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2009.02.07

L’action citoyenne à vélo

Pédaler pour l’environnement, plusieurs personnes le font déjà. Par contre, pédaler des centaines de kilomètres pour l’environnement au milieu du mois de février, voilà qui n’est pas courant! Pour la septième année consécutive, près d’une centaine de cyclistes provenant des régions de la Gaspésie, du Bas-St-Laurent, du Saguenay-Lac-St-Jean, de Québec, de la Mauricie-Bois-Francs et de Montréal, enfourcheront leur monture pour aller rencontrer des ministres et députés provinciaux devant l’Hôtel du Parlement à Québec. Leur message : l’état de la planète est en danger et la jeunesse québécoise désire un Québec soucieux de son environnement. Leur force : l’admiration et le respect de toute la provincencart_jeunes_web.jpge quant à leur effort et leur volonté d’affronter le froid pour une cause aussi noble. Leur secret : malgré les apparences, grâce au plaisir et à la chaleur humaine qui se dégagent des pelotons, leur périple ressemble plus à une balade de plaisance qu’à un calvaire insurmontable.

Par les années passées, le message des cyclistes fût toujours bien reçu. D’ailleurs, le Québec possède maintenant un plan de réduction des émissions de gaz à effet de serre, dans lequel figure plusieurs des recommandations remises au gouvernement par les cyclistes.

La septième édition « d’Avant que ça déraille ! » aura lieu du dimanche 8 février au mercredi 11 février 2009. Parce que la jeunesse est garante de l’avenir, les cyclistes arrêteront, tout au long du trajet, dans des écoles pour sensibiliser des milliers d’élèves, partager leur passion du vélo et ainsi contribuer à ce que les nouvelles générations adoptent des habitudes responsables en matière de transport..

Les 10 propositions d'EnJeu

http://www.enjeu.qc.ca/participe/actionsnationales/action...

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2009.02.06

Fédéral et environnement: aucun progrès en 40 ans

Un long article triste mais peu étonnant de Louis-Gilles Francoeur aujourd'hui dans le Devoir:

Environnement: aucune solution définitive en 40 ans

 

J'y ai d'ailleurs laissé un commentaire étant donné la nature imbécile des commentaires précédents...

2009.02.05

Barique Gold: un petit pas...

par Guy Taillefer, Le Devoir

Barick Gold - Liste noire

La Norvège vient de donner au monde une belle leçon de responsabilité éthique en plaçant sur liste noire la minière canadienne Barrick Gold, basée à Toronto. Après enquête à la mine de Porgera, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, le gouvernement norvégien a décidé d'exclure Barrick, première compagnie aurifère à l'échelle mondiale, de son fonds d'investissement d'État, reprochant en termes on ne peut plus clairs à la minière d'y mener des activités «qui comportent un risque inacceptable de dommages majeurs et irréversibles à l'environnement».


Ce fonds souverain -- d'une valeur d'environ 300 milliards $US, ce qui en fait l'un des plus importants investisseurs internationaux -- constitue le bas de laine des cinq millions de citoyens norvégiens. Y sont investis, à l'intention des génération futures, les surplus de l'exploitation en mer du Nord du pétrole et du gaz naturel dont le pays est grand exportateur. Il est doté d'un conseil d'éthique dont les enquêtes ont, à ce jour, conduit le gouvernement à vendre les actions qu'il possédait dans 27 entreprises étrangères, dont neuf fabricants de bombes à sous-munitions (l'américaine Textron est la dernière à avoir écopé). Les liens ont également été rompus avec des compagnies trouvées coupables d'atteintes aux droits humains et aux droits des travailleurs.

La valeur des actions de Barrick que possédait l'État norvégien était d'environ 200 millions $US. Les motifs présentés par le conseil d'éthique pour s'en défaire sont cinglants: il se dit particulièrement préoccupé par «l'accumulation de métal lourd, surtout le mercure, dans l'environnement». La pollution émise à Porgera «aura potentiellement des conséquences négatives graves sur la vie humaine et la santé». Le conseil critique «le manque d'ouverture et de transparence de l'entreprise en matière d'évaluation environnementale» et dit avoir «toutes les raisons de croire» que Barrick ne changera rien à ses pratiques. Il indique avoir dû, faute de moyens, limiter son enquête à Porgera, mais souligne que Barrick, qui a 27 mines en opération dans le monde, a fait l'objet de critiques dans plusieurs pays pour son peu de souci pour le développement durable.

