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2009.04.29

Charest autorise les conflits d'intérêts

Éthique: Charest assouplit les règles

Robert Dutrisac
Le Devoir, mercredi 29 avril 2009

Un ministre pourra posséder une entreprise transigeant avec son propre ministère

Québec -- Le premier ministre Jean Charest a assoupli ses directives visant les conflits d'intérêts afin de permettre à un ministre de posséder une entreprise qui obtient des contrats du gouvernement, et même du ministère qu'il dirige. Auparavant, les membres du conseil des ministres devaient se débarrasser de leurs actions de sociétés fermées qui faisaient affaire avec le gouvernement dans les 60 jours qui suivent leur nomination.

Selon les nouvelles directives signées le 4 mars et remises à l'opposition lors de l'étude des crédits du conseil exécutif lundi, Jean Charest permet à un ministre de demeurer propriétaire, en tout ou en partie, d'une entreprise qui obtient des contrats du gouvernement. Mais le premier ministre, à sa discrétion, peut ordonner à ce ministre de prendre «les mesures jugées suffisantes [...] pour éviter tout conflit d'intérêts, collusion ou influence indue».

(...)

C'est la troisième fois que Jean Charest modifie ses directives aux ministres quant aux conflits d'intérêts, chaque fois pour autoriser des situations qui violaient les règles.

En 2003, Jean Charest autorisait l'entreprise de la conjointe d'un ministre à continuer d'obtenir des contrats du gouvernement alors que c'était interdit. La conjointe du ministre Sam Hamad a pu ainsi continuer à offrir au gouvernement les services de son entreprise de traiteur.

En 2007, Jean Charest a modifié une autre fois les règles pour permettre au ministre David Whissell de conserver un intérêt majoritaire dans une société qui possédait une participation minoritaire dans une entreprise de pavage. Cette entreprise, Rive-Nord inc., comptait le ministère des Transports comme bon client.

2009.04.21

Dalaii Baba: un band à connaître

Si vous avez la chance d'aller voir jouer Dalaïï Baba à Québec... faut y aller!

Pour un mince aperçu, on peut écouter la chanson Pauvres riches

16:35 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

la disparition des abeilles

Un film récent qui traite du Syndrome d'effondrement des colonies d'abeilles:

Disparition des abeilles - la fin d'un mystère

 

the real crisis - we stopped being wise

Une autre présentation intéressante de Barry Schwartz: the real crisis - we stopped being wise.

Voici quelques éléments clés de son exposé, qui ne lui rendent pas justice mais peut donner une idée de ce dont il parle:


Selon aristote, la sagesse pratique est une combinaison de la volonté morale et de l'aptitude morale.
Une personne sage sait quand et comment faire l'exception à la règle.
Une personne sage sait quand et comment improviser.
Une personne sage sait comment uiliser ses aptitudes morales au service de bons objectifs.
La sagesse est acquise et non innée.
La bonne nouvelle: il n'est pas nécessaire d'être brillant pour être sage.
La mauvaise nouvelle: sans sagesse, l'intelligence n'est pas assez, et il est probable qu'elle génère plus de trouble qu'autre chose.
Les règles et les procédures peuvent être stupides, mais elles vous évitent de réfléchir.
Quand les choses vont mal, nous nous tournons vers 2 choses: les règles, et les incitatifs. C'est la façons dont nous répondons à la crise actuellement. Le problème, c'est que ces deux éléments détériorent l'habileté morale en en diminuant progressivement l'usage.
Les règles et l'encadrement peuvent éviter les désastres, mais elles assurent la médiocrité.
Jamais un incitatif n'est assez bien, ils pourront toujours être neutralisés par la mauvaise volonté.

Comment remoraliser le travail:

  • enseigner davantage l'éthique;
  • célébrer les exemplarité morales;
  • donner l'exemple;
  • encourager les bons comportements;
  • etc.

