Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

2009.03.31

H2Oil

À l'affiche bientôt: H2Oil. Un film albertain sur l'impact de l'industrie des sables bitumineux sur l'eau. Le trailer donne la chair de poule...

12:08 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

2009.03.30

L'explosion des salaires de la gang à Charest

Radio-Canada nous apprend aujourd'hui les salaires exhorbitants que se versent les profiteurs aux rênes du gouvernement provincial.

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2009/03/29...

La masse salariale explose
Radio-Canada
lundi 30 mars 2009

Pendant que le discours officiel prêche l'austérité en ces temps de difficultés économiques, des informations font état d'une explosion des dépenses du gouvernement depuis l'arrivée des libéraux au pouvoir à Québec.

Selon des données obtenues par La Presse canadienne avec la Loi d'accès à l'information, la masse salariale totale consentie aux cabinets ministériels a augmenté de près de 30 % en six ans.

En 2003, les salaires du personnel politique du gouvernement libéral coûtaient aux contribuables 18,9 millions de dollars, contre 26,4 millions actuellement.

Et rien ne semble indiquer que la crise économique a eu un effet sur la réduction de ces dépenses, bien au contraire. En décembre dernier, au lendemain de sa réélection, Jean Charest a élargi son conseil des ministres en y ajoutant huit nouveaux membres, soit un total de 26.

Les salaires de tout le personnel politique de ces nouveaux ministres se chiffrent à 3,8 millions de dollars.

D'après les données recueillies par La Presse canadienne, en moins de deux ans, la masse salariale du gouvernement, pour ce qui est du niveau politique, a augmenté de 15 %, passant de 22,5 millions à 26,4 millions.

Ces sommes n'incluent pas les primes dont bénéficient les députés appelés à siéger au conseil des ministres. Promus ministres, les huit nouveaux venus ont vu leur salaire de base passer de 83 714 $ à 145 500 $. À partir du 1er avril, leur salaire passera à 149 429 $.

Au total, ce sont 467 directeurs de cabinet, attachés politiques, attachés de presse et autres employés qui travaillent à faire passer le message politique du gouvernement Charest. Ce personnel est souvent issu des rangs du Parti libéral.

Et c'est pas fini. On apprend en outre que Jean Charest reçoit 175 000 $ par année, (en plus d'avoir probablement toutes ses dépenses payées) pour le privilège d'imposer ses 4 volontés au Québec.

Robert Newman "history of oil"

Faut voir le show de Robert Newman, "history of oil"

http://video.google.ca/videoplay?docid=-52676408657418781...

Un standup comic, il fait l'historique des guerres et de la géopolitique entourant le contrôle du pétrole, en commencant par le début du XXe siècle. Il est assisté par des passages télévisés grâce à une cyclogénératrice.

11:36 Publié dans Énergie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

2009.03.29

documentation agricole

Documentation gratuite en agriculture, voici une petite mine d'or:

http://attra.ncat.org/publication.html

2009.03.28

"les documentaires de gauche m'énervent"

Matthieu Dugal a écrit un article vraiment le fun à lire sur le site web du Festival de cinéma des amériques: Les documentaires de gauche m'énervent.

Sans s'attaquer à "la gauche", il fait une critique acerbe des méthodes et du ton trop souvent employés dans des documentaires "engagés"... Bien écrit, rigolo, pertinent, avec plusieurs points pas mal intéressants, j'aime bien parce qu'il fait référence à beaucoup de choses qui m'me dérangent moi-même. Quelques extraits, si on veut pas le lire en entier:

Les documentaires de gauche, c'est comme le Match des étoiles (l'émission de Normand Brathwaite, pas la game plate de la LNH): c'est aussi prévisible et aussi formaté pour un public de convertis.

