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2011.12.10

Écoconduite

Loin d’être une simple philosophie, l’écoconduite est un ensemble de techniques visant à réduire sa consommation de carburant. Selon le ministère des Ressources naturelles et de la Faune – Efficacité énergétique, l’écoconduite peut permettre de faire des économies d’au moins 10 %.

Les grands principes de l’écoconduite sont les suivants:

  • Maintenir une vitesse constante afin d’éviter les accélérations et les freinages inutiles. Cela s’applique surtout en ville, où 60 % de votre consommation de carburant est due aux accélérations nécessaires pour relancer votre véhicule dans la circulation.
  • Rouler moins vite. Plus vous roulez vite, plus la résistance de l’air augmente votre consommation de carburant. En réduisant votre vitesse de 10 km/h sur l’autoroute, vous dépenserez 10 % de moins en carburant: vous économiserez ainsi sur votre plein d’essence tout en réduisant vos émissions de gaz à effet de serre.
  • Conserver un régime-moteur raisonnable. Évitez que l’aiguille du compte-tours (ou tachymètre) aille dans le rouge. À cette fin, dosez vos accélérations, car au-delà de 3 000 tours/minute, votre moteur devient très énergivore. Il vaut donc mieux toujours passer rapidement à un rapport supérieur. En effet, plus le rapport de vitesse est élevé, moins grande est la consommation de carburant.
  • Les propriétaires de véhicules à boîte de vitesses manuelle devraient donc changer de rapport le plus vite possible lorsqu’ils accélèrent. D’ailleurs, la plupart des transmissions automatiques contemporaines sont programmées pour faire la même chose, et les véhicules ainsi programmés ont souvent une cote de consommation moindre que les mêmes véhicules dotés d’une boîte manuelle.
  • Éviter la marche au ralenti du moteur. Ne laissez pas tourner votre moteur un quart d’heure pour le réchauffer. En hiver, 30 secondes suffisent pour permettre à l’huile de lubrifier adéquatement le moteur. Celui-ci se réchauffe plus vite à basse vitesse qu’à l’arrêt: roulez doucement sur quelques kilomètres afin de le réchauffer progressivement, ainsi que toutes les pièces mobiles.
  • À l’arrêt. Laisser un moteur tourner à l’arrêt pendant plus de 10 secondes consomme plus de carburant et produit plus de gaz à effet de serre que de l’arrêter et de le redémarrer.

2011.03.29

Dossier sur le transport en commun au Canada

Excellent dossier du Globe and Mail sur l'insuffisence du transport en commun dans notre République Pétrolière Canadienne:

Time to lead

Transit problems across Canada prompt calls for politicians to address issue

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Commute times in Canadian cities are no longer just a source of rush-hour irritation, but a national liability affecting the economic performance of our urban centres and requiring immediate intervention from Ottawa.

A new ranking of international cities by the Toronto Board of Trade saw major Canadian municipalities fall dramatically behind in the realm of transportation and transit, prompting big-city mayors and transit experts to call on all federal parties to address the issue in the election, or suffer the consequences.

2010.06.16

Gestion du traffic à Stockholm

Le fonctionnement du système est expliqué sur le site d'IBM

2010.01.17

Affranchissons nous de l'automobile

smogcar.jpgL'automobile pourrait symboliser à elle seule la culture de l'excès et l'allocation inefficiente des ressources. Nos déplacements en zones urbaines et périurbaines sont beaucoup trop dépendants de ce véhicule, et nous gagnerions fortement à réaménager nos réseaux routiers, réorienter le développement de nos infrastructures, et faire des efforts individuels afin de s'affranchir de cette dépendance malsaine. Il paraît que le Québécois moyen est soumis à 32 heures par année de publicité vantant l'automobile. On nous fait miroiter qu'elle représente la liberté et le prestige. Elle nous permet d'aller où on veut, rapidement, et elle est le reflet de notre « classe sociale ». Certes, dans bien des situations, il est difficile de la remplacer. Mais est-elle vraiment si efficace et indispensable? Quel est le coût réel de cette liberté, qui justifie chez les automobilistes son recours systématique pour tous les déplacements? Sommes nous gagnants, collectivement, de l'utiliser autant? Je trouve que cette dépendance à l'automobile pose plusieurs problèmes.

