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2010.02.20

hiver 2010 à Québec: comparaison avec la normale

 

L'hiver qu'on connaît à Québec étant exceptionnellement doux, j'ai fait la comparaison à partir des données d'envirocan entre les normales et les températures de cette année pour décembre et janvier.

Météo observée cet hiver comparée à la normale

Minimum quotidien
Moyenne Maximum quotidien
Neige cm
Pluie mm
Precipitation mm
Décembre normale
-13,4 -9,1 * -4,8 77,7
29,5
104,4
Janvier normale
-17,6 -12,8 * -7,9
72,9
26,1
89,8
Décembre 2009
-10,4 -7,2
-3,9
n/d
n/d 127,8
Janvier 2010
-11,3 -7,6 -3,9 n/d n/d 77,2

* l'écart type est de 3 et 2,7 respectivement  pour décembre et janvier

Ce qu'on peut observer empiriquement est que pour le mois de décembre on était entre 1 et 3 degrés au dessus de la normale, ce qui reste à l'intérieur de l'écart type, mais pour le mois de janvier, on est nettement au-dessus, de 4 à 6,3 degrés. Ça aurait été intéressant de connaître les précipitations en pluie/neige, mais les données n'étaient pas disponibles. On peut noter aussi que les hausses de températures affectent surtout les minimums, comme si y avait un tampon à froids extrêmes au lieu d'avoir une hausse uniforme. Évidemment, ce ne sont que des observations empiriques sur un seul endroit pour une petite période...

Un article récent sur cyberpresse faisait aussi état de l'anomalie météorologique sur la côte-nord.

2010.01.17

Affranchissons nous de l'automobile

smogcar.jpgL'automobile pourrait symboliser à elle seule la culture de l'excès et l'allocation inefficiente des ressources. Nos déplacements en zones urbaines et périurbaines sont beaucoup trop dépendants de ce véhicule, et nous gagnerions fortement à réaménager nos réseaux routiers, réorienter le développement de nos infrastructures, et faire des efforts individuels afin de s'affranchir de cette dépendance malsaine. Il paraît que le Québécois moyen est soumis à 32 heures par année de publicité vantant l'automobile. On nous fait miroiter qu'elle représente la liberté et le prestige. Elle nous permet d'aller où on veut, rapidement, et elle est le reflet de notre « classe sociale ». Certes, dans bien des situations, il est difficile de la remplacer. Mais est-elle vraiment si efficace et indispensable? Quel est le coût réel de cette liberté, qui justifie chez les automobilistes son recours systématique pour tous les déplacements? Sommes nous gagnants, collectivement, de l'utiliser autant? Je trouve que cette dépendance à l'automobile pose plusieurs problèmes.

L'automobile est incompaptible avec le développement durable, car elle est fortement associée à l'étalement urbain, consomme intensivement des ressources non-renouvelables, et engendre beaucoup de problèmes environnementaux. Le secteur des transports est responsable du tiers des émissions de gaz à effet de serre au Québec. Par ailleurs, les ressources nécessaires pour que chacun ait son véhicule d'une tonne sont très importantes, et l'allocation des ressources pourrait être beaucoup plus optimale.

L'utilisation massive de l'automobile dans les centres urbains pose un problème d'équité. Son usage génère énormément d'externalités. Une externalité est un coût ou une conséquence subie par un agent économique, provenant de la production ou la consommation d'un autre, sans qu'il n'y ait compensation. Or, la flotte automobile génère des conséquences négatives sur la qualité de vie et la santé publiques, par sa pollution (atmosphérique, visuelle et sonore) et ses accidents. En 2008, la SAAQ comptait plus de 5 300 cyclistes ou piétons victimes d'accidents de la route au Québec. La congestion créée par la flotte automobile nuit aux autres usagers du réseau routier. De plus, beaucoup d'espace urbain est sacrifié pour des stationnements et des voies de circulation doubles ou triples, alors que les autres formes de transports, plus efficients, souffrent souvent d'une insuffisance de réseaux routiers. Ainsi, le coût social, c'est-à-dire l'ensemble des coûts, incluant les externalités, de l'automobile, est supérieur au coût individuel assumé par ses usagers. L'automobile est un moyen de transport profondément individualiste, qui isole les usagers de la route les uns des autres et les positionne en compétition pour l'espace routier.

