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2009.12.23

débat sur la mitigation des changements climatiques

Sur Munk Debates: un gros débat qui a duré 2 heures entre Elizabeth May, George Monbiot, Bjorn Lomborg et Nigel Lawson, assez intéressant et souvent relativement sauvage!

00:41 Publié dans Climat | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

2009.12.15

changer d'ère pour changer d'air

Excellente série d'articles pertinents d'Éric Moreault sur la problématique des transports à Québec... Mieux, sur les solutions!

2009.10.26 Un tramway nommé D'Estimauville
2009.12.09 Mobilité durable: le citoyen d'abord
2009.12.14 Une ville à repenser


Il est temps que nous donnions une meilleure chance aux transports viables en développant les transports en commun et en créant un réseau cyclable digne de ce nom, avec quelques rues rservées aux cyclistes. Il est grand temps de réduire la surdépendance à l'automobile qui rend nos villes malades. Changer d'ère pour changer d'air!

Les automobiles engendrent des coûts énormes pour nos sociétés: en ressources pour leur fabrication, en énergie pour leur utilisation, en dégradation de la santé publique par leur pollution, en temps public par leur congestion, en espace urbain pour leur stationnement et en dépenses publiques pour l'entretien des rues. Tous ces coûts ne sont pas assumés (subis) par les seuls utilisateurs des automobiles mais par la société au grand complet. Les automobiles mobilisent les rues de nos villes, ou plutôt les immobilisent, au seul bénéfice de leurs conducteurs et au détriment (ralentissement, intoxication) de tous les autres usagers du système de transports: piétons, cyclistes, utilisateurs collectifs. Pourtant, ceux là font une utilisation plus efficace de nos voies et réduisent le nombre d'automobiles en circulation, au bénéfice de tous. Et dire qu'il y en a encore pour se plaindre que leurs taxes contribuent à financer le transport en commun!

Par la réduction de la présence de la voiture, la qualité de vie de nos villes sera décuplée. Moins de bruit, moins de stress, moins de danger, on pourra se déplacer rapidement sans attendre dans le traffic. Le transport cycliste pourra prendre en ampleur avec des pistes cyclables efficaces logistiquement, pour un gain supplémentaire en santé publique.

Le gouvernement du Québec a récemment annoncé des cibles de réductions de GES que certains qualifient d'ambitieuses. Tant mieux! Mais étant donné la proéminence de notre hydroélectricité peu émettrice, ce n'est que par une révolution des systèmes de transports que nous pourrons atteindre cet objectif. Trainer une tonne de métal avec un moteur 10 cylindres pour déplacer une personne de 60kg, c'est aberrant!

Un réseau de transport un commun efficace complémenté par un vaste réseau cyclable utilitaire! Voilà un exemple de vraie richesse collective que nous pourrions créer si on s'en donnait les moyens. Engagez les logisticiens et les urbanistes, qu'il se mettent au travail pour réaliser ce progrès important dans l'aménagement de nos collectivités et la gestion de nos déplacements. Nous devons investir dans une nouvelle économie efficiente et durable.

Évoluons au-delà de cette culture du plein-la-vue et d'effort moins-que-minimum, où il faut que nous ayons chacun notre gros char pour ne pas marcher et "bien paraître". Mettons fin au gaspillage de ressources et au fatalisme qui nous fait dire que « les choses sont ainsi parce que c'est comme ça que ça marche, et ça serait trop compliqué de changer ». Utilisons notre potentiel pour faire mieux.

 

Et, parlant de solutions de transport viable, saviez-vous qu'il y a un atelier de réparation de vélo communautaire à Québec? Visitez le site web de Vélocentrix pour en savoir plus!

 

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2009.12.13

le couronnement de Deltell

Faut voir le montage d'Infoman du speech de Deltell lors de son ascension à la chefferie de l'ADQ!