Les docus de gauche m'énervent et me rendent souvent mal à l'aise. Parce que je me dis que lorsqu'on dénonce fort légitimement autant d'injustices on se doit d'être moralement et journalistiquement inattaquable. On se doit d'avoir cette supériorité, cette hauteur de vue par rapport à ceux que l'on dénonce, ne serait-ce que pour ne pas pour faire comme l'industrie pétrolière et son relationniste en chef (qui est accessoirement Premier minstre du Canada) quand ils affirment sans rire que les sables bitumineux sont en quelque sorte l'avenir de l'humanité. Quand Michael Moore parlait du système de santé canadien comme d’un pays de cocagne dans Sicko, j’étais mal à l’aise. Comme souvent lorsque je vois la figure de Che Guevara placardée comme celle d’un Christ de service pour jeune athée boutonneux.

(...)

Mais c’est peu à côté des propos mille fois entendus dans d’autres œuvres. C’est un peu beaucoup du remâché. En fait le meilleur du documentaire de Brouillette réside bel et bien dans les propos de gens à qui la gauche ne s’adresse pas souvent. Les propos de l’économiste d’extrême-droite Jean-Luc Migué et du blogueur libertarien Martin Masse relèvent tellement de la caricature qu’on se pique souvent, et on rit aussi devant autant de grossièretés. En période de débâcle économique, alors que nous sommes témoins de l’incroyable gâchis résultant de la déréglementation qu’ils appellent tant, les écouter parler sans rire de liberté et de rationalité de l’individu dans un monde où l’État n’est plus qu’un sympathique gendarme est extrêmement hilarant.

À voir comment ces Pizarro du libre-marché défendent l’indéfendable, de voir comment la faillite écologique et le gâchis économique ne remet en rien en cause leur pensée tronquée, on se dit qu’il est là, l’avenir de la gauche. Comme chaque déclaration de Benoit XVI vaut plus pour la promotion de l’agnosticisme que n’importe quel traité de Michel Onfray, ce qu’on retient du documentaire de Brouillette (et ce n’était probablement pas un de ses buts) c’est qu’il faut interviewer davantage ces illuminés à la pensée aussi dogmatique que Torquemada.

(...)

Malheureusement, tout ceci est littéralement noyé dans un cours magistral qui va sûrement plaire à quelques étudiants en sociologie, mais qui va faire fuir les masses tellement c’est assommant. Il y a des limites à vouloir faire fuir son public.

J’ai énormément de respect pour les chercheurs en physique des particules qui se parlent par revue savante interposée. Leur game n’est pas nécessairement de se faire comprendre par le téléspectateur de TLMEP. Cependant, quand des journalistes ou des documentaristes dont c’est le travail de rendre intelligible ce savoir n’arrivent pas à traduire cette pensée en langage commun, il y a un problème. Dans le fond, le grand défi de la gauche ne serait-il pas de réussir à comprendre comment fonctionne la société du spectacle plutôt que de tenter d’évangéliser avec un livre écrit en latin ?


http://www.fc3a.com/content/les-documentaires-de-gauche-m’énervent

11:56 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

2009.03.26

breathingearth.net

http://www.breathingearth.net/

Ce site montre une map mondiale, sur laquelle figure une tonne d'information très graphiques en temps réel: émissions de GES, naissances, décès, etc... impressionant!

15:00 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

2009.03.24

L'abondance de l'eau...

Entretien de Francois Cardinal avec Christian Simard et Marc Hudon de Nature Québec au sujet de l'eau

Texte intégral sur cyberpresse

Christian Simard: Les Québécois gèrent ce qui est, selon plusieurs, le plus grand bassin d'eau douce au monde. Ils ont donc la responsabilité de s'intéresser à l'eau en tant que gestionnaires de ce patrimoine mondial.

Q: Quel est le principal obstacle à une gestion responsable de l'eau?

R: MH: Le mythe de l'abondance. Chaque fois qu'on ouvre le robinet, l'eau coule. On a l'impression qu'il n'en manquera jamais. Or, il faut s'attendre à ce que la répartition de l'eau devienne de plus en plus problématique dans le secteur du fleuve et des Grands Lacs.

Q: Que voulez-vous dire?

R: MH: Les instances politiques auront un jour des choix à faire concernant la répartition de l'eau. Entre le Québec et l'Ontario. Entre le Québec et les États-Unis. Il importe donc de faire nos devoirs tout de suite, de conserver la ressource le plus possible pour ne pas avoir une image de gaspilleurs. Et cela, afin de pouvoir justifier nos besoins en période de crise.