15:28 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ted | |  Facebook

Le paradoxe du choix

Une présentation assez intéressante: Barry Schwartz: The paradox of choice

Le mieux est de l'écouter (20 min), mais j'en fais quand même ici un résumé:
Le dogme officiel des sociétés accidentales: pour maximiser le bien-être des citoyens, il faut maximiser la liberté individuelle. Les prémisses derrière sont que la liberté est bonne, essentielle à la vie humaine, et que c'est une condition préalable au libre-arbitre. La façon de maximiser la liberté est de maximiser le choix: plus il y a de choix, plus il y a de liberté et plus il y a de bien-être.
La responsabilité décisionnelle est de plus en plus reléguée au consommateur. La technologie nous donne de plus en plus de pouvoir et de plus en plus de choix. Partout où nous regardons, la vie est une question de choix.
La question est: est-ce une bonne nouvelle ou une mauvaise nouvelle? la réponse est non.
Un de ces effets est que ça produit la paralysie plutôt que la libération.
Le deuxième effet est que même si on réussit à surmonter la paralysie et on fait un choix, on finit par être moins satisfait avec le résultat du choix que nous le serions si nous avions moins d'options. Parce qu'avec autant de choix, il est facile de s'imaginer que nous aurions pu faire un mauvais choix qui nous emmènerait plus de satisfaction.
Ensuite, plus il y a d'alternatives à considérer, plus le coût d'opportunité est élevé. Le coût d'opportunité enlève de la satisfaction aux choix financiers.
Troisièmement il y a l'escalade des attentes. Plus l'attente est élevée, plus la différence entre ce qu'on a et ce qu'on veut est élevée, augmentant l'insatisfaction.
Le secret au bonheur est: des attentes basses!
Une dernière conséquence est que, quand nous n'avons pas de choix, la responsabilité de l'insatisfaction incombe au Monde, tandis que quand l'insatisfaction est conséquente à un choix, la responsabilité incombe à la personne.

12:00 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : ted, économie | |  Facebook

2009.04.19

Face à la montée des eaux, les Maldives cherchent des terres d'accueil

LE MONDE | 16.04.09

(...)

"Ne soyons pas naïfs et préparons-nous au scénario du pire", avertit Mohammed Aslam, le ministre de l'environnement. Le pire, c'est l'engloutissement à venir de l'archipel sous l'effet de la montée des eaux provoquée par le réchauffement climatique. Cette angoisse taraude les dirigeants maldiviens depuis que certaines études, en particulier les travaux du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), ont commencé à tirer la sonnette d'alarme.

"C'est pour nous une question de survie", précise Amjad Abdullah, le directeur général du ministère. Le nouveau président des Maldives, Mohamed Anni Nasheed, élu en octobre 2008, a annoncé, au lendemain de son investiture, la création d'un fonds souverain destiné à acheter des terres dans les Etats voisins. Cette annonce a deux objectifs : sensibiliser la communauté internationale et, surtout, trouver une terre d'accueil pour les réfugiés climatiques que risquent de devenir un jour les Maldiviens. (...)

Voilà plus de deux décennies que l'archipel vit au rythme d'inquiétants phénomènes "exceptionnels". Il y eut d'abord le raz-de-marée de 1987, qui inonda une partie de Malé et causa un choc profond dans la population. Puis le phénomène climatique El Niño, qui provoqua, en 1998, un blanchissement massif des coraux : 90 % de ceux situés à moins de 15 mètres de profondeur périrent. Enfin, le tsunami de décembre 2004 frappa sévèrement l'archipel, détruisant deux îles, imposant l'évacuation de six autres, et le déplacement de près de 4 000 personnes (sur 280 000 habitants).

ANGOISSE EXISTENTIELLE

"Les événements extrêmes tendent à provoquer de plus en plus de dégâts", constate Shiham Adam, directeur du Centre de recherche sur la mer de Malé. La fragilité de l'archipel tient à sa configuration : pour 80 %, sa surface terrestre est située à moins d'un mètre au-dessus du niveau de la mer. Si les prédictions des experts du GIEC se révèlent exactes, une partie des atolls maldiviens n'y résistera pas.

(...)

"Le problème du réchauffement climatique, ce n'est pas tant la montée des eaux que la mort des coraux", estime Thomas Leber, un expert d'un bureau d'études environnementales. Car l'acidification des océans provoquée par les émissions de gaz à effet de serre est fatale à ces organismes, déjà fragilisés par certaines pratiques de pêche, comme les captures massives de mérous, espèce qui joue un rôle capital dans l'équilibre du récif corallien. Shiham Adam, le directeur du Centre de recherche sur la mer, rappelle l'évidence : "S'il n'y a plus de coraux, il n'y a plus d'îles." On comprend mieux l'angoisse existentielle qui saisit progressivement l'archipel.

 

http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/04/16/securite...