12:42 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, adq | |  Facebook

Nouvel encadrement des travailleurs immigrants

Pour une fois que le gouvernement fédéral semble faire dequoi qui a de l'allure:

En 2008, le Canada a admis 12 878 aides familiaux résidants. Le ministre de la Citoyenneté, de l'Immigration et du Multiculturalisme, modifie la réglementation sur les domestiques immigrants, pour leur faciliter l'accès à la citoyenneté. Ce qui a probablement comme effet secondaire de faciliter à la main d'oeuvre bon marché pour les riches. Mais si ces gens travaillent ici, et veulent obtenir leur citoyenneté, et que le changement de réglement leur facilite l'accès je pense que c'est tant mieux pour eux?

Dans le cadre des modifications fédérales, les nourrices par exemple profiteront d'une période de quatre ans pour compléter l'équivalent de deux ans de travail, avant de demander le statut d'immigrant.

Aussi, les aides familiaux résidants n'auront plus besoin de se soumettre à un deuxième examen médical avant de présenter leur requête. Il s'agit d'une modification que préconisait feue Juana Tejada.

Selon une autre modification proposée, les aides familiaux qui font des heures supplémentaires pourront présenter une demande de résidence permanente plus tôt.

En ce moment, les aides familiaux résidants doivent travailler durant deux ans au cours des trois premières années suivant leur admission au Programme, avant de pouvoir présenter une demande de résidence permanente au Canada. Certaines domestiques n'ont pas réussi à atteindre l'objectif de deux ans de travail parce qu'elles étaient tombées enceintes ou avaient perdu leur emploi.

Grâce à la nouvelle disposition, elles pourront demander la résidence permanente après 3 900 heures de travail. C'est l'équivalent de deux années de travail avec un horaire normal.

Selon les nouveaux règlements proposés, les employeurs d'aides familiaux devront payer:

  • les frais de déplacement vers le Canada des aides familiaux
  • l'assurance médicale des aides familiaux jusqu'à ce que ceux-ci soient admissibles à la couverture médicale provinciale
  • l'assurance contre les accidents de travail des aides familiaux et, s'il y a lieu, les frais de recrutement imposés par des tiers

2009.12.11

Pétition pour une enquête publique sur l'industrie de la construction

enquete publique.jpegIl y a une pétition à l'assemblée nationale, pour une demande d'enquête publique sur l'industrie de la construction.

Déjà que le gouvernement sait bien que la province au grand complet veut une enquête, ça va rajouter un peu à la pression.
Attention, la page n'a pas marché pour moi ni avec Firefox ni avec Chrome... Une chance qu'il y a Opera sur linux, avec tous les programmeurs incompétents, on a pas le choix d'avoir une diversité de browsers.

Caricature: crédit: Hervé Philippe, cyberpresse


Tant qu'à être dans les sondages d'actualité (et l'incompétence), anecdote intéressante: MacLean mène actuellement un sondage dont la question est "Is Canada shirking its international obligations when it comes to climate change?", et près de la moitié du monde votent "Climate change is a myth and Canada should have nothing to do with "fighting" it". Comme quoi la campagne de F.U.D. de l'industrie du déni, ça fait son effet...

 

Et, tant qu'à être dans les trucs louches, on apprend aujourd'hui dans le Devoir que Harper met sur pied un organisme au budget de 70 M $ pour "promouvoir la démocratie dans le monde". Promouvoir la démocratie ou financer des partis de droite religieuse? L'organisme est supposé d'être non partisan. Si c'est le cas, bonne initiative!, mais venant de Harper, il est beaucoup plus probable que ce soit un autre coup fourré pour répendre l'idéologie conservatrice à même les fonds publics. Et puis, après avoir coupé les fonds à Alternatives et Kairo, qui coutaient même pas 10M$ ensembles, franchement... Le gouvernement Harper a un historique de corporatisme et d'idéologie dans le développement international, comme dans bien d'autres choses...