La surutilisation de l'automobile pose également des problèmes de santé publique. L'institut national de santé publique estime le coût annuel de la pollution atmosphérique à près de 2000 décès prématurés, plus de 400 visites à l'urgence pour des problèmes respiratoires, et près de 250 000 journées de symptômes d'asthme. En plus des problèmes de pollution, la congestion, le bruit et le danger générés par la flotte automobile est source de stress pour les citadins. Enfin, la voiture remplace des moyens de transports actifs comme la marche et le vélo, qui ont des effets bénéfiques sur la santé.

La dépendance à l'automobile pose des problèmes d'inefficacité économique. Des centaines de milliers de déplacements se font chaque jour en automobile dans chacune de nos grandes villes. Tirer une masse de une à deux tonnes pour déplacer une personne de 50 à 100 kg, soit environ 5% du poids total transporté, est inefficient énergétiquement. De plus, passé un certain seuil de densité automobile, il est impossible d'avoir une circulation fluide, les besoins en stationnement sont de plus en plus important, et les coûts deviennent de plus en plus élevé: c'est le phénomène économique des rendements décroissants. La solution réside dans la modification des infrastructures, de sorte à diminuer le coût unitaire (en espace et en énergie) et obtenir ainsi des économies d'échelle.

Une dépendance aussi forte à l'automobile que celle que nous connaissons est une impasse sociale, économique et écologique. Dans les régions urbaines et périurbaines, il est possible de répondre à nos besoins de déplacement de façon plus efficiente, avec moins de ressources, en utilisant une combinaison optimale de transports collectifs et de transports actifs. Cela libérerait des ressources qui pourraient être investies dans des activités économiques davantage utiles, et les habitants de nos villes s'en porteraient mieux grâce à une meilleure qualité de vie et un mode de vie plus actif.

 

 

2009.12.09

Le vrai scandale climatique

 

2005-212C--global-warming.gifLes scientifiques s'efforcent de minimiser le scandale de climategate en focusant sur le fait qu'il n'y a pas grand chose qui remet en question la validité de la science. Mais le vrai scandale n'est pas l'archive de mails qui a été exposée, ni la façon dont elle a été volée. C'est plutôt l'évidence qui en émerge de la propagande internationnale , coordonnée pour harceler, intimider et menacer les climatologues,  pénétrer par effraction dans des laboratoires, et semer le doute et la confusion sur la climatologie. Derrière cette propagande, tout un réseau médiatique sophistiqué, incluant des "documentaires" douteux qui visent manifestement à rendre l'opinion publique défavorable aux négociations en cours sur le climat et miner la volonté politique nécessaire au changement. Il semblerait qu'une campagne criminelle, financée par des industriels et des think tanks de droite, s'organise de plus en plus, prète à aller toujours plus loin pour infiltrer des facultés de recherche et voler des données. Du moins, selon James Hoggen, l'auteur de Climate Cover-Up: The Crusade to Deny Global Warming, tel que rapporté dans le Huffington Post et dans le Guardian. Et je partage l'opinion.

Pour ceux qui doutent du consensus scientifique, voici des chiffres: une étude publiée en 2004 dans le magazine Science a analysé 928 recherches publiées dans des journaux scientifiques entre 1993 and 2003 dont le sujet se rapportait aux changements climatiques. Les 928 articles ont été divisé en 6 catégories: ceux qui endossaient explicitement le consensus, ceux qui évaluaient les impacts, ceux qui proposaient des méthodes de mitigation, ceux qui faisaient des analyses paléoclimatiques, et ceux qui rejetaient le consensus. De tous ces travaux, 75% tombaient dans les trois premières catégories, acceptant explicitement ou implicitement le consensus; 25% portaient sur les méthodes d'adaptation ou la paléoclimatologie, ne prenant pas de position sur les changements climatiques anthropogéniques. Aucun des papiers ne rejetait la position consensuelle. Par contre, en 2007, l'American Enterprise Institute offrait 10 000 $ à des scientifiques qui publierait des articles s'opposant aux recherches du GIEC.