Vous connaissez le cas Barrick Gold vs Écosociété? Sinon, il faut au moins en prendre connaissance un peu de ce cas très grave de terrorisme juridique, et probablement voudrez-vous signer la pétition pour faire avancer le dossier auprès du gouvernement.

2009.02.04

violente répression contre une cycliste

Reportage sur un troublant cas de brutalité policière envers une cycliste à Philadelphie:

http://www.nbcphiladelphia.com/news/local/Dashboard-Video-at-Center-of-Alleged-Police-Brutality-Case.html

l'Empire Desmarais

Ceux qui s'intéressent aux dessous de la politique Québéco-anglo-francaise, et le tireur de ficelle Desmarais, seraient intéressés à lire les propos de Robin Philpot, Auteur de Derrière l'État Desmarais: POWER dans le Devoir d'aujourd'hui.

Ce n'est pas un truc!, MM. Sarkozy, Desmarais et Charest

2009.02.03

Vive la croissance!

Sites non conformes 
Risque de multiplication des dépotoirs clandestins
Agence QMI  
Dominique Salgado
03/02/2009 08h16  
© Corbis

Le problème de dépotoirs clandestins risque de s’aggraver au Québec puisque de nombreux sites d’enfouissement, désuets et polluants, ne répondent plus aux nouvelles normes environnementales. Seulement sur la Côte-Nord, on évalue à 400 le nombre de sites illégaux entre Tadoussac et Blanc-Sablon.

Ainsi, les municipalités du Québec avaient jusqu’au 19 janvier 2009 pour répondre aux nouvelles normes du Règlement sur l’enfouissement et l’incinération des matières résiduelles (REIMR) du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs. Cette réglementation oblige maintenant le traitement des eaux s’écoulant d’un dépotoir (le lixiviat) et le captage des gaz de décomposition des déchets (le biogaz). Ce sont d’ailleurs les deux principales façons dont les dépotoirs peuvent contaminer l’air et l’eau environnants.
L’inaction des municipalités 

«Depuis la mi-janvier, ici, huit sites d’enfouissement qui n’étaient pas conformes aux nouvelles normes ont été fermés, et ce, sur une douzaine. La problématique est importante puisque ceci incitera les citoyens à se départir de leurs déchets de façon illégale», indique Sébastien Caron, directeur du Conseil régional de l’environnement de la Côte-Nord qui dénonce l’inaction des municipalités dans ce dossier.
Dans un mémoire déposé en février 2008, RÉSEAU environnement (qui regroupe 400 entreprises et 200 municipalités) pointe du doigt Québec et indique que le gouvernement du Québec n’a pas mis assez d’efforts au niveau de la réduction à la source des matières résiduelles, alors qu’il en a la responsabilité. 

Bien qu’une certaine volonté avait été manifestée, certains environnementalistes déplorent que le gouvernement n’ait pas donné suite à ses engagements financiers sur dix ans. Ainsi, un peu plus de 22 M$ ont été investis en province alors que Québec prévoyait octroyer une centaine de millions de dollars dans le cadre de sa Politique québécoise de gestion des matières résiduelles 1998-2008.


source: http://www2.canoe.com/infos/environnement/archives/2009/02/20090203-081649.html

C'est drôle, c'est trop comme dans le vidéo de Stéphane Groleau, "La dompe"! J'le met directement ici pour votre bonheur à tous:

Crédit Stéphane Groleau, les Globules Verts

2009.01.31

Encore la société qui paie pour les automobilistes

Les transports illustrent mieux que tout l'absence de vision intégrée des conservateurs en matière d'économie, d'environnement et de climat.

Ainsi, le budget accorde 2,7 milliards pour la seule année 2009 aux constructeurs d'automobiles, mais seulement 200 millions par année sur cinq ans aux infrastructures vertes, soit aux transports en commun. C'est cinq fois moins que ce qui serait nécessaire pour rattraper l'avance des États-Unis dans ce domaine, a calculé Transport 2000 Québec. Les villes canadiennes ont pourtant établi qu'il leur faudrait entre 24 et 31 milliards sur cinq ans pour répondre à leurs besoins les plus criants.

Une étude de la Chambre de commerce de Montréal a par ailleurs démontré que les dépenses en transports collectifs génèrent deux fois plus de retombées économiques que dans le secteur de l'automobile. En plus, elles font épargner annuellement aux seuls Québécois 600 millions par année tout en assurant un retour de 45 % sur les investissements publics aux deux gouvernements et en réduisant la balance des paiements du pays. Un investissement massif dans les transports collectifs était d'autant plus impératif que les transports sont responsables de 40 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) au Québec et d'environ 25 % à l'échelle canadienne.