2009.12.10

Un tampon à GES naturel

climate.2009.119-i1.jpgUn article dans Nature révèle qu'une masse de phytoplancton assez imposante s'est développé dans les surfaces libérées autour de l'Antarctique depuis 50 ans. Les chercheurs estiment que l'efflorescence capte 3,5 millions de tonnes de carbone par année, dont 700 000 t finissent entreposés dans le fond marin. Ce puit de carbone, permis grâce au retrait de la couverture glaciaire de l'arctique, fait donc office de tampon (buffer) à effet de serre, on peut également parler de feedback négatif. Bien qu'elle capte autant de carbone que 6 à 17 000 hectares de forêt tropicale humide, c'est tout de même insignifiant sur les quelques 8 milliards de tonnes / année rejetées annuellement par l'homme...

 

Source:

Nature Reports Climate Change
Published online: 19 November 2009 | doi:10.1038/climate.2009.119

New shores for sinks

Olive Heffernan

2009.12.09

Le vrai scandale climatique

 

2005-212C--global-warming.gifLes scientifiques s'efforcent de minimiser le scandale de climategate en focusant sur le fait qu'il n'y a pas grand chose qui remet en question la validité de la science. Mais le vrai scandale n'est pas l'archive de mails qui a été exposée, ni la façon dont elle a été volée. C'est plutôt l'évidence qui en émerge de la propagande internationnale , coordonnée pour harceler, intimider et menacer les climatologues,  pénétrer par effraction dans des laboratoires, et semer le doute et la confusion sur la climatologie. Derrière cette propagande, tout un réseau médiatique sophistiqué, incluant des "documentaires" douteux qui visent manifestement à rendre l'opinion publique défavorable aux négociations en cours sur le climat et miner la volonté politique nécessaire au changement. Il semblerait qu'une campagne criminelle, financée par des industriels et des think tanks de droite, s'organise de plus en plus, prète à aller toujours plus loin pour infiltrer des facultés de recherche et voler des données. Du moins, selon James Hoggen, l'auteur de Climate Cover-Up: The Crusade to Deny Global Warming, tel que rapporté dans le Huffington Post et dans le Guardian. Et je partage l'opinion.

Pour ceux qui doutent du consensus scientifique, voici des chiffres: une étude publiée en 2004 dans le magazine Science a analysé 928 recherches publiées dans des journaux scientifiques entre 1993 and 2003 dont le sujet se rapportait aux changements climatiques. Les 928 articles ont été divisé en 6 catégories: ceux qui endossaient explicitement le consensus, ceux qui évaluaient les impacts, ceux qui proposaient des méthodes de mitigation, ceux qui faisaient des analyses paléoclimatiques, et ceux qui rejetaient le consensus. De tous ces travaux, 75% tombaient dans les trois premières catégories, acceptant explicitement ou implicitement le consensus; 25% portaient sur les méthodes d'adaptation ou la paléoclimatologie, ne prenant pas de position sur les changements climatiques anthropogéniques. Aucun des papiers ne rejetait la position consensuelle. Par contre, en 2007, l'American Enterprise Institute offrait 10 000 $ à des scientifiques qui publierait des articles s'opposant aux recherches du GIEC.

Il y a même des sommets alternatifs à la conférence de Copenhague en cours: le Sommet populaire Klimaforum (grassroots) et les Alternativ Klimakonference et Copenhagen Climate Challenge (négationnistes) qui a fait l'objet d'un article dans le Daily Telegraph. On peut suivre un watch des activités de lobbying qui s'y font sur the center for public integrity.

Quant à la suite de climategate, une enquête est en cours. Les emails continuent d'être épluchés. Les négationnistes continuent de sortir leur shnoute et d'interpréter des phrases isolées (ils ont même leur TV), en voici deux bien organisés: Climate Audit de Steve McIntyre, ou le CFACT ($$). Du côté des sceptiques, le DeSmogBlog est une excellente référence, et ils viennent d'annoncer qu'ils ont fait le tour de tous les emails relâchés, et qu'ils vont publier beaucoup d'information là-dessus pour "contredire les prétentions de ceux qui les manipulent pour faire avancer leur propre agenda". D'ailleurs, ils viennent d'en sortir un aujourd'hui qui démontrent que les chercheurs, accusés de tribalisme, partagent volontiers leurs données avec d'autres chercheurs. D'autres blogues intéressants à suivre: Climate Debate Daily, Carbon Fixated, GreenFyre's, et ClimateScienceWatch, qui a fait plusieurs vidéos debunkant la junk science.