Il y a même des sommets alternatifs à la conférence de Copenhague en cours: le Sommet populaire Klimaforum (grassroots) et les Alternativ Klimakonference et Copenhagen Climate Challenge (négationnistes) qui a fait l'objet d'un article dans le Daily Telegraph. On peut suivre un watch des activités de lobbying qui s'y font sur the center for public integrity.

Quant à la suite de climategate, une enquête est en cours. Les emails continuent d'être épluchés. Les négationnistes continuent de sortir leur shnoute et d'interpréter des phrases isolées (ils ont même leur TV), en voici deux bien organisés: Climate Audit de Steve McIntyre, ou le CFACT ($$). Du côté des sceptiques, le DeSmogBlog est une excellente référence, et ils viennent d'annoncer qu'ils ont fait le tour de tous les emails relâchés, et qu'ils vont publier beaucoup d'information là-dessus pour "contredire les prétentions de ceux qui les manipulent pour faire avancer leur propre agenda". D'ailleurs, ils viennent d'en sortir un aujourd'hui qui démontrent que les chercheurs, accusés de tribalisme, partagent volontiers leurs données avec d'autres chercheurs. D'autres blogues intéressants à suivre: Climate Debate Daily, Carbon Fixated, GreenFyre's, et ClimateScienceWatch, qui a fait plusieurs vidéos debunkant la junk science.

Le Huffington Post vient de sortir un article où il fait le lien entre le scandale de Watergate et Climategate, je trouve la conclusion assez inquiétante mais lucide:

An investigation into who is coordinating, funding, and leading a last-ditch effort to stall climate legislation through the use of criminal tactics and a well-funded and coordinated disinformation campaign seems to be beyond the capacity of the field of journalism. An industry so critically wounded by budget and staffing cuts that it is perhaps unable or unwilling to spend the resources or staff time to tackle serious investigative issues, even if the direction of a policy critical to the future development of the global economy depends on the outcome.


Je terminerai en rappellant une technique utile pour suivre les nouvelles beaucoup de sources différentes sans perdre de temps à visiter chaque site séparément: utiliser la syndication RSS.

2009.01.30

dossier changements climatiques

à lire cette semaine dans la Presse:

dossier spécial sur les changements climatiques

2009.01.03

Le scepticisme climatique

J'entend souvent parler des "sceptiques du climat", ces scientifiques qui s'opposent à la théorie selon laquelle les changements climatiques rapides que nous vivons sont dûs principalement aux activités industrielles, brandie par le GIEC. Le plus gros coup d'éclat récent de ces sceptiques est le rapport du comité sénatorial américain selon lequel 650 scientifiques s'opposent à la théorie de l'origine anthropique des changements climatiques.

Intéressé à connaître la vérité, j'ai porté une attention particulière à ces "sceptiques". D'abord, j'ai tenté de trouver quels étaient leurs arguments et quels sont leurs motifs pour s'opposer si farouchement à des organisation scientifiques majeures. Au niveau des arguments, ça se résume pas mal à « la science climatique est inexacte » et « le climat change naturellement de toute façon ». J'ai été déçu, j'aurais bien aimé que les négationnistes aient raison. Les motifs mis de l'avant (pour s'opposer au GIEC) sont principalement « la recherche de vérité » et « ça coûterait trop cher de réduire notre output de GES ». En regardant plus en détails, les scientifiques derrière ces affirmations ne sont pas tous climatologues ni météorologues, beaucoup sont ingénieurs ou ont quelconque formation scientifique non reliée au climat, j'ai donc fortement l'impression qu'ils gonflent leur nombre en recrutant des scientifiques dont l'expertise a peu de poids dans le débat. Et après avoir fouillé pas mal les sources sur le sujet, je trouve que les négationnistes sont plus marginals qu'il le laissent paraître. La page de wikipédia à ce sujet est assez informative.

