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2009.05.26

Japon photovoltaïque

Article fort intéressant dans le dernier Protégez-Vous:

Japon: au pays du soleil photovoltaïque, Stéphane Dussault

On y apprend que le Japon est de loin le leader mondial de l'énergie solaire. 1% de l'énergie consommée mondialement est de source photovoltaïque, et le Japon est responsable du quart de cette quantité. 400 000 maisons japonaises sont branchées à des panneaux solaires photovoltaïques.

En 1994, le gouvernement japonais décidait d’assumer la moitié des frais encourus pour l’installation de panneaux solaires sur le toit d’une résidence. Cette année-là, 70 000 Japonais ont profité de la subvention. Cela a permis aux fabricants de produire un million de panneaux solaires et les prix ont graduellement chuté de moitié.

Les résidents peuvent vendre les surplus de production au réseau électrique.

Grâce aux tarifs variables, certains résidants ne paient plus un yen d’électricité. Cette autonomie est d’ailleurs l’argument massue de plusieurs constructeurs de maisons.

Inconnu ailleurs dans le monde, Sekisui Heim est considéré comme un constructeur d’exception au Japon, en plus d’être un très gros acteur: en 2007, il a érigé 15 000 maisons, l’équivalent de l’ensemble des résidences unifamiliales construites au Québec cette année-là. La moitié de ses habitations étaient dotées de panneaux solaires sur le toit!

La recette? «Toute notre promotion est axée sur les panneaux, répond Toshiya Nomura, l’un des directeurs de l’usine ultramoderne de maisons préfabriquées d’Hasuda, une banlieue de Tokyo, que Protégez-Vous a visitée. Et la mentalité des Japonais a beaucoup évolué; ils hésitent beaucoup moins aujourd’hui devant les coûts élevés.»

Cette réussite n’émeut pas certains experts japonais, qui trouvent que le pays n’en fait pas assez. «Si nous avions un système de subventions comparable à celui des Allemands, beaucoup plus de ménages japonais installeraient des panneaux solaires sur leur toit», explique Yamashita Noriaki, de l’Institute for Sustainable Energy Policies, rencontré à Tokyo.

Le programme allemand est probablement le plus généreux de la planète. En 2004, Berlin a mis en place une structure permettant aux citoyens producteurs d’énergie solaire de vendre la leur de trois à quatre fois plus cher que l’électricité distribuée sur le réseau public. «En Allemagne, l’achat de panneaux photovoltaïques est un investissement, pas une dépense!»

Et on ne parle pas des milliards promis par le président des États-Unis Barack Obama, lors de son investiture en janvier 2009. Déjà que, dans certains États américains, les subventions et crédits d’impôt peuvent réduire de moitié la facture reliée à l’achat de panneaux.remarque M. Noriaki.

Au Québec, les fabricants de panneaux solaires désespèrent. Centennial Solar, une entreprise montréalaise, dit avoir vendu pour plus de deux millions de dollars de panneaux l’an dernier. Mais environ 95 % de la production est écoulée à l’extérieur de la province.

«Le gouvernement n’offre aucun encouragement financier», explique Sam Myles, directeur de Centennial. «La priorité sera accordée au développement des biocarburants, ainsi qu’à la promotion de la géothermie et de l’énergie solaire», avait pourtant promis en 2006 le ministre des Ressources naturelles et de la Faune, Pierre Corbeil, dans le document L’énergie du Québec de demain, qui jette les bases de la stratégie énergétique de la province de 2006 à 2015.

La grande mesure mise en place en trois ans? Permettre de retourner sur le réseau l’électricité produite, comme le fait le Japon depuis 15 ans. Or, depuis 2006, la mesure a attiré... sept propriétaires de maisons solaires!

«Nous avons pris du retard. C’est décevant», concède Pascal Lê-Huu, responsable des questions solaires à l’Agence de l’efficacité énergétique (AEE). «Il va falloir commencer par le début et mieux utiliser le solaire passif», ajoute son collègue Carl Jobin.

Or, orienter vers le sud les maisons des nouveaux quartiers ou disposer les fenêtres et les pièces de la maison en fonction du soleil ne sont pas encore des réflexes fréquents des urbanistes des villes ni des constructeurs.

En calculant la durée de vie utile et l’efficacité d’un panneau photovoltaïque, on estime son coût au kWh à environ 50 ¢. Or, il faut avoir toute une fibre écologique pour préférer le solaire à l’hydroélectricité, qui revient à moins de 8 ¢ le kWh. Sans aide publique, point de salut. «Il faut absolument que le gouvernement s’implique», résume Pascal Lê-Huu.