2009.04.17

La syndication: Suivre l'actualité avec efficience.

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Le concept est simple. Chaque article que produit un site web de média est inscrit comme objet sur un/des flux RSS correspondant. Avec un logiciel ou un interface web appellé agrégateur, les utilisateurs peuvent s'inscrire à des flux de données particuliers. Les sites de nouvelles offrent souvent différents flux en fonction des sujets, auteurs, etc. Le programme va lister les différents flux, de sorte que tous les articles  des différentes sources sont centralisés dans une seule fenêtre: plus besoin d'ouvrir 4 sites web différents et regarder la liste de tous les articles incluants ceux qui ne vous intéressent pas. Le meilleur moyen de l'expliquer est avec une démonstration visuelle. Voici un screenshot du programme que j'utilise, Akregator:akregator.jpg

Dans la colonne de gauche, les flux auxquels je suis inscrits. Ici, le flux Radio-Canada | International est sélectionné: les articles de ce flux sont listés dans la partie supérieure droite, triés en ordre chronologique décroissant. En bas à droite, le contenu de l'article sélectionné, qui est généralement une brève introduction avec  un lien vers la page web de l'article.

Vous pouvez donc vous inscrire aux médias, sujets et auteurs qui vous intéressent, de sorte que vous n'avez qu'à ouvrir votre programme RSS et vous pouvez voir rapidement les derniers articles... un time saver considérable pour ceux qui consultent les médias de façon tentaculaire.

Voici quelques pages où vous pouvez obtenir des flux RSS:

http://www.ledevoir.com/rss/
http://www.cyberpresse.ca/rss.php
http://www.radio-canada.ca/mesAbonnements/rss/
http://www.lemonde.fr/web/rss/0,48-0,1-0,0.html
même mon blog a son flux RSS.

Maintenant, des programmes qui gèrent les RSS... pour Windows, j'en recommande pas un en particulier, je les connais pas. Je peux vous dire que le navigateur Opera les prend en charge, ainsi que Firefox avec un add-on. Beaucoup de clients emails gèrent les RSS, incluant Thunderbird. Il y a également RSS Bandit et AlertInfo.

La crise financière visuelle


The Crisis of Credit Visualized from Jonathan Jarvis on Vimeo.

2009.04.09

le scandale des mines au québec

"au cours des dernières années, les minières ont extrait pas moins de 17 milliards de dollars du sous-sol québécois en or et en métaux. Là-dessus, ces compagnies n'ont payé que 260 millions en redevances, soit un maigre 1,5 %. C'est dix fois moins qu'un pourboire au restaurant! Plus scandaleux encore, 11 des 14 compagnies minières en place ont même poussé l'audace jusqu'à ne verser aucune redevance en 2007-08. Clairement, on se rit de nous. On est loin, très loin du 12 % de leurs profits exigé par la loi. Ce sont pourtant des bénéfices gigantesques pour des compagnies qui exploitent les richesses de notre nation, parfois même aux frais des contribuables. À titre d'exemple, les contribuables québécois devront débourser 12 millions pour aménager à Malartic un site pour les résidus miniers de la mine d'or Osisko» - Amir Khadir

 

«Le rapport démontre, que les contribuables québécois se font flouer par une industrie qui ne s'acquitte pas de ses obligations minimales sur le plan fiscal. Et c'est pire du côté environnemental. Les dépôts pour la restauration des sites miniers totalisent 109 millions sur une facture évaluée à plus de 350 millions: les deux tiers seront donc refilés aux contribuables quand les minières auront empoché les milliards. On constate aussi que 56 % des inspections ne font l'objet d'aucun rapport et encore moins de poursuites. De plus, le ministère des Ressources naturelles ignore les avis [du ministère] de l'Environnement et il n'évalue même pas la solvabilité des tiers auxquels les mines confient la responsabilité de restaurer leurs sites. Les Ressources naturelles libèrent les minières de leurs obligations sans respecter des critères rigoureux et uniformes. On est en face d'un laxisme généralisé et la conservation, une mission étatique qui relève pourtant aussi des Ressources naturelles, est complètement bafouée par ce ministère, de l'avis même du vérificateur général, encore là». » - Christian Simard, de Nature-Québec

 

source: http://www.ledevoir.com/2009/04/03/243518.html

voir aussi: http://www.ledevoir.com/2009/04/04/243781.html

ENQUÊTE a fait un bon reportage sur la question