R: CS: Il est clair, dans l'entente sur le fleuve et les Grands Lacs intervenue entre le Québec, l'Ontario et les huit États américains, que chacun devra respecter des objectifs précis de conservation de l'eau. Si on ne les atteint pas, on risque de ne pas avoir voix au chapitre dans l'ensemble de la gestion du bassin.

Q: Tout cela ressemble à un mauvais film hollywoodien... Sommes-nous vraiment rendus là?

R: CS: Il faut se rappeler que Montréal a passé à un cheveu de manquer d'eau lors de certaines périodes de canicule, en 1999 et en 2003 si je ne m'abuse. La prise d'eau n'étant pas assez inondée, il y a eu des vibrations extrêmes, et le tout a presque flanché. On a frôlé la catastrophe.

R: MH: Avec le réchauffement du climat, plusieurs villes commencent déjà à manquer d'eau. On le voit en Ontario, où des villes comme London et Windsor ont eu des pénuries d'eau lors de périodes de canicule.

Q: Que penser de l'implication du fédéral dans le dossier de l'eau?

R: CS: Rappelons-nous que le 22 mars 2007, Journée de l'eau, le gouvernement conservateur a annoncé en grande pompe une stratégie nationale de l'eau... qui n'a jamais vu le jour. Pire encore, depuis l'annonce, le gouvernement a abandonné ses compétences sur les eaux navigables. Il a affaibli le processus d'évaluation environnementale. Il a éliminé le financement de la recherche sur les changements climatiques, ce qui touche directement la gestion de l'eau. Il y a donc contradiction flagrante entre la volonté exprimée et la pratique.

Q: Que devrait faire Ottawa pour renverser la tendance?

R: MH: On a besoin de décisions basées sur la science plutôt que sur l'idéologie. On a besoin d'un plus grand financement, d'un engagement officiel à ne pas exporter d'eau, bref d'une politique nationale de l'eau. Cela aiderait les communautés autochtones, permettrait de moderniser les infrastructures et de réduire les avis d'ébullition de l'eau, qui se comptent par centaines chaque année.

 

2009.03.23

Agroforesterie

Excellent article sur l'agroforesterie:

Enrichir les forêts et les portefeuilles
L’agroforesterie
par Elizabeth Caron

Le mythe des guerres de l'eau

Excellent article dans le Devoir, j'en fais un petit résumé mais je recommende d'aller le lire:

Le mythe des guerres de l'eau

Frédéric Julien, Doctorant en science politique et membre du Laboratoire d'études et de recherches en sciences sociales sur l'eau (LERSS-eau) à l'Université d'Ottawa

La Journée mondiale de l'eau (hier, 22 mars) était cette année consacrée aux «eaux transfrontalières», soit les sources d'eau douce communes à deux ou plusieurs pays -- le bassin du Saint-Laurent et des Grands Lacs, par exemple. Il s'agit là d'une occasion de revenir sur l'idée reçue voulant que le XXIe siècle voie se multiplier les guerres pour le contrôle de ces eaux partagées.

Le mythe des guerres de l'eau repose sur la crainte de pénuries résultant d'une surexploitation de la ressource. (...)

Il convient à ce point de préciser que la satisfaction des besoins individuels de base (boisson, cuisine et hygiène personnelle) ne représente qu'une petite fraction de l'utilisation que font les sociétés de l'eau. Virtuellement partout où s'est établi l'humain se trouve suffisamment d'eau pour couvrir ses besoins primaires. La soif est donc généralement un problème plus politique que physique. Si l'on appréhende des pénuries en certains endroits, il s'agit essentiellement de craintes liées aux usages agricoles et industriels de l'eau. Ainsi, à l'échelle mondiale, l'agriculture à elle seule serait responsable d'environ trois quarts des prélèvements. Or, comparativement à l'impérieuse soif individuelle, image sur laquelle se fonde le discours des guerres de l'eau, les besoins hydriques «secondaires» d'une société sont largement modulables. Le cas d'Israël en atteste de manière éclatante: cet État pilote une économie riche et diversifiée avec des réserves d'eau douce qui passeraient pour largement insuffisantes au Canada et aux États-Unis, deux pays où les prélèvements hydriques par personne sont parmi les plus élevés au monde et largement supérieurs à la moyenne occidentale.