Louis-Gilles Francoeur, Le Devoir, 31 janvier 2009

Harper continue de mettre tout en place pour vendre le plus possible de son pétrole albertain. Toute une vision!

2009.01.17

Une idée audacieuse, mais sensée...

Animal, je t'ai choisi... et maintenant, je te sauverai. Voilà le défi que lance le Fonds mondial de l’environnement (GEF) aux multinationales qui ont bâti leur image en utilisant un animal.

Il y a urgence, selon l’Union internationale pour la conservation de la nature, qui estime que 38 % des 44 838 espèces recensées sont menacées d’extinction.

Voilà pourquoi la campagne «Sauvez votre logo» du GEF exhorte les Peugeot (lion), Lacoste (crocodile), Roots (castor), Jaguar et autres Puma de ce monde de contribuer financièrement aux programmes de conservation de leur bête fétiche et ainsi «rendre à ces espèces un peu de ce qu’ils en ont reçu, s’ils ne veulent pas voir leur logo disparaître».

Pierre Duchesneau, Protégez-vous, janvier 2009

Pas fou pentoute! Ainsi Toys'R'Us pourra investir pour protéger les girafes, Coca-Cola pour les Ours Polaires (toute une job!), Bell pour les castors...

10:28 Publié dans Économie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : biodiversité | |  Facebook

2009.01.14

la bonne gouvernance conservatrice

Alors que les scientifiques, les économistes, l'ONU et la société civile du monde entier se tuent à répéter qu'il faut prendre le virage du développement durable, nos amis les Conservateurs du Canada innovent dans la bonne gestion saine et à long terme. « Le gouvernement Harper s'apprête à adopter un règlement qui empêchera la Loi canadienne sur la protection de l'environnement (LCPE) de s'appliquer à tous les projets de moins de 10 millions apparaissant dans son plan de relance de l'économie. » (LeDevoir.com) Rien de moins. Je trouve navrant que Harper, qui aurait supposément étudié en économie, considère qu'il est souhaitable d'ignorer les externalités et la préservation du capital naturel.

2009.01.07

Pourquoi le prix du pétrole est aussi bas?

Le sommet d'à peu près 150$ le baril cet été n'était pas surprenant, étant donné la rareté croissante de la ressource. La production semble stagner à 85 millions de barils par jour depuis quelques années, on serait donc en début d'un peak pétrolier doux. En principe, on pourrait donc s'attendre à ce que le prix du pétrole augmente à peu près constamment, la rareté impliquant des coûts marginaux croissants.

Plusieurs personnes autour de moi se demandent pourquoi le prix du pétrole est aussi bas. Je crois que la réponse rapide, c'est que la récession entraîne une baisse de la demande qui fait chuter le prix. Pourtant, la demande du pétrole est relativement inélastique, étant donné son omniprésence dans chaque secteur économique (l'élasticité est la sensibilité à la variation de prix). La chute du prix me semble donc disproportionnée (de 150 à 40$ le baril!).

Un article sur the Oil Drum, Why are oil (and gasoline) prices so low? suggère des hypothèses. Je vous en fait un résumé:

1. Dans la chaîne d'approvisionnement, les vendeurs, devenus plus insécures, refusent de vendre à des acheteurs qui ont un mauvais crédit, ce qui enlève des agents (et de la demande) du système. Les transporteurs ayant également moins de crédit disponible, plusieurs tombent dans le rouge, entraînant une sous capacité de transport.

2. Les Hedge funds (fonds de couverture de risque) se retirent du pétrole depuis le début de la chute des prix

3. Les prix élevés ont multipliés les vendeurs sur le "marché des futurs"

4. La hausse de la valeur du $US (le pétrole étant importé de monnaies à plus faibles valeurs)

5. Trend Trading or Systematic Trading

Many investors use computerized programs that attempt to analyze an investment's momentum, either up or down. These programs are designed to buy more of an investment, when the price of the investment seems to be heading upward, and to sell the investment short, when it is heading downward. If a large number of hedge funds, pension funds, and other investors have computer models that do the same thing, the simultaneous buy and sell orders will tend to reinforce the upward or downward trend in prices. These programs may have contributed to the unusually high oil prices seen earlier this year, and the big drop in the past month.

6. Chute de la demande asiatique

7. La petite taille du marché du pétrole par rapport aux autres produits. Étant donné qu'il y a peu d'investisseurs dans le secteur du pétrole, le désangagement d'un petit nombre affecte beaucoup le prix du marché.