Le Huffington Post vient de sortir un article où il fait le lien entre le scandale de Watergate et Climategate, je trouve la conclusion assez inquiétante mais lucide:

An investigation into who is coordinating, funding, and leading a last-ditch effort to stall climate legislation through the use of criminal tactics and a well-funded and coordinated disinformation campaign seems to be beyond the capacity of the field of journalism. An industry so critically wounded by budget and staffing cuts that it is perhaps unable or unwilling to spend the resources or staff time to tackle serious investigative issues, even if the direction of a policy critical to the future development of the global economy depends on the outcome.


Je terminerai en rappellant une technique utile pour suivre les nouvelles beaucoup de sources différentes sans perdre de temps à visiter chaque site séparément: utiliser la syndication RSS.

2009.12.05

Les négationnistes ne reculent devant rien

2 nouvelles viennent de sortir, démontrant à quel point le mouvement négationiste (qui se réclament du scepticisme) est teigneux et organisé.
1. Une enquête du Consortium international du journalisme d'enquête révèle les intenses activités de lobbying exercé par l'industrie pétrolière et autres "sceptiques" du climat sur le gouvernement fédéral (Le Devoir)
2. Un centre canadian de recherche sur le climat a connu lui aussi des tentatives de piratage informatique dans le but de voler des données (National Post)

En voici les points saillants:

Climat - 1570 lobbyistes à l'assaut du fédéral

Louis-Gilles Francoeur , Le Devoir 5 décembre 2009

Les positions du gouvernement Harper dans le dossier des changements climatiques reflètent les énormes pressions exercées sur lui depuis 1996 par rien de moins que 1570 lobbyistes professionnels différents, payés par les industriels et en particulier les pétrolières, qui craignent la mise en place d'un plan obligatoire de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre (GES).

C'est ce que révèle une étude du Consortium international du journalisme d'enquête (ICIJ), un organisme qui travaille de pair avec des journalistes enquêteurs de partout dans le monde et en collaboration avec le Center for Public Integrity des États-Unis. Au Québec, une partie de l'enquête a été effectuée par un journaliste du quotidien The Gazette, William Marsden, alors que les compilations des rendez-vous des lobbyistes auprès des ministres et des hauts fonctionnaires ont été méthodiquement analysées par M. B. Bell et Aaron Mehta.
(...)
Après avoir poussé pour atténuer les répercussions financières des politiques sur le climat, les lobbyistes se spécialisent désormais dans l'obtention de subventions gouvernementales pour leurs clients, souvent des multinationales milliardaires. Leur dernière priorité: le financement de la recherche pour stocker leurs émissions de GES dans le sous-sol du pays. Au dernier budget, elles ont obtenu un programme de près de 100 millions, et les écologistes ajoutent qu'Ottawa a détourné vers les pétrolières l'argent qu'il consacrait auparavant aux sources d'énergie renouvelables.
Mark Rudolph est un vétéran dans le domaine. Il représente aujourd'hui Suncor Energy Ltd. Il a déclaré aux journalistes enquêteurs qu'en Alberta les pétrolières n'avaient pas besoin de lobbyistes, puisque le gouvernement était clairement de leur côté et qu'il adoptait encore presque entièrement le point de vue des négationnistes à propos des changements climatiques.
(...)
Le négociateur canadien a aussi révélé dans cette enquête qu'il avait rencontré à trois reprises des membres de la direction de Shell, qui, eux, ont rencontré à sept reprises le ministre de l'Environnement, Jim Prentice. Selon le registre des lobbyistes, les représentants d'ExxonMobil ont eu droit à 11 rencontres avec le ministre Prentice et à une avec le premier ministre. De plus, le lobbyiste Tim Kennedy, de Global Public Affairs, qui a travaillé pour le Reform Party de 2000 à 2002 et plus tard pour le Parti conservateur, a rencontré à sept reprises, du 25 mars au 7 octobre dernier, des conseillers du premier ministre au profit de la CAPP.
Les plus haut dirigeants des pétrolières ont aussi des accès directs aux plus hautes sphères fédérales.