En supposant l'impossibilité de puiser davantage d'eau dans la nature pour des raisons géopolitiques ou écologiques, et sans même parler de la possibilité de «créer» de l'eau douce par dessalement ou recyclage, une société inquiète eu égard à son approvisionnement peut d'abord mettre en place des politiques visant à améliorer l'efficience de ses usages de la ressource. Les économies d'eau à espérer peuvent être considérables. Deuxièmement, cette même société a l'option d'aller plus loin encore en modifiant l'allocation des ressources hydriques entre ses différents usages en faveur des plus productifs d'entre eux. Le but est ici de créer davantage de valeur économique par volume d'eau utilisé, générant ainsi des revenus mobilisables pour l'importation des denrées dont la production gourmande en eau a dû être diminuée. Un troisième niveau d'adaptation renvoie à une réorganisation plus fondamentale du rapport social à l'eau par la remise en question du bon sens de certaines utilisations de la ressource.

Évidemment, un tel processus est producteur de stress social. Il est clair que tout mouvement de rationnement et de réaffectation des ressources, en faisant des «gagnants» et des «perdants», est porteur de tensions et de conflits. De plus, toutes les sociétés n'ont pas la même capacité d'adaptation. Le sens de la présente réflexion n'est donc pas d'ignorer les graves conflits internes que risquent d'apporter un peu partout dans le monde d'éventuelles réformes en matière de gouvernance de l'eau, les meilleures comme les pires. L'analyse, par ailleurs fortement majoritaire dans la littérature scientifique, est plutôt qu'il est relativement peu probable que les gouvernements qui feront face au stress hydrique attendu dans le futur préféreront la guerre, une entreprise horriblement coûteuse et incertaine, à la conservation et à l'innovation technologique comme mode d'adaptation. L'eau n'est tout simplement pas le nouveau pétrole. Elle n'est pas au coeur du système capitaliste mondial et n'aide en rien à se positionner dans le système international. (...)

En définitive, s'il convient de garder à l'esprit que l'hydro-futurologie s'accommode mal des certitudes en période de changements climatiques, des émeutes de l'eau sont néanmoins bien plus à craindre que de véritables guerres de l'eau. Selon toute vraisemblance, davantage qu'à une crise de l'eau per se, l'humanité fait plutôt face à de graves problèmes de gouvernance: en maints endroits, la demande hydrique croît sans contrôle; en d'autres, on échoue à rendre disponible aux populations une eau pourtant abondante; et un peu partout, on pollue et gaspille l'eau douce de manière éhontée. Ce sont donc ces problèmes concrets et immédiats qui devraient mobiliser nos énergies, et non le ressassement d'improbables scénarios guerriers.

15:03 Publié dans Économie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : eau, économie, guerre | |  Facebook

2009.03.22

Avertissement du UK chief scientist

http://news.bbc.co.uk/1/hi/uk/7951838.stm

Global crisis 'to strike by 2030' 
By Christine McGourty 
Science correspondent, BBC News 

Water shortages are predicted across large parts of Africa, Europe and Asia
Growing world population will cause a "perfect storm" of food, energy and water shortages by 2030, the UK government chief scientist has warned.

By 2030 the demand for resources will create a crisis with dire consequences, Prof John Beddington said. 

Demand for food and energy will jump 50% by 2030 and for fresh water by 30%, as the population tops 8.3 billion, he told a conference in London. 

Climate change will exacerbate matters in unpredictable ways, he added.

