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2009.02.03

Vive la croissance!

Sites non conformes 
Risque de multiplication des dépotoirs clandestins
Agence QMI  
Dominique Salgado
03/02/2009 08h16  
© Corbis

Le problème de dépotoirs clandestins risque de s’aggraver au Québec puisque de nombreux sites d’enfouissement, désuets et polluants, ne répondent plus aux nouvelles normes environnementales. Seulement sur la Côte-Nord, on évalue à 400 le nombre de sites illégaux entre Tadoussac et Blanc-Sablon.

Ainsi, les municipalités du Québec avaient jusqu’au 19 janvier 2009 pour répondre aux nouvelles normes du Règlement sur l’enfouissement et l’incinération des matières résiduelles (REIMR) du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs. Cette réglementation oblige maintenant le traitement des eaux s’écoulant d’un dépotoir (le lixiviat) et le captage des gaz de décomposition des déchets (le biogaz). Ce sont d’ailleurs les deux principales façons dont les dépotoirs peuvent contaminer l’air et l’eau environnants.
L’inaction des municipalités 

«Depuis la mi-janvier, ici, huit sites d’enfouissement qui n’étaient pas conformes aux nouvelles normes ont été fermés, et ce, sur une douzaine. La problématique est importante puisque ceci incitera les citoyens à se départir de leurs déchets de façon illégale», indique Sébastien Caron, directeur du Conseil régional de l’environnement de la Côte-Nord qui dénonce l’inaction des municipalités dans ce dossier.
Dans un mémoire déposé en février 2008, RÉSEAU environnement (qui regroupe 400 entreprises et 200 municipalités) pointe du doigt Québec et indique que le gouvernement du Québec n’a pas mis assez d’efforts au niveau de la réduction à la source des matières résiduelles, alors qu’il en a la responsabilité. 

Bien qu’une certaine volonté avait été manifestée, certains environnementalistes déplorent que le gouvernement n’ait pas donné suite à ses engagements financiers sur dix ans. Ainsi, un peu plus de 22 M$ ont été investis en province alors que Québec prévoyait octroyer une centaine de millions de dollars dans le cadre de sa Politique québécoise de gestion des matières résiduelles 1998-2008.


source: http://www2.canoe.com/infos/environnement/archives/2009/02/20090203-081649.html

C'est drôle, c'est trop comme dans le vidéo de Stéphane Groleau, "La dompe"! J'le met directement ici pour votre bonheur à tous:

Crédit Stéphane Groleau, les Globules Verts

2008.12.23

La Plan de gestion des matiàres résiduelles...

Excellent article aujourd'hui dans le Devoir à propose de la gestion des matières résiduelles, à lire absolument pour quiconque s'intéresse à l'enjeu:

Le Québec et ses déchets - À l'heure des comptes

L'auteur mentionne d'ailleurs le fait que le compostage des résidus domestique est important pour retourner la matière organique à la terre. C'est effectivement une problématique qui prendra de plus en plus d'importance, car le modèle agroalimentaire actuel semble peu se préoccuper de restituer la matière organique aux sols agricoles, alors que c'est pourtant un gage de fertilité important.

Il est intéressant de noter que, contrairement à l'ensemble de la province qui connaît un cuisant échec dans l'atteinte des objectifs de ce plan (élaboré il y a 10 ans), la municipalité de Vaudreuil-Solanges aurait prétendument dépassé ces objectifs.

2008.12.18

L'industrie Québécoise du recyclage en crise

Les municipalités sonnent l'alarme

« La Fédération québécoise des municipalités (FQM) se demande si le modèle québécois de gestion des matières recyclables pourra survivre à la récession mondiale.

Depuis des mois, des matières comme le papier, le verre ou le métal s'entassent dans les cours des centres de tri. La plupart des marchés se sont effondrés avec la crise économique mondiale.

Au Québec, la plupart des centres de tri vendent leurs matériaux sur les marchés des pays émergents, notamment en Asie, où les prix ont chuté de manière importante au cours des derniers mois.

Si les centres disparaissent, ce sont des montagnes de nouveaux déchets qui seront acheminées vers des sites d'enfouissement, souvent aménagés à grands frais par les municipalités.

Améliorer le recyclage

Pour sauver l'industrie du recyclage, le président de la FQM croit que Québec doit investir dans la qualité du tri. Selon Bernard Généreux, les centres de tri québécois n'arrivent pas à percer le marché canadien en raison de la piètre qualité de leur production.

L'organisme croit que le gouvernement doit investir pour affiner les technologies de traitement, mais aussi pour mettre en place une campagne de sensibilisation sur le recyclage afin d'améliorer le tri à la source. »

Des millions de tonnes de ressources valorisables vont être gaspillées parce que le monde sont pas foutus de faire leur récup comme du monde. Le plan de gestion des matières résiduelles a été lancé en 1998. Recyc-Québec et les municipalités ont eu 10 ans pour dompter le monde. Ça a pas l'air d'avoir marché...