Toujours selon le Consortium international du journalisme d'enquête, de juillet 2008 à août 2009, Richard George, le président de Suncor Energy, a enregistré 48 réunions entre son personnel et de hauts fonctionnaires fédéraux. Des membres de la direction de Suncor ont eu sept rencontres avec le ministre Prentice, une avec le premier ministre Harper et huit avec les titulaires successifs du MRN, Gary Lunn et Rita Raitt.

(...)
En plus de son personnel déclaré lobbyiste, Suncor a utilisé 56 lobbyistes de l'extérieur depuis 1997, selon l'enquête journalistique. Les exploitants des sables bitumineux utilisent maintenant 12 membres de leur personnel comme lobbyistes enregistrés, qui ont déclaré 20 % de leurs heures de travail en interventions effectuées auprès des autorités fédérales. Des six lobbyistes issus de l'extérieur que cette société emploie depuis quelque temps, quatre étaient d'anciens hauts fonctionnaires spécialisés dans la conception de politiques fédérales.

L'un d'eux, Ken Boessenkool, du groupe GCI Groupe Canada de Toronto, a été étroitement associé au premier ministre Harper, pour qui il a notamment agi comme conseiller électoral et conseiller politique quand il était le chef de l'opposition. Le registre des lobbyistes indique qu'il a fait le tour des ministres et des hauts fonctionnaires affectés au dossier, y compris le personnel du bureau du premier ministre.


Attempted breaches show larger effort to discredit climate science: researcher

Megan O’Toole, National Post Published: Thursday, December 03, 2009

An alleged series of attempted security breaches at the University of Victoria in the run-up to next week's Copenhagen summit on climate change is evidence of a larger effort to discredit climate science, says a renowned B.C. researcher.

Andrew Weaver, a University of Victoria scientist and key contributor to the Nobel prize-winning work of the Intergovernmental Panel on Climate Change, says there have been a number of attempted breaches in recent months, including two successful break-ins at his campus office in which a dead computer was stolen and papers were rummaged through.

"People don't like it, so they try to discredit it, and the way they try to discredit it is by attacking the individual responsible for it," Mr. Weaver said.

University of Victoria spokeswoman Patty Pitts said there have also been attempts to hack into climate scientists' computers, as well as incidents in which people impersonated network technicians to try to gain access to campus offices and data. However, those incidents took place at the Canadian Centre for Climate Modelling and Analysis, she said -- an Environment Canada facility located at the university. As such, Environment Canada would be the investigating agency.


La nouvelle s'entremêle avec celle sur l'excellent DeSmog blog:

Breaking: Hackers attempt to access Canadian government Centre for Climate Modeling and Analysis

On the heels of the controversial story about emails and data stolen by hackers from the Climate Research Unit at the University of East Anglia, it has now been revealed that individuals posing as network technicians recently attempted to infiltrate another climate data center operated by the Government of Canada.

According to sources at the University of Victoria, two people claiming to be network computer technicians presented themselves at the headquarters of the Canadian Centre for Climate Modeling and Analysis and tried to gain access to the data servers. When challenged by an employee, the two individuals hastily left. The timing of this attempted break-in is very suspicious given that it occurred so closely on the heels of the release of hacked emails and data from a similar facility housed at the Climate Research Unit at the University of East Anglia in the UK.

“This is disturbing news and it shows that there is an organized criminal campaign that is going to great lengths to infiltrate secure facilities and steal private data,” said Jim Hoggan, author of the new book Climate Cover-Up: The Crusade to Deny Global Warming. “We don’t know who is behind these criminal acts, but we hope they will eventually be unmasked by police. In the meantime, what we do know is that the individuals and organizations that quickly launched an online PR campaign to misrepresent the content of the hacked emails from the University of East Anglia are part of a decades-long confusion campaign to delay government action on the issue.”