 

Le reste de l'article est disponible avec une entrevue vidéo

2009.03.18

L'acidification des océans

Tiré de L'échec des systèmes

Jean Lemire
La Presse

Depuis la grande révolution industrielle, nous émettons de plus en plus de CO2 dans l'atmosphère. Ce CO2 est considéré comme l'un des principaux gaz à effet de serre responsables de la crise mondiale des changements climatiques. Les océans de la planète absorbent et emmagasinent une grande partie du CO2 de l'atmosphère, soit près du tiers de ce que nous produisons. Or, cette ingurgitation forcée de grandes quantités de CO2 transforme la chimie des océans, qui s'acidifient, menaçant ainsi la survie de plusieurs espèces marines. Les scientifiques appellent ce phénomène d'acidification des océans «l'autre crise du CO2». Ces changements importants de la chimie des océans pourraient affecter des millions de personnes qui dépendent des océans pour se nourrir. Selon Charles Miller, de la NASA, «l'augmentation importante des concentrations de CO2 dans les océans pourrait avoir un effet encore plus important sur la vie de cette planète que le problème du CO2 dans l'atmosphère, responsable de la crise des changements climatiques». Ce qui n'est pas peu dire...

19:34 Publié dans Climat | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

2009.03.17

à lire absolument

http://www.gaiapresse.ca/fr/analyses/index.php?id=94

Sortir l’écologie des mouvements écologiques et environnementaux! De l’écologie à l’écoumène

09 mars 2009

Par Roméo Bouchard
Coordonnateur de la Coalition pour un Québec des Régions

 

On est écologiste ou environnementaliste comme on est féministe, nationaliste, créationniste ou gauchiste! C’est à dire rêveur, marginal, sectaire ou unilatéral. C’est bien sûr le jeu de ceux qui préfèrent distribuer des étiquettes plutôt que remettre en question leur pratique. Mais c’est aussi la faute des militants environnementalistes qui continuent encore trop souvent à dissocier les problèmes écologiques des problèmes économiques, sociaux et démocratiques.


La crise, une opportunité de repositionner l’écologie

La crise financière et économique actuelle nous fournit peut-être l’occasion de rompre cet isolement qui mine la crédibilité du mouvement écologique et l’empêche de contribuer au changement comme il le pourrait et le devrait.

En effet, le système financier et économique qui s’effondre n’est rien d’autre qu’une vaste entreprise de colonisation de la planète par une poignée de multinationales visant à piller ses ressources par-delà les frontières et les peuples pour enrichir le plus rapidement possible une poignée de grands actionnaires anonymes. Comment les riches détruisent la planète, écrit si justement Hervé Kempf. 

Ce système colonial repose sur trois axes complémentaires qui ont tous un lien direct avec l’équilibre des écosystèmes et la gestion de l’écoumène, notre « maison commune », la petite planète Terre.


Trois dogmes destructeurs

Le premier axe, le dogme de la croissance illimitée, implique un pillage sans précédent de l’ensemble des ressources et des peuples de la planète, sans égard pour leur caractère limité, pour répondre aux besoins vitaux de populations de plus en plus nombreuses et évoluées. C’est une économie irresponsable et suicidaire pour la planète et l’espèce humaine.

Le second axe, le dogme de la productivité, s’établit sur la concentration des opérations, une délocalisation systématique de la production et une standardisation non moins systématique de la consommation, sans égard pour le rapport vital et souverain des collectivités à leur territoire. Le cercle infernal de cette économie apatride, qui va de la production au plus bas prix aux dividendes les plus élevés, en passant par la consommation maximale stimulée par une publicité débridée et un crédit illimité, conduit inexorablement au saccage des territoires et de l’identité des peuples.

Le troisième axe, le dogme de la privatisation et du libre marché, s’appuie sur le transfert systématique du pouvoir de l’État et du citoyen aux dirigeants économiques et au marché libre, seuls capables d’assurer la richesse collective, sans égard pour la souveraineté du peuple et son droit absolu de se gouverner et de contrôler son milieu de vie. Le marché et le consommateur se substituent ainsi à la démocratie, au citoyen et au bien commun.


Réformer le système

De Nicolas Sarkozy à Barack Obama, le discours est le même : il faut réformer le système financier et s’attaquer aux causes qui ont provoqué la crise de façon à en éviter la répétition. Hervé Kempf va plus loin : pour sauver la planète, sortez du capitalisme. Les écologistes en profitent pour rappliquer avec leur programme habituel : pour sortir de la crise, investir dans les énergies vertes, les transports en commun, les habitations vertes, la bourse du carbone. Québec solidaire va un peu plus loin : investir dans l’économie sociale.

