu’à un calvaire insurmontable.

Par les années passées, le message des cyclistes fût toujours bien reçu. D’ailleurs, le Québec possède maintenant un plan de réduction des émissions de gaz à effet de serre, dans lequel figure plusieurs des recommandations remises au gouvernement par les cyclistes.

La septième édition « d’Avant que ça déraille ! » aura lieu du dimanche 8 février au mercredi 11 février 2009. Parce que la jeunesse est garante de l’avenir, les cyclistes arrêteront, tout au long du trajet, dans des écoles pour sensibiliser des milliers d’élèves, partager leur passion du vélo et ainsi contribuer à ce que les nouvelles générations adoptent des habitudes responsables en matière de transport..

Les 10 propositions d'EnJeu

http://www.enjeu.qc.ca/participe/actionsnationales/action...

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2009.02.06

Fédéral et environnement: aucun progrès en 40 ans

Un long article triste mais peu étonnant de Louis-Gilles Francoeur aujourd'hui dans le Devoir:

Environnement: aucune solution définitive en 40 ans

 

J'y ai d'ailleurs laissé un commentaire étant donné la nature imbécile des commentaires précédents...

2009.02.05

Barique Gold: un petit pas...

par Guy Taillefer, Le Devoir

Barick Gold - Liste noire

La Norvège vient de donner au monde une belle leçon de responsabilité éthique en plaçant sur liste noire la minière canadienne Barrick Gold, basée à Toronto. Après enquête à la mine de Porgera, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, le gouvernement norvégien a décidé d'exclure Barrick, première compagnie aurifère à l'échelle mondiale, de son fonds d'investissement d'État, reprochant en termes on ne peut plus clairs à la minière d'y mener des activités «qui comportent un risque inacceptable de dommages majeurs et irréversibles à l'environnement».


Ce fonds souverain -- d'une valeur d'environ 300 milliards $US, ce qui en fait l'un des plus importants investisseurs internationaux -- constitue le bas de laine des cinq millions de citoyens norvégiens. Y sont investis, à l'intention des génération futures, les surplus de l'exploitation en mer du Nord du pétrole et du gaz naturel dont le pays est grand exportateur. Il est doté d'un conseil d'éthique dont les enquêtes ont, à ce jour, conduit le gouvernement à vendre les actions qu'il possédait dans 27 entreprises étrangères, dont neuf fabricants de bombes à sous-munitions (l'américaine Textron est la dernière à avoir écopé). Les liens ont également été rompus avec des compagnies trouvées coupables d'atteintes aux droits humains et aux droits des travailleurs.

La valeur des actions de Barrick que possédait l'État norvégien était d'environ 200 millions $US. Les motifs présentés par le conseil d'éthique pour s'en défaire sont cinglants: il se dit particulièrement préoccupé par «l'accumulation de métal lourd, surtout le mercure, dans l'environnement». La pollution émise à Porgera «aura potentiellement des conséquences négatives graves sur la vie humaine et la santé». Le conseil critique «le manque d'ouverture et de transparence de l'entreprise en matière d'évaluation environnementale» et dit avoir «toutes les raisons de croire» que Barrick ne changera rien à ses pratiques. Il indique avoir dû, faute de moyens, limiter son enquête à Porgera, mais souligne que Barrick, qui a 27 mines en opération dans le monde, a fait l'objet de critiques dans plusieurs pays pour son peu de souci pour le développement durable.

Vous connaissez le cas Barrick Gold vs Écosociété? Sinon, il faut au moins en prendre connaissance un peu de ce cas très grave de terrorisme juridique, et probablement voudrez-vous signer la pétition pour faire avancer le dossier auprès du gouvernement.

2009.02.04

violente répression contre une cycliste

Reportage sur un troublant cas de brutalité policière envers une cycliste à Philadelphie:

http://www.nbcphiladelphia.com/news/local/Dashboard-Video-at-Center-of-Alleged-Police-Brutality-Case.html

l'Empire Desmarais

Ceux qui s'intéressent aux dessous de la politique Québéco-anglo-francaise, et le tireur de ficelle Desmarais, seraient intéressés à lire les propos de Robin Philpot, Auteur de Derrière l'État Desmarais: POWER dans le Devoir d'aujourd'hui.

Ce n'est pas un truc!, MM. Sarkozy, Desmarais et Charest

2009.02.03

Vive la croissance!

Sites non conformes 
Risque de multiplication des dépotoirs clandestins
Agence QMI  
Dominique Salgado
03/02/2009 08h16  
© Corbis

Le problème de dépotoirs clandestins risque de s’aggraver au Québec puisque de nombreux sites d’enfouissement, désuets et polluants, ne répondent plus aux nouvelles normes environnementales. Seulement sur la Côte-Nord, on évalue à 400 le nombre de sites illégaux entre Tadoussac et Blanc-Sablon.