8. La volatilité est élevée quand l'offre est serrée. Puisque nous sommes en situation de peak pétrolier, les courbes de demande et (surtout) d'offre sont presque verticales, donc une faible variation de demande ou de l'offre entraîne une grande variation de prix.

Y'a un excellent article à lire aujourd'hui sur CBC: Oil outlook - OPEC's future blowin' in the wind

 

À propos, je suis tombé sur ce site web fortement intéressant au cours de mes recherches: Earth: a graphic look at the state of the world. Une analyse approfondie de la situation planétaire actuelle: condition humaine, des ressources, richesse, développement, énergie...

17:16 Publié dans Économie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : économie, pétrole | |  Facebook

Deux petites lettres qui font du bien

Deux lettres rafraîchissantes dans le Devoir d'aujourd'hui:

Pour des politiques qui protègent l'environnement, Karel Mayrand
Plutôt mal écrite, mais pertinente. Elle insiste sur la nécessité d'investir dans une économie durable plutôt que de ne rien faire.

L'économie au service des humains, Yves Chartrand
Un texte bref, clair, bien dit...

2008.12.16

Terre-Neuve saisit AbitiBowater

Nouvelle intéressante aujourd'hui: Le gouvernement de Terre-Neuve-Labrador saisit les actifs d'Abitibi sur le territoire de la province (principalement des droits de coupe, une usine et des installations électriques) après que la compagnie est annoncé la fermeture de l'usine en 2009.

« M. Williams a déclaré que son gouvernement ne peut accepter qu'une entreprise qui n'est plus active dans la province exerce un droit sur les ressources naturelles. »

http://www.radio-canada.ca/regions/atlantique/2008/12/16/...

J'aimerais bien voir le gouvernement du Québec mettre autant sa culotte devant l'industrie forestière, qui demandait récemment que l'état assume lui-même les coûts d'aménagement et lui donne plus de lax pour couper. Collectiviser les coûts et privatiser les bénéfices, ça c'est une stratégie gagnante!

http://www.ledevoir.com/2008/10/30/213257.html

Le coût social de l'automobile

La production et la consommation génère des coûts privés et des coûts externes. Le coût externe est une conséquence négative assumée par quelqu'un d'autre (voire l'ensemble de la société) découlant de la production ou la consommation d'un bien. La somme des coûts privé et externe est le coût social.

Un coût externe peut être une perte de temps ou d'efficacité, une dégradation de l'environnement et de la santé d'autrui, l'épuisement d'une ressource, l'endommagement d'infrastructures, la perte de biodiversité, une baisse de la valeur de propriétés, etc. Il est souvent difficile d'exprimer un coût externe en argent. Puisque ces coûts externes ne sont pas naturellement inclus dans la détermination des prix du marché, ces prix ne réflètent pas adéquatement les coûts reliés à la production des richesses: le prix du bien est basé sur son coût privé et non pas de son coût social. Les biens sont vendus en deça de leur coût réel, déformant l'équilibre de marché: c'est l'efficacité économique.

C'est pourquoi l'intervention de l'état est nécessaire,pour tenter d'ajuster le prix de biens ou d'activités économiques de sorte qu'elles représentent davantage la réalité de leur bénéfices et coûts.

L'automobile a des coûts énormes, non seulement en ressources pour leur fabrication, mais aussi en énergie pour leur utilisation, en dégradation de la santé publique par leur pollution, en temps public pour la congestion, en espace urbain pour leur entreposage et en dépenses publiques pour l'entretien des rues. Tous ces coûts ne sont pas assumés (subis) par les seuls utilisateurs des automobiles mais par la société au grand complet. Les automobiles mobilisent les rues de nos villes, ou plutôt les immobilisent, au seul bénéfice de leurs conducteurs et au détriment (ralentissement, intoxication) de tous les autres usagers du système de transports: piétons, cyclistes, utilisateurs collectifs. Ces derniers, qui font une utilisation plus efficace de nos voies, réduisent le nombre d'automobiles en circulation, au bénéfice de tous. Et il y en a encore pour se plaindre que leurs taxes contribuent à financer le transport en commun.