Comme si la crise n’était qu’un accident de parcours et si la vie allait reprendre son cours normal à plus ou moins court terme. Comme si l’impasse écologique et sociale n’existeront plus si jamais on arrive à rescaper le système financier. Comme si l’écologie ne devait pas être au cœur d’une incontournable redéfinition de l’économie elle-même, de la gestion des territoires et de la restauration de la démocratie.

En fait, c’est toute notre société qu’il faut rebâtir  sur des bases démocratiques, écologiques et sociales.


Éco-logie et  éco-nomie

Économie et écologie, étymologiquement, réfèrent tous deux à la gestion de la « maison commune » (oixos), l’écoumène, la terre habitée, notre habitat commun et unique, cette petite planète bleue qui nous est apparue si fragile et improbable du haut de l’espace. Comment assurer notre survie et notre épanouissement à tous en utilisant ses ressources, sans mettre en danger l’équilibre fragile de ses écosystèmes? En ce sens, économie et écologie ne devraient pas s’opposer mais se fondre. Un développement économique qui va à l’encontre de l’écologie ne peut conduire qu’à une impasse, et une action écologique qui ne passe pas par l’économie est condamnée à demeurer une croisade morale et à rester marginale.

Il faut redéfinir l’économie en fonction des possibilités de notre planète, des équilibres de ses écosystèmes et des besoins vitaux de tous les peuples, ce qui signifie privilégier un nouveau mode de vie et un nouvel ordre politique mondial. Ce nouvel ordre mondial va bien au-delà de ce que les écologistes définissent comme économie verte, et surtout, de ce que les dirigeants économiques et politiques appellent le « développement durable », en prenant bien soin de préciser qu’il s’agit, selon eux,  d’un « équilibre » entre la croissance économique, la paix sociale et la protection de l’environnement, ce qui est une autre façon d’assurer la « durabilité de leurs entreprises et de leurs profits », sans remettre en question le dogme de la croissance illimitée et de la compétition sauvage qu’elle entraîne.  Il s’agit, au contraire, d’assujettir l’efficacité et la « croissance » économique au respect inconditionnel de la capacité de support des écosystèmes et à la satisfaction des besoins essentiel de tous. En d’autres mots, une économie et un développement responsable, responsable de l’écoumène.

L’objectif de la révolution économique qu’exige la crise actuelle va donc bien au-delà d’une révision des règles du marché. En plus de rétablir la juridiction du politique sur l’économie, il faut redéfinir les finalités même de l’économie.

 

Lire la suite...

2009.03.03

La honte

Île d’Orléans et Lévis, le 16 février 2009

Deux événements récents, soient l’incendie d’un méthanier suite à une collision au large de Dubaï et la prise de contrôle par des pirates somaliens d’un méthanier allemand dans le golfe d’Aden, mettent à rude épreuve l’analyse faite par la commission Samak suite à la tenue d’audiences publiques sur le projet Rabaska. Les commissaires n’ont-ils pas en effet affirmé dans leur rapport qu’«aucun méthanier n’a subi de pertes significatives de cargaison ou défaillance de dispositifs de confinement» et que «les caractéristiques structurales […] des méthaniers, ainsi que les mesures de sécurité qui leur sont propres les rendent peu vulnérables comme cibles aux groupes terroristes et moins susceptibles d’offrir les conséquences habituellement recherchées en matière de dommages, de visibilité et de retombées sociopolitiques». 

Quand on sait que le gouvernement du Québec et le MDDEP se sont solidement amarrés au rapport Samak pour justifier le décret d’autorisation du projet, l’inquiétude nous gagne à propos d’éventuels accidents de méthaniers pouvant survenir non pas en pleine mer mais sur le St-Laurent, particulièrement là où ces navires vont longer de près des zones habitées, et on ose à peine en imaginer les conséquences sur les populations de l’Île d’Orléans, de Lévis et de Beaumont.