L'automobile est incompaptible avec le développement durable, car elle est fortement associée à l'étalement urbain, consomme intensivement des ressources non-renouvelables, et engendre beaucoup de problèmes environnementaux. Le secteur des transports est responsable du tiers des émissions de gaz à effet de serre au Québec. Par ailleurs, les ressources nécessaires pour que chacun ait son véhicule d'une tonne sont très importantes, et l'allocation des ressources pourrait être beaucoup plus optimale.

L'utilisation massive de l'automobile dans les centres urbains pose un problème d'équité. Son usage génère énormément d'externalités. Une externalité est un coût ou une conséquence subie par un agent économique, provenant de la production ou la consommation d'un autre, sans qu'il n'y ait compensation. Or, la flotte automobile génère des conséquences négatives sur la qualité de vie et la santé publiques, par sa pollution (atmosphérique, visuelle et sonore) et ses accidents. En 2008, la SAAQ comptait plus de 5 300 cyclistes ou piétons victimes d'accidents de la route au Québec. La congestion créée par la flotte automobile nuit aux autres usagers du réseau routier. De plus, beaucoup d'espace urbain est sacrifié pour des stationnements et des voies de circulation doubles ou triples, alors que les autres formes de transports, plus efficients, souffrent souvent d'une insuffisance de réseaux routiers. Ainsi, le coût social, c'est-à-dire l'ensemble des coûts, incluant les externalités, de l'automobile, est supérieur au coût individuel assumé par ses usagers. L'automobile est un moyen de transport profondément individualiste, qui isole les usagers de la route les uns des autres et les positionne en compétition pour l'espace routier.

La surutilisation de l'automobile pose également des problèmes de santé publique. L'institut national de santé publique estime le coût annuel de la pollution atmosphérique à près de 2000 décès prématurés, plus de 400 visites à l'urgence pour des problèmes respiratoires, et près de 250 000 journées de symptômes d'asthme. En plus des problèmes de pollution, la congestion, le bruit et le danger générés par la flotte automobile est source de stress pour les citadins. Enfin, la voiture remplace des moyens de transports actifs comme la marche et le vélo, qui ont des effets bénéfiques sur la santé.

La dépendance à l'automobile pose des problèmes d'inefficacité économique. Des centaines de milliers de déplacements se font chaque jour en automobile dans chacune de nos grandes villes. Tirer une masse de une à deux tonnes pour déplacer une personne de 50 à 100 kg, soit environ 5% du poids total transporté, est inefficient énergétiquement. De plus, passé un certain seuil de densité automobile, il est impossible d'avoir une circulation fluide, les besoins en stationnement sont de plus en plus important, et les coûts deviennent de plus en plus élevé: c'est le phénomène économique des rendements décroissants. La solution réside dans la modification des infrastructures, de sorte à diminuer le coût unitaire (en espace et en énergie) et obtenir ainsi des économies d'échelle.

Une dépendance aussi forte à l'automobile que celle que nous connaissons est une impasse sociale, économique et écologique. Dans les régions urbaines et périurbaines, il est possible de répondre à nos besoins de déplacement de façon plus efficiente, avec moins de ressources, en utilisant une combinaison optimale de transports collectifs et de transports actifs. Cela libérerait des ressources qui pourraient être investies dans des activités économiques davantage utiles, et les habitants de nos villes s'en porteraient mieux grâce à une meilleure qualité de vie et un mode de vie plus actif.

 

 

2009.01.31

Encore la société qui paie pour les automobilistes

Les transports illustrent mieux que tout l'absence de vision intégrée des conservateurs en matière d'économie, d'environnement et de climat.