The goal of this campaign, which began around the time of the first Kyoto Protocol negotiations, was to assemble a group of like-minded "free-market" think tanks and pseudo-science experts that would call into question the scientific research on climate change, create doubt in the minds of the public and politicians, and effectively delay the introduction of clean energy policies in the United States and elsewhere.

 

12:19 Publié dans Climat | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

2009.12.04

Ne chassez plus les nouvelles, domestiquez les!

La syndication RSS

Le RSS est un système permettant d'accéder à des flux d'information (par exemples, des articles sur un site de nouvelles) en concentrant et en consolidant l'information. Pour quelqu'un qui aime regarder les nouvelles sur plusieurs sites web, cela peut permettre d'économiser énormément de temps car l'information est centralisée et formattée dans un agrégateur, le logiciel de l'utilisateur permettant la syndication. Donc, au lieu de visiter un par un plusieurs sites web, on inscrit dans l'agrégateur les flux RSS qui nous intéressent. Ces flux apparaîtront dans l'agrégateur sous forme de liste, chaque flux contenant sa liste d'articles inscrits dans ce flux qui est mise à jour automatiquement.  Vous pouvez donc vous inscrire aux médias, sujets et auteurs qui vous intéressent, de sorte que vous n'avez qu'à ouvrir votre programme RSS et vous pouvez voir rapidement les derniers articles.

Comment faire? pas à pas...

Pour commencer, ça nous prend un agrégateur, quoi que les navigateurs les prennent en charge, seulement plus ou moins bien. Sous Windows, il y a RSS Bandit et AlertInfo. Ensuite, beaucoup de clients emails gèrent les RSS, incluant Thunderbird. Personnellement j'utilise liferea sous Ubuntu Linux.
Ensuite, on va à la chasse aux flux!

Tous les médias le moindrement bien organisés offrent des flux RSS par catégories, généralement la page principale du site comporte un lien avec l'icône RSS100px-Feed-icon.svg.png. En voici quelques-uns:

http://www.ledevoir.com/rss/
http://www.cyberpresse.ca/rss.php
http://www.radio-canada.ca/mesAbonnements/rss/
http://www.lemonde.fr/web/rss/0,48-0,1-0,0.html
http://www.theglobeandmail.com/pages/rss/

Des sites moins gros ont seulement un flux RSS:
Alternatives
The International
EcoGeek
TedTalk
XkCD
Le centième singe

Prenons par exemple la page du Globe:

globeMailRSS.jpg


Ce qu'on doit aller chercher, c'est l'adresse du fil RSS, pour l'inscrire dans l'agrégateur. Par exemple, on veut suivre toutes les nouvelles qui touche Energy & Resources, il suffit de faire un right-click sur le lien, et faire copier le URL, qui se trouve à être http://www.theglobeandmail.com/report-on-business/industr...
(il y a moyen de configurer le navigateur pour envoyer directement les liens RSS à l'agrégateur)
Maintenant on va dans l'agrégateur inscrire ce nouveau flux. La plupart des agrégateurs devraient avoir un boutton [+] qui ouvre une boite dans laquelle on entre l'adresse:

rss.add.feed.jpg



Maintenant le nouveau feed est ajouté dans la liste de l'agrégateur. Donc on n'a qu'à y inscrire les feeds qui nous intéressent, et en quelques minutes on fait le tour de tous les nouveaux articles qui y sont sortis!

rss.full.jpg




Souvent, les journalistes ont aussi leur feed associé, par exemple l'adresse du flux de Thomas Friendman est http://topics.nytimes.com/top/opinion/editorialsandoped/o...