Ainsi, les municipalités du Québec avaient jusqu’au 19 janvier 2009 pour répondre aux nouvelles normes du Règlement sur l’enfouissement et l’incinération des matières résiduelles (REIMR) du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs. Cette réglementation oblige maintenant le traitement des eaux s’écoulant d’un dépotoir (le lixiviat) et le captage des gaz de décomposition des déchets (le biogaz). Ce sont d’ailleurs les deux principales façons dont les dépotoirs peuvent contaminer l’air et l’eau environnants.
L’inaction des municipalités 

«Depuis la mi-janvier, ici, huit sites d’enfouissement qui n’étaient pas conformes aux nouvelles normes ont été fermés, et ce, sur une douzaine. La problématique est importante puisque ceci incitera les citoyens à se départir de leurs déchets de façon illégale», indique Sébastien Caron, directeur du Conseil régional de l’environnement de la Côte-Nord qui dénonce l’inaction des municipalités dans ce dossier.
Dans un mémoire déposé en février 2008, RÉSEAU environnement (qui regroupe 400 entreprises et 200 municipalités) pointe du doigt Québec et indique que le gouvernement du Québec n’a pas mis assez d’efforts au niveau de la réduction à la source des matières résiduelles, alors qu’il en a la responsabilité. 

Bien qu’une certaine volonté avait été manifestée, certains environnementalistes déplorent que le gouvernement n’ait pas donné suite à ses engagements financiers sur dix ans. Ainsi, un peu plus de 22 M$ ont été investis en province alors que Québec prévoyait octroyer une centaine de millions de dollars dans le cadre de sa Politique québécoise de gestion des matières résiduelles 1998-2008.


source: http://www2.canoe.com/infos/environnement/archives/2009/02/20090203-081649.html

C'est drôle, c'est trop comme dans le vidéo de Stéphane Groleau, "La dompe"! J'le met directement ici pour votre bonheur à tous:

Crédit Stéphane Groleau, les Globules Verts

Agriculture urbaine industrielle

Un reportage vidéo vraiment intéressant de la semaine verte sur des visionnaires qui travaillent sur des projets de gratte-ciels agricoles.

C'est clair que des systèmes comme ça seraient incroyablement voraces en ressources: installations, énergie, main-d'oeuvre et matières premières (eau!).

Le site web du principal instigateur du concept, Dickson Despommiers: Vertical Farm

Il y a quelque chose dans cette approche qui me semble mal réfléchi. Dans le reportage et sur le site, on introduit l'idée en disant « En 2050, on sera 8 milliards sur la terre et 80% de ce monde là sera en ville. On aura pas assez de terre pour nourrir tout le monde ». Autrement dit, on va juste laisser notre population exploser comme des imbéciles et après ça on va développer des moyens monstrueux pour essayer de maintenir notre démesure? Ça serait pas plus sage et lucide de limiter la croissance de la population à la place?

Principe écologique de base: quand une population devient trop imposante pour ce que l'écosystème est capable de supporter, il s'ensuit un déclin de la population dû à:

  • une augmentation de la prédation et des parasites
  • des famines
  • l'entretuage des individus de l'espèce par compétition pour les ressources

lemmings.jpgToutes des choses en train d'arriver au monde humain, même si les peuples riches y échappent grâce au système économique qui leur garantit la victoire dans la guerre aux ressources. Mais c'est pas parce qu'on est supposément dotés d'intelligence et qu'on a des technologies qu'on va échapper aux lois de la nature. Est-ce qu'on a un minimum d'intelligence et de self-control pour modérer la course aux richesses, la croissance de nos populations et le gaspillage, ou est-ce qu'on va continuer à courir droit devant à l'aveugle comme des lemmings?

2009.02.02

"Fighting for peace is like screwing for virginity"

George Carlin est un humoriste américain, décédé à 71 ans cet été entre deux shows, qui roulait sa bosse de  standup comic depuis une quarantaine d'années. Il a un humour noir très sarcastique et vulgaire, il aime se moquer des absurdités du peuple américain.

L'article wikipédia sur Carlin décrit assez bien ses thèmes: « Carlin's themes have been known for causing considerable controversy in the American media. His most usual topic was (in his words) humanity's "bullshit", which might include murder, genocide, war, rape, corruption, religion and other aspects of human civilization. He was known for mixing observational humour with larger, social commentary. His delivery frequently treated these subjects in a misanthropic and nihilistic fashion »

Moi il me fait beaucoup rire, j'ai bookmarké quelques uns de ses numéros:georgecarlin.jpg

"the owners of this country"
"A place for my stuff"
"We like war"
"baby-boomers and politicians"
"Pro Life Is Anti Woman"
"Religion is bullshit"

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