Nous devons améliorer et rendre plus efficace notre économie. Nos transports sont innefficaces. Au Québec, nos deux principaux centres urbains, totalisant jusqu'à un bassin de 4 millions de personnes, sont répartis sur une bande de 200km qui abrite d'autres centre urbains important (Trois-Rivière, Shawinigain, Drummondville, etc).
Chaque jour des milliers de passagers voyagent ces distances seuls dans une auto. Le carburant coûte cher, la congestion rend les centre-villes difficilement accessibles, les stationnement coûtent cher, en plus d'être un gaspillage d'espace urbain. Un automobiliste pourrait avoir une surprise intéressante en faisant l'exercice suivant:

1. Compter la distance parcourue
2. Compter la somme totale investie dans l'automobile chaque année (essence, immobilisation/location, entretien). Multiplier ce total par son salaire horaire (h). 
3. Calculer le nombre d'heures consacrées aux déplacements en voiture, incluant le temps de trouver un stationnement, et le déneigement (h).
4. Additionner 1 et 2 pour obtenir le nombre d'heures totales consacrées à l'utilisation de l'automobile.
5. Diviser la distance parcourue par heures consacrées, cous obtenez la vitesse réelle que l'automobile vous procure.
6. Le curieux qui veut aller plus loin pourra s'aventurer à s'imaginer le résultat de ce calcul appliqué aux déplacements en transport collectif et en bicyclette.

Pour compenser les coûts et l'inefficacité de l'automobile, de plus en plus de gens pratiquent le covoiturage, ce qui est plus efficace mais insuffisant. Les autobus interurbains sont souvent pleins entre les grands centres, malgré leur lenteur et leurs tarifs prohibitifs. Je connais une multitude de gens qui font l'aller-retour Québec-Montréal de façon hebdomadaire. Le plupart se donnent le trouble de courir après les passagers et conduire tout le trajet, courir les conducteurs sur les réseaux de covoiturage ou de payer 80$ pour l'autobus qui prend 3 heures. Tout le monde est d'accord qu'il serait vraiment temps qu'on aie un TGV.BikeEnergyEfficiency.gif

Nous avons besoin d'un système de transport efficace: rapide et convivial pour tous, dans lequel nous n'aurons pas à mettre plusieurs milliers de $ par année chacun.

Un TGV reliant Québec, Trois-Rivières et Montréal épargnerait des milliers et des milliers de tonnes déplacements quotidiens de carrosseries vides et inefficaces. Le trajet se fera en une heure, ne coûtera pas une fortune et procurera aux gens du confort et l'occasion de passer leur temps plus utilement qu'à conduire une voiture vide.
Des systèmes d'autobus améliorés devront servir les villes, et Québec a imminement besoin d'un skytrain comme à Vancouver: rapide et efficace. Il pourra soutenir le développement de la grande région métropolitaine de Québec et augmentant grandement l'efficacité de transports, ainsi les banlieusards pourront faire leurs déplacements quotidiens rapidement, et en consacrant leur temps de transport à lire ou à pitonner.

Par la réduction de la présence de la voiture, la qualité de vie de nos villes sera décuplée. Moins de bruit, moins de stress, moins de danger, on pourra se déplacer rapidement sans attendre dans le traffic. Le transport cycliste pourra prendre en ampleur avec des pistes cyclables efficaces logistiquement, pour un gain supplémentaire en santé publique.
Le gouvernement est à la recherche de projets mobilisateurs, pour stimuler l'économie, la rendre plus durable et efficace.
Notre industrie automobile est en train de mourir à ne pas savoir répondre aux besoins de transport de notre société. Nous devons faire la conversion de notre système actuel lourd et gaspilleur pour un système efficace énergétiquement et logistiquement.
Nous devons consacrer notre espace urbain aux choses importantes pour ses habitants: des espaces publics, des logements, des commerces, des parcs. Pas des parkings.

Le chemin est pavé de solutions que nous pouvons entreprendre maintenant. Voilà un exemple de vraie richesse collective que nous pourrions créer en nous donnant les moyens. Engagez les logisticiens, les urbanistes et les économistes, mobilisez l'industrie des transports, qu'il se mettent au travail pour réaliser ce progrès important dans l'aménagement de nos collectivités et la gestion de nos déplacements. Nous devons investir dans une nouvelle économie efficace et durable.

J'ai hâte que nous évoluions au-delà de cette culture du plein-la-vue et d'effort moins-que-minimum, où il faut que nous ayons chacun notre gros char pour ne pas marcher et bien paraître. Que nous cherchions à mettre fin au gaspillage de ressources et au fatalisme de « on fait ça comme ça parce que c'est comme ça que ça marche, ça serait trop compliqué de changer ». Utilisons notre potentiel pour faire mieux.