Au Japon, le prix élevé de l’électricité, le coût des panneaux un peu plus abordable ainsi que les tarifs distincts le jour et la nuit rendent la technologie plus attrayante. C’est pourquoi le citoyen japonais peut aujourd’hui espérer rentabiliser ses panneaux solaires en moins de 15 ans. Sans aide financière, l’amortissement au Québec est d’environ 120 ans!

En 2007, le gouvernement ontarien a décidé d’investir plus de 15 milliards de dollars d’ici à 2025 pour ajouter 8000 mégawatts (MW) issus de la géothermie et des énergies solaire et éolienne. Par comparaison, la puissance éolienne du Québec devrait se situer à 4000 MW en 2015.

«C’est bien beau de favoriser l’énergie éolienne, mais mettre en place des mesures incitatives pour promouvoir le solaire ne serait pas très compliqué», soutient Benoît Perron, président de l’organisme Énergie solaire Québec.

Comment convainc-t-on les citoyens ontariens de passer au solaire? En copiant le programme allemand!

Ainsi, chaque kWh produit par les panneaux photovoltaïques d’un Ontarien est renvoyé sur le réseau public, qui le lui rachète à 42 ¢, tandis qu’un kWh coûte environ 10 ¢.

Depuis 2007, l’Ontario Power Authority a reçu des demandes pour installer des systèmes solaires d’une puissance de 525 MW, assez pour suffire aux besoins énergétiques de 25 000 maisons.

Le hic: pour l’instant, les panneaux solaires réellement mis en place ne génèrent que 1,6 MW de puissance, l’équivalent de la consommation de 80 maisons.

«Devant la situation économique actuelle, il s’agit d’un investissement très important», explique Sarah Simmons, analyste pour le programme ontarien. Même avec l’aide ontarienne, les panneaux devraient prendre une vingtaine d’années à se payer; c’est pourquoi la province revoit actuellement son programme.

Pourquoi ce soudain sentiment d’urgence de l’Ontario? La province tente de se débarrasser de ses sources d’énergie polluantes, notamment ses quatre centrales au charbon qu’elle entend fermer en 2014.

Le Japon a le même problème: plus de 80 % de son énergie provient de centrales au gaz naturel ou au charbon ou de ses 55 centrales nucléaires.

Au Québec, plus de 70 % des maisons sont chauffées grâce à l’hydroélectricité. Le mazout et le gaz naturel comptent pour moins de 20 % de la consommation. C’est ce qui explique en partie pourquoi le Québec n’a pas encore instauré une tarification différente le jour et la nuit, comme au Japon, qu’il ne rachète pas l’énergie solaire à plus fort prix, comme en Ontario, ou qu’il n’accorde pas de crédits d’impôt, comme aux États-Unis.

Pour sa part, l’Agence a diffusé au début de 2008 le document Mettre toutes nos énergies à agir efficacement dans lequel les intentions ne sont guère plus précises qu’elles ne l’étaient deux ans plus tôt.

L’AEE convient qu’«un des obstacles à une utilisation plus extensive de l’énergie solaire est le coût d’achat [...] et le temps d’amortissement», mais aucune mesure d’aide concrète n’a encore été annoncée, mis à part un projet pilote qui subventionnera l’achat d’un millier de chauffe-eau solaires.

Cela dit, le temps semble jouer en faveur des gouvernements puisque le prix des panneaux solaires risque de baisser au cours des prochaines années. D’abord parce que la Chine, devenue récemment le deuxième producteur de panneaux solaires en importance, n’a pas la réputation de faire grimper les prix. Et aussi parce que la recherche permettra bientôt de commercialiser des panneaux qui génèrent plus d’électricité.

En attendant, une poignée d’irréductibles en installent chez eux à grands frais. Comme Yves Poissant, l’un des experts les plus réputés au pays sur les questions d’énergie renouvelable, qui vient de débourser 15 000 $ pour placer sur le toit de sa nouvelle maison des panneaux photovoltaïques d’une puissance modeste de 1,5 kW. C’est cher payé pour abaisser sa facture annuelle d’électricité d’environ 8 %, soit moins de 200 $.

Au fil des ans, l’environnement et l’économie ont développé une relation amour-haine pas banale.

En novembre 2008, le ministre canadien de l’Environnement, Jim Prentice, soutenait que «jamais nous n’aggraverons une économie déjà défavorable au nom des progrès environnementaux».

Tout à l’opposé, le président américain Barack Obama soulignait en décembre que la reprise économique passait par «la création de millions d’emplois dans la fabrication de parcs éoliens, de panneaux solaires et d’automobiles moins énergivores». En janvier, il rajoute: «Nous [...] améliorerons l’efficacité énergétique de deux millions de foyers américains, faisant ainsi économiser des milliards aux consommateurs et aux contribuables.»