Ainsi, le budget accorde 2,7 milliards pour la seule année 2009 aux constructeurs d'automobiles, mais seulement 200 millions par année sur cinq ans aux infrastructures vertes, soit aux transports en commun. C'est cinq fois moins que ce qui serait nécessaire pour rattraper l'avance des États-Unis dans ce domaine, a calculé Transport 2000 Québec. Les villes canadiennes ont pourtant établi qu'il leur faudrait entre 24 et 31 milliards sur cinq ans pour répondre à leurs besoins les plus criants.

Une étude de la Chambre de commerce de Montréal a par ailleurs démontré que les dépenses en transports collectifs génèrent deux fois plus de retombées économiques que dans le secteur de l'automobile. En plus, elles font épargner annuellement aux seuls Québécois 600 millions par année tout en assurant un retour de 45 % sur les investissements publics aux deux gouvernements et en réduisant la balance des paiements du pays. Un investissement massif dans les transports collectifs était d'autant plus impératif que les transports sont responsables de 40 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) au Québec et d'environ 25 % à l'échelle canadienne.

Louis-Gilles Francoeur, Le Devoir, 31 janvier 2009

Harper continue de mettre tout en place pour vendre le plus possible de son pétrole albertain. Toute une vision!

2008.12.16

Le coût social de l'automobile

La production et la consommation génère des coûts privés et des coûts externes. Le coût externe est une conséquence négative assumée par quelqu'un d'autre (voire l'ensemble de la société) découlant de la production ou la consommation d'un bien. La somme des coûts privé et externe est le coût social.

Un coût externe peut être une perte de temps ou d'efficacité, une dégradation de l'environnement et de la santé d'autrui, l'épuisement d'une ressource, l'endommagement d'infrastructures, la perte de biodiversité, une baisse de la valeur de propriétés, etc. Il est souvent difficile d'exprimer un coût externe en argent. Puisque ces coûts externes ne sont pas naturellement inclus dans la détermination des prix du marché, ces prix ne réflètent pas adéquatement les coûts reliés à la production des richesses: le prix du bien est basé sur son coût privé et non pas de son coût social. Les biens sont vendus en deça de leur coût réel, déformant l'équilibre de marché: c'est l'efficacité économique.

C'est pourquoi l'intervention de l'état est nécessaire,pour tenter d'ajuster le prix de biens ou d'activités économiques de sorte qu'elles représentent davantage la réalité de leur bénéfices et coûts.

L'automobile a des coûts énormes, non seulement en ressources pour leur fabrication, mais aussi en énergie pour leur utilisation, en dégradation de la santé publique par leur pollution, en temps public pour la congestion, en espace urbain pour leur entreposage et en dépenses publiques pour l'entretien des rues. Tous ces coûts ne sont pas assumés (subis) par les seuls utilisateurs des automobiles mais par la société au grand complet. Les automobiles mobilisent les rues de nos villes, ou plutôt les immobilisent, au seul bénéfice de leurs conducteurs et au détriment (ralentissement, intoxication) de tous les autres usagers du système de transports: piétons, cyclistes, utilisateurs collectifs. Ces derniers, qui font une utilisation plus efficace de nos voies, réduisent le nombre d'automobiles en circulation, au bénéfice de tous. Et il y en a encore pour se plaindre que leurs taxes contribuent à financer le transport en commun.

Nous devons améliorer et rendre plus efficace notre économie. Nos transports sont innefficaces. Au Québec, nos deux principaux centres urbains, totalisant jusqu'à un bassin de 4 millions de personnes, sont répartis sur une bande de 200km qui abrite d'autres centre urbains important (Trois-Rivière, Shawinigain, Drummondville, etc).
Chaque jour des milliers de passagers voyagent ces distances seuls dans une auto. Le carburant coûte cher, la congestion rend les centre-villes difficilement accessibles, les stationnement coûtent cher, en plus d'être un gaspillage d'espace urbain. Un automobiliste pourrait avoir une surprise intéressante en faisant l'exercice suivant:

1. Compter la distance parcourue
2. Compter la somme totale investie dans l'automobile chaque année (essence, immobilisation/location, entretien). Multiplier ce total par son salaire horaire (h). 
3. Calculer le nombre d'heures consacrées aux déplacements en voiture, incluant le temps de trouver un stationnement, et le déneigement (h).
4. Additionner 1 et 2 pour obtenir le nombre d'heures totales consacrées à l'utilisation de l'automobile.
5. Diviser la distance parcourue par heures consacrées, cous obtenez la vitesse réelle que l'automobile vous procure.
6. Le curieux qui veut aller plus loin pourra s'aventurer à s'imaginer le résultat de ce calcul appliqué aux déplacements en transport collectif et en bicyclette.

Pour compenser les coûts et l'inefficacité de l'automobile, de plus en plus de gens pratiquent le covoiturage, ce qui est plus efficace mais insuffisant. Les autobus interurbains sont souvent pleins entre les grands centres, malgré leur lenteur et leurs tarifs prohibitifs. Je connais une multitude de gens qui font l'aller-retour Québec-Montréal de façon hebdomadaire. Le plupart se donnent le trouble de courir après les passagers et conduire tout le trajet, courir les conducteurs sur les réseaux de covoiturage ou de payer 80$ pour l'autobus qui prend 3 heures. Tout le monde est d'accord qu'il serait vraiment temps qu'on aie un TGV.BikeEnergyEfficiency.gif

Nous avons besoin d'un système de transport efficace: rapide et convivial pour tous, dans lequel nous n'aurons pas à mettre plusieurs milliers de $ par année chacun.

Un TGV reliant Québec, Trois-Rivières et Montréal épargnerait des milliers et des milliers de tonnes déplacements quotidiens de carrosseries vides et inefficaces. Le trajet se fera en une heure, ne coûtera pas une fortune et procurera aux gens du confort et l'occasion de passer leur temps plus utilement qu'à conduire une voiture vide.
Des systèmes d'autobus améliorés devront servir les villes, et Québec a imminement besoin d'un skytrain comme à Vancouver: rapide et efficace. Il pourra soutenir le développement de la grande région métropolitaine de Québec et augmentant grandement l'efficacité de transports, ainsi les banlieusards pourront faire leurs déplacements quotidiens rapidement, et en consacrant leur temps de transport à lire ou à pitonner.

Par la réduction de la présence de la voiture, la qualité de vie de nos villes sera décuplée. Moins de bruit, moins de stress, moins de danger, on pourra se déplacer rapidement sans attendre dans le traffic. Le transport cycliste pourra prendre en ampleur avec des pistes cyclables efficaces logistiquement, pour un gain supplémentaire en santé publique.
Le gouvernement est à la recherche de projets mobilisateurs, pour stimuler l'économie, la rendre plus durable et efficace.
Notre industrie automobile est en train de mourir à ne pas savoir répondre aux besoins de transport de notre société. Nous devons faire la conversion de notre système actuel lourd et gaspilleur pour un système efficace énergétiquement et logistiquement.
Nous devons consacrer notre espace urbain aux choses importantes pour ses habitants: des espaces publics, des logements, des commerces, des parcs. Pas des parkings.

Le chemin est pavé de solutions que nous pouvons entreprendre maintenant. Voilà un exemple de vraie richesse collective que nous pourrions créer en nous donnant les moyens. Engagez les logisticiens, les urbanistes et les économistes, mobilisez l'industrie des transports, qu'il se mettent au travail pour réaliser ce progrès important dans l'aménagement de nos collectivités et la gestion de nos déplacements. Nous devons investir dans une nouvelle économie efficace et durable.

J'ai hâte que nous évoluions au-delà de cette culture du plein-la-vue et d'effort moins-que-minimum, où il faut que nous ayons chacun notre gros char pour ne pas marcher et bien paraître. Que nous cherchions à mettre fin au gaspillage de ressources et au fatalisme de « on fait ça comme ça parce que c'est comme ça que ça marche, ça serait trop compliqué de changer ». Utilisons notre potentiel pour faire mieux.