J'aimerais bien croire que les "sceptiques" sont plus animés par une recherche de vérité qu'autre chose, mais plus je lis leurs articles et documents et moins je le crois. Une des organisation les plus imposantes est l'International Climate Science Coalition, évidemment fondée pour s'opposer au GIEC. En jetant un coup d'oeil sur leur site web, on constate que le contenu est plutôt une réthorique démagogique plutôt qu'un langage scientifique objectif (auquel je m'attendrais de la part d'une organisation scientifique sérieuse). On se croirait sur le site d'un parti politique en campagne. Ensuite, la montée des sceptiques a curieusement coïncidé avec des investissement massifs dans la campagne négationniste. Beaucoup d'instituts économiques conservateurs, d'associations d'industriels, et de think-thanks d'entreprises financent abondamment les scientifiques dissidents. On peut trouver une documentation abondante à ce sujet, le seul bookmark que j'ai gardé lors de mes recherches est celui de SourceWatch. J'ai bien trouvé quelques vrais climatologues sceptiques qui ne semblaient pas biaisés, mais ils sont très peu nombreux, surtout comparés au nombre écrasant de climatologues en accord avec la théorie "officielle".

Généralement, les opinions dissidentes semblent fortement correlées à la peur de l'action. Les négationnistes mènent me semblent carrément mener une campagne de peur pour mettre l'opinion publique à dos des mesures prises pour stabiliser le climat. Il est déjà assz difficile de faire adopter par les politiciens des mesures modestes (comme Kyoto) AVEC l'appui de l'opnion public, si il faut que l'opinion publique soit contre, il n'y a plus aucun espoir.

On entend souvent que des mesures cherchant à diminuer nos émissions de GES "endommageraient l'économie". L'économie serait-elle une entité réelle et dommageable? Curieusement, ça ne correspond pas du tout à la conception de l'économie qu'on nous enseigne dans des cours d'économique à l'université. En effet, selon mon prof d'économie, l'économique serait plutôt la recherche de la façon optimale de répondre à nos besoins infinis avec nos ressources limitées. C'est drôle de voir que, alors que l'économique admet l'existence de limites de ressources, beaucoup n'hésitent pas à mettre de l'avant un nébuleux concept de dommage à l'économie pour nous convaincre d'ignorer des contraintes pour limiter le dégat à l'environnement (notre habitat et l'ensemble de nos ressources) que nous recommendent fortement les scientifiques.

Je trouvais curieux le fait que les négationnistes s'attaquent continuellement au GIEC et autres, mais que les partisans de la théorie de l'origine anthropique ne font jamais référence à leurs détracteurs. J'ai donc cherché un peu pour trouver des documents qui font référence aux deux clans. J'ai trouvé plusieurs articles fortement intéressants.

The Scientific Consensus on Climate Change, Naomi Oreskes

L'auteur fait une analyse exhaustive du consensus et de la dissidence au sein de la communauté scientifique.

The 928 papers were divided into six categories: explicit endorsement of the consensus position, evaluation of impacts, mitigation proposals, methods, paleoclimate analysis, and rejection of the consensus position. Of all the papers, 75% fell into the first three categories, either explicitly or implicitly accepting the consensus view; 25% dealt with methods or paleoclimate, taking no position on current anthropogenic climate change. Remarkably, none of the papers disagreed with the consensus position.

Climate science: Sceptical about bias, Richard Black

Some claim science itself is weighted against sceptical views. Of all the accusations made by the vociferous community of climate sceptics, surely the most damaging is that science itself is biased against them.

We're All Global Warmers Now, Ronald Bailey
Reconciling temperature trends that are all over the place

Anyone still holding onto the idea that there is no global warming ought to hang it up. All data sets—satellite, surface, and balloon—have been pointing to rising global temperatures. In fact, they all have had upward pointing arrows for nearly a decade, but now all of the data sets are in closer agreement due to some adjustments being published in three new articles in Science today.