Dans un Japon au profil plus bas, on parle moins, mais on agit depuis longtemps. En 15 ans, le pays a injecté des milliards de dollars en subventions et programmes de recherche pour stimuler l’industrie solaire. Le gouvernement récolte aujourd’hui les fruits de ses investissements.

En 2007, les entreprises japonaises Sharp, Kyocera, Sanyo et Mitsubishi ont vendu pour plus de cinq milliards de dollars de panneaux solaires dans le monde. Cinq milliards, c’est le quart de la production mondiale. Et pour le gouvernement japonais, c’est beaucoup d’impôt!

Ce ne serait qu’un début, disent non pas des groupes environnementaux, mais de puissantes banques d’investissements comme Morgan Stanley, qui y voit de belles occasions d’affaires.

Le groupe financier croit que les panneaux solaires généreront 11 % de l’électricité dans le monde en 2030 comparativement à moins de 1 % actuellement. Un rapport du groupe de recherche WorldWatch Institute publié en septembre dernier prévoit que les ventes de panneaux solaires vont plus que tripler d’ici à 2016, pour atteindre des ventes de 69 milliards de dollars.

 

Le gouvernement du Québec subventionne bien notre électricité en forcant Hydro de nous la vendre à perte, il pourrait au moins encourager un peu les autres formes d'énergie...

07:48 Publié dans Énergie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

The Story of Stuff

Excellent vidéo à voir: The Story of Stuff. Un peu démago, mais largement réaliste.

Par ailleurs, leur site web est très bien fait et leur liste de lecture recommandée est excellente.

 

2009.05.17

permaculture design

La permaculture est une approche révolutionnaire de l'économie, du design, de l'agriculture, et de l'intégration de l'être humain dans son environnement. Elle est basée sur l'efficience et l'optimisation des systèmes par le design intelligent.

Le cours de design en permaculture de la R.H.A. (Reconstruction Harmonieuse de l'Agriculture)
La permaculture est un concept qui a été développé dans les années 70 par David Holmgren et Bill Mollison en Australie. En observant les cultures aborigènes et les écosystèmes de la forêt, ils conclurent qu’il était possible de faire le design d’un système agricole productif qui reflète la diversité, la stabilité et la durabilité des systèmes naturels. La permaculture intègre l’agriculture, l’écologie et la foresterie.

Le but fondamental du cours de Design en Permaculture est de présenter une nouvelle vision de l’aménagement écologique tant urbain que rural. Le cours offre aux participants la possibilité de mettre au point un système d’agriculture ou d’aménagement paysager adapté à leurs besoins à partir de leurs propres observations. Le cours inclut des discussions, des présentations de diapositives, des périodes d’observation et d’analyse, des visites de sites et des expériences pratiques. De la théorie, des ateliers et des designs sont au programme de ce cours intensif de 72 heures.

Pour l'information sur le cours, voir: http://www.rha-quebec.org/evenements.html
et http://www.rha-quebec.org/DépliantCoursPermacultureRHA200...


Wikipédia français définit la permaculture comme une philosophie de vie et une vision globale et écologique du monde dont l'objectif est l'intégration de l'activité humaine au sein de l'espace naturel avec lequel elle co-évolue.

Mais c'est avant tout une science interdisciplinaire de la conception (design) basée sur des éthiques et des principes d’efficacité énergétiques, et qui a pour but la conception et l’implémentation de sociétés humaines associées avec leurs écosystèmes. Elle est également faite pour réhabiliter les sites dégradés par l’activité humaine et pour reconcevoir (redesign) les lieux qui le nécessitent (maison, quartier, village, ville, zone industrielle…).

Elle est conçue pour être la plus efficace possible selon l’adage du plus petit effort pour le plus grand changement, et vise donc à ce que le plus grand nombre se l’approprie. C’est pour cela que les principes de design permaculturels sont le prolongement de la position qui veut que “la seule décision éthique est de prendre la responsabilité de notre propre existence et de celle de nos enfants » (Molisson, 1990). L’intention étant que, en formant rapidement les individus à un ensemble fondamental de principes de design, ces individus pourraient aménager leurs propres environnements et construire des territoires toujours plus autonomes, interconnectés, résilients et durables.

Mais la page anglaise de wikipédia est meilleure, moins dense pour la définition mais plus claire, ça vaut la peine

http://en.wikipedia.org/wiki/Permaculture

Autres ressources sur la permaculture:

www.permaculture.org

www.tagari.com