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2010.03.30

l'agriculture est une industrie rentable au Québec

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L'agriculture est une industrie rentable au Québec

Publié le 11 novembre 2009 à 06h44

Philippe Mercure

(Montréal) L'agriculture n'est pas un trou sans fond dans lequel le gouvernement lance son argent. Selon une étude publiée hier, les gouvernements tirent davantage d'argent qu'ils n'en injectent dans cette industrie. Et chaque dollar investi dans l'agriculture rapporte plus que si on l'avait placé dans l'industrie forestière, la construction ou l'hôtellerie.

Ce sont les conclusions étonnantes d'une étude de Maurice Doyon, professeur au département d'économie agroalimentaire à l'Université Laval, préparée pour l'Union des producteurs agricoles.

«L'impact économique de l'agriculture au Québec est positif, pas négatif», tranche M. Doyon.


Et le portrait que dresse M. Doyon va à l'encontre de bien des perceptions.

Selon les chiffres de l'économiste, les trois ordres de gouvernements ont investi 864 millions de dollars pour soutenir les producteurs agricoles en 2007. Mais en comptant tous les revenus fiscaux, incluant les prélèvements automatiques comme les cotisations sociales déduites de la paie des fermiers (ce que M. Doyon appelle la «parafiscalité»), on dépasse le milliard de dollars. Bilan final: un revenu net de 211 millions.

Le portrait est encore plus intéressant quand on regarde la transformation des aliments. Le secteur n'a bénéficié que de 96 millions en subventions en 2007, mais a rapporté 2,8 milliards en recettes fiscales.

Plus rentable que l'hôtellerie

L'agriculture ne rapporte évidemment pas que des impôts dans les coffres des gouvernements. Elle emploie aussi des gens (174 000 au Québec) et génèrent des retombées directes évaluées à 7,4 milliards de dollars.

L'agriculture ne compte que pour 2,6% du PIB québécois, ce qui peut paraître négligeable. Attention, dit toutefois M. Doyon: 2,6% du PIB, c'est autant que toute l'industrie de l'hébergement et de la restauration de la province, et davantage que l'industrie forestière, des arts et spectacles ou de l'assurance.

Les investissements en agriculture sont d'ailleurs intéressants à plusieurs égards. Prenez 100 millions et investissez-les chez les fermiers: vous allez générer 1042 emplois, soit davantage que si vous aviez mis la même somme dans la construction (846 emplois), l'industrie forestière (871 emplois) ou la finance et l'assurance (592).

Quant aux retombées économiques qui découleraient de cet investissement, elles seraient évidemment moindres que dans le secteur des services ou du commerce de détail. Mais elles se comparent avantageusement à plusieurs activités du secteur primaire, dépassant entre autres l'industrie de la construction, l'industrie forestière et celle de l'hébergement et de la restauration.

[VOIR L'ARTICLE AU COMPLET SUR CYBERPRESSE]

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