Et finalement, mes trois meilleures trouvailles:

RealClimate.org

RealClimate is a commentary site on climate science by working climate scientists for the interested public and journalists. We aim to provide a quick response to developing stories and provide the context sometimes missing in mainstream commentary. The discussion here is restricted to scientific topics and will not get involved in any political or economic implications of the science.

Skeptical Science: Examining the science behind global warming skepticism

Scientific skepticism is a healthy thing. Scientists should always challenge themselves to expand their knowledge, improve their understanding and refine their theories. Yet this isn't what happens in global warming skepticism. Skeptics vigorously criticise any evidence that supports anthropogenic global warming and yet eagerly, even blindly embrace any argument, op-ed piece, blog or study that refutes global warming.

So this website gets skeptical about global warming skepticism. Do their arguments have any scientific basis? What does the peer reviewed scientific literature say?

Winning and Losing the Global Warming Debate Roger A. Pielke, Jr. et Daniel Sarewitz

Je suis pas d'accord à 100% avec tout cet article, mais il emmène un point extrêmement pertinent: que les changements climatiques soient d'origine humaine ou non, nous savons qu'ils arrivent. Le débat entre les deux clans attirent toute l'attention sur "devons nous ou non prendre des mesures pour lutter contre ces changements", et très peu d'attention est portée sur comment on s'adapte aux changements climatiques.climate.2008.142-i1.jpg

From the standpoint of the impacts of climate on humans and the environment, we are all losers. The global-warming debate has missed one of the most important aspects of the problem: Climate changes. In fact, the phrase "climate change" is redundant. A changing climate is an unchanging attribute of a dynamic Earth. Human-caused or not, these changes are likely to have impacts on society and the environment. Natural disasters, human health, biodiversity, endangered species, water resources, international trade, financial services, transportation networks, agriculture — virtually any area of human experience is in some way affected by climate. These impacts are occurring today, and they hold the prospect of increasing in the future. And for the most part, we are doing too little in response.

We are all losers because the global warming debate has focused almost exclusively on preventing climate change. And it has addressed greenhouse-gas emissions as the sole cause. But climate is only part of the cause of impacts, and greenhouse gases are only one potential cause of changes in climate.

(...)

Some say that a focus on adaptation might result in "every country for itself." It need not. The U.N. Framework Convention provides a mechanism through which the world's climate "winners" can help boost the resilience of the climate "losers." When climate does change, the distribution of winners and losers might also change, but shared assistance would persist.

These steps defy conventional wisdom. They are unlikely to be popular, given that the status quo sustains Cassandras and Dorothies alike. Unfortunately, in spite of the high moral rhetoric from both sides, the debate itself stands in the way of further progress. We need a third way to confront climate change, even if it means moving beyond now-comfortable positions held fast for many years.

Climate changes. Let's deal with it.

J'ai récemment eu une conversation avec un collègue étudiant. Je lui ai exposé les arguments négationnistes, et il a tout de suite répondu: « Mais qu'est-ce que ça fout même si c'était pas vrai? Ça a pas plus d'allure de gaspiller notre énergie à toute attendre dans le traffic tout seul dans notre char! »

Je trouve que ça a une ceraine sagesse assez lucide. En effet, même si c'était pas vrai que la société industrielle déstabilise le climat planétaire, même si c'était pas vrai que la pollution nous rend malade, ça n'a pas de sens de gaspiller nos ressources énergétiques dans un système de transport innefficace et pour obtenir du luxe superflu, de consacrer la moitié de la superficie des villes à faire circuler et parker les chars, de chauffer nos maisons à 25°C l'hiver et les refroidir à 20° l'été, et de crisser aux vidanges des tonnes de plastique chaque année juste pour transporter nos denrées. On a un sérieux problème de durabilité dans notre système. Il y a pas assez de ressources sur la planète pour que sa population vive avec la moitié du "niveau de vie" (de consommation) que nous avons.

En quelque part, le développement durable, ce n'est plus une question de nature, c'est une question de santé publique, de justice et de niveau de vie à long terme.