Ces événements, hautement improbables selon les tenants du projet, montrent clairement l’écart vertigineux entre les conclusions des commissaires du BAPE-Rabaska et la réalité des faits. Ces commissaires qui, soit dit en passant, ont manqué à leur devoir de vérification et de prudence en ne s’appuyant que sur les scénarios jovialistes des études d’impact du promoteur, sans les valider et en balayant nombre de rapports d’experts indépendants qui les réfutaient.  

De plus en plus Rabaska est une source d’embarras pour les gouvernements provincial et fédéral tant il apparaît pour ce qu’il a toujours été : injustifié, dangereux et mal localisé! Par ailleurs, l’entêtement de Gaz métro à maintenir le projet ne provient-il pas de cette gêne d’avoir déjà englouti plusieurs millions de dollars dans ce projet insensé?


Jacques Levasseur, porte-parole

Normand Gagnon, coordonnateur (418-828-9395)

Pour le Collectif Stop au méthanier

2009.03.02

Des bourses exclusives aux étudiants en affaires

Le fédéral annoncait dernièrement que le financement des bourses d'études en sciences humaines (pour le deuxième cycle) allait devenir exclusif aux recherches liées au monde des affaires. Plutôt que de laisser les bourses aller aux meilleurs candidats et aux besoins en recherche, elles vont maintenant aux étudiants en business.

Or, la députée Niki Ashton (Thompson, NPD) a parti une pétition pour demander à ce que la clause exigeant que toutes les nouvelles bourses en sciences humaines soient exclusives aux étudiants en affaires soit enlevée.

On peut la signer en ligne à l'adresse suivante:

http://nikiashton.ndp.ca/sshrc


Pour plus d'info:

http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/educat...

http://www.ledevoir.com/2009/02/17/234302.html

Des bourses d'études supérieures branchées sur le monde des affaires
Alexandre Shields
Le Devoir, Édition du mardi 17 février 2009
Les conservateurs sont critiqués pour cibler les diplômes liés à l'entreprise

Miser à fond sur les étudiants qui optent pour des diplômes «liés aux affaires». C'est ce que les conservateurs ont décidé de faire dans leur dernier budget en leur réservant tous les fonds supplémentaires qui seront distribués sous forme de bourses d'études supérieures par le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada.

(...)

Des propos qui font bondir le titulaire de la Chaire de recherche en études cinématographiques de l'Université Concordia, Martin Lefebvre, qui a entrepris de mobiliser d'autres universitaires afin de contester la décision des conservateurs. «Il s'agit d'une intervention de l'État dans la recherche digne du plus pur stalinisme, affirme-t-il. Dans une société qui traverse une crise des valeurs qui est loin de n'être que financière, qui peut sérieusement envisager que c'est le monde des affaires -- en passant, celui-là même qui est responsable de la débâcle financière du moment! -- qui sera le mieux en mesure de penser l'avenir, et ce, au détriment de l'ensemble de toutes les autres sciences humaines?»

(...)

«Cet argent aurait dû être donné aux organismes subventionnaires qui l'auraient accordé en fonction des besoins, sans égard aux intérêts partisans du gouvernement, ajoutait la chef de la formation, Elizabeth May. Le gouvernement n'est pas là pour dicter ses priorités à nos conseils de recherche.»

Le phénomène n'est toutefois pas nouveau, explique M. Gagné, puisqu'il s'inscrit dans une volonté de plus en plus affirmée de «brancher l'université sur le marché du travail», ce qui facilite «le développement de partenariats avec l'entreprise privée», notamment pour la recherche. Or, cette tendance lourde risque fort de «déformer la recherche universitaire». «On se prive d'un regard désintéressé, estime le sociologue. Mais quand on dit ça, on a l'air niaiseux, parce que tout le monde est convaincu que la véritable connaissance, c'est celle qui permet de faire marcher la société à très court terme.»

En même temps, déplore-t-il, on évacue progressivement les «humanités» de la sphère de la recherche, dont l'anthropologie, la sociologie, la psychologie, l'histoire, la philosophie et les études littéraires.