Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

2010.02.15

Manifeste pour un Québec morbide

Je viens de tomber sur l'hilarant Manifeste pour un Québec morbide, spoof démagogique assez futé du manifeste pour un québec "lucide"... Ça vaut la lecture! (Surtout pour ceux qui sont tannés du discours affairiste qui nous casse les oreilles avec leurs plaintes que les impôts, la faiblesse du niveau de consommation et la faiblesse de la procréation sont les pires problèmes du Québec.) Voici quelques extraits qui m'ont bien fait rire:

Depuis 25 ans, le Québec a connu une régression sans précédent:

  • En 2005 la préoccupation principale du Québécois moyen est l’argent ; son but dans la vie est de travailler, de payer son char et de reproduire en tout un modèle social voué à la faillite et la destruction de la planète ;
  • Le jeune Québécois entre aujourd’hui au collégial dans le plus grand désarroi politique, étant incapable de faire la différence élémentaire entre la gauche et la droite ; ce qui le laisse à la merci de sa culture première, celle de la banlieue épaisse et de droite ;
  • Une clique de politiciens finis, économistes et journaleux est encore capable de faire passer pour un manifeste un torchon néo-libéral, et de se faire applaudir par le gouvernement en place, lequel est trop couillon pour se revendiquer comme tel, ce qui lui aurait probablement coûté sa place anyway.
Mais il reste du chemin à faire pour vivre et penser comme des porcs, comme dans le reste de ce continent à l’aune duquel on nous somme aujourd’hui de nous mesurer.

Au plan du niveau de vie, notamment, le Québec a toujours moins de téléphones cellulaires et de VUS que les Amaricains.

Aussi tôt qu’en 2012, il y a aura de plus en plus de boomers à la retraite, on vous laisse imaginer le cauchemar. Cela voudra dire un peuple plus gros, plus épais, et qui consomme plus. Pendant que le Québec subira ce freinage moral, les VUS d’Amérique augmenteront à un rythme rapide, de sorte que dans 40 ans, on ne saura plus qui des chars ou des anciens premiers ministres nous pomperont plus d’air

À l'heure actuelle, le discours social québécois est dominé par des groupes de pression de toutes sortes, dont le patronat, qui a monopolisé le label "lucide" pour mieux imposer la continuité de sa domination.

Il aussi développer une saine méfiance envers le secteur privé. La naissance d'une telle attitude est vitale. Pendant des années, on a déploré le fait que l'économie du Québec soit contrôlée par des gens d'affaires de langue anglaise; on a appelé « révolution tranquille » le processus qui a mené à se faire fourrer dans sa langue maternelle.


Somme toute, sans être d'accord avec tout, je trouve que c'est un discours un peu chaotique et malhabile, mais relativement insightful et qui a au moins le mérite de faire rire...

Les commentaires sont fermés.