Donc, en résumé, en inscrivant dans un agrégateur les flux de nouvelles qui nous intéressent, plus besoin de visiter des sites individuellements et les parcourir pour trouver les sujets qui nous intéressent parmi la pub et les insignifiances (ce qui est time-consuming!). Au lieu de cela l'agrégateur consolide les articles et en liste les titres, de sorte qu'on peut parcourir très rapidement les articles qui sont sortis depuis les derniers jour.

C'est un peu comme si, au lieu de chasser les nouvelles, on les domestiquait.

Il y a également beaucoup de  vidéos qui expliquent le système:


Ça vaut vraiment la peine, pour suivre les nouvelles de façon efficace (couvrir davantage de sites et de nouvelles) et efficiente (en moins de temps)!

2009.12.03

L'image du Canada

George Monbiot, (en quelque sorte l'équivalent british de Louis-Gilles Francoeur), a écrit un éditorial assez agressif, mais lucide et honnête, sur le Canada. J'en livre ici les extraits les plus percutants, mais on peut lire l'article original sur The Guardian online.

Canada's image lies in tatters. It is now to climate what Japan is to whaling

canada hummer copenhague.jpeg

The tar barons have held the nation to ransom. This thuggish petro-state is today the greatest obstacle to a deal in Copenhage
George Monbiot,guardian.co.uk, Monday 30 November 2009

So here I am, watching the astonishing spectacle of a beautiful, cultured nation turning itself into a corrupt petro-state. Canada is slipping down the development ladder, retreating from a complex, diverse economy towards dependence on a single primary resource, which happens to be the dirtiest commodity known to man. The price of this transition is the brutalisation of the country, and a government campaign against multilateralism as savage as any waged by George Bush.
In 2006 the new Canadian government announced it was abandoning its targets to cut greenhouse gases under the Kyoto protocol. No other country that had ratified the treaty has done this. Canada was meant to have cut emissions by 6% between 1990 and 2012. Instead they have already risen by 26%.

After giving the finger to Kyoto, Canada then set out to prevent the other nations striking a successor agreement. At the end of 2007, it singlehandedly blocked a Commonwealth resolution to support binding targets for industrialised nations. After the climate talks in Poland in December 2008, it won the Fossil of the Year award, presented by environmental groups to the country that had done most to disrupt the talks. The climate change performance index, which assesses the efforts of the world's 60 richest nations, was published in the same month. Saudi Arabia came 60th. Canada came 59th.

In June this year the media obtained Canadian briefing documents which showed the government was scheming to divide the Europeans. During the meeting in Bangkok in October, almost the entire developing world bloc walked out when the Canadian delegate was speaking, as they were so revolted by his bullying. Last week the Commonwealth heads of government battled for hours (and eventually won) against Canada's obstructions. A concerted campaign has now begun to expel Canada from the Commonwealth.

Canada is developing the world's second largest reserve of oil. Did I say oil? It's actually a filthy mixture of bitumen, sand, heavy metals and toxic organic chemicals. The tar sands, most of which occur in Alberta, are being extracted by the biggest opencast mining operation on earth. An area the size of England, comprising pristine forests and marshes, will be be dug up – unless the Canadians can stop this madness. Already it looks like a scene from the end of the world: the strip-miners are creating a churned black hell on an unimaginable scale.

The purpose of Canada's assault on the international talks is to protect this industry. This is not a poor nation. It does not depend for its economic survival on exploiting this resource. But the tar barons of Alberta have been able to hold the whole country to ransom. They have captured Canada's politics and are turning this lovely country into a cruel and thuggish place.

11:36 Publié dans Climat | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

2009.12.02

Tar Sands blow!

Beau vidéo, démagogique mais bien fait et drôle:

Et il y a une pétition à signer

14:50 Publié dans Énergie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

La perspective de la plante

À voir sur TED: Michael Pollan nous explique l'agriculture du point de vue de la biologie évolutive, et comment, en citant comme exemple Polyface Farms, en appliquant une approche écosystémique à l'agriculture (permaculture) on peut augmenter les rendements de production alimentaire tout en améliorant l'état de nos écosystèmes.