Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

2009.12.11

Pétition pour une enquête publique sur l'industrie de la construction

enquete publique.jpegIl y a une pétition à l'assemblée nationale, pour une demande d'enquête publique sur l'industrie de la construction.

Déjà que le gouvernement sait bien que la province au grand complet veut une enquête, ça va rajouter un peu à la pression.
Attention, la page n'a pas marché pour moi ni avec Firefox ni avec Chrome... Une chance qu'il y a Opera sur linux, avec tous les programmeurs incompétents, on a pas le choix d'avoir une diversité de browsers.

Caricature: crédit: Hervé Philippe, cyberpresse


Tant qu'à être dans les sondages d'actualité (et l'incompétence), anecdote intéressante: MacLean mène actuellement un sondage dont la question est "Is Canada shirking its international obligations when it comes to climate change?", et près de la moitié du monde votent "Climate change is a myth and Canada should have nothing to do with "fighting" it". Comme quoi la campagne de F.U.D. de l'industrie du déni, ça fait son effet...

 

Et, tant qu'à être dans les trucs louches, on apprend aujourd'hui dans le Devoir que Harper met sur pied un organisme au budget de 70 M $ pour "promouvoir la démocratie dans le monde". Promouvoir la démocratie ou financer des partis de droite religieuse? L'organisme est supposé d'être non partisan. Si c'est le cas, bonne initiative!, mais venant de Harper, il est beaucoup plus probable que ce soit un autre coup fourré pour répendre l'idéologie conservatrice à même les fonds publics. Et puis, après avoir coupé les fonds à Alternatives et Kairo, qui coutaient même pas 10M$ ensembles, franchement... Le gouvernement Harper a un historique de corporatisme et d'idéologie dans le développement international, comme dans bien d'autres choses...

2009.11.27

Des squelettes dans le ppplacard

Une fois de plus, Garnotte (Le Devoir) démontre que, bien conçue, une image vaut mille mots.

Les PPP, un cheval de bataille de Charest depuis son arrivée au pouvoir, ont comme principale utilité de bypasser les appels d'offres pour que les politiciens puissent donner directement des contrats à leurs amis qui financent leurs campagnes. Pas pour rien qu'il ne veut rien savoir d'une enquête publique...

2009.04.09

le scandale des mines au québec

"au cours des dernières années, les minières ont extrait pas moins de 17 milliards de dollars du sous-sol québécois en or et en métaux. Là-dessus, ces compagnies n'ont payé que 260 millions en redevances, soit un maigre 1,5 %. C'est dix fois moins qu'un pourboire au restaurant! Plus scandaleux encore, 11 des 14 compagnies minières en place ont même poussé l'audace jusqu'à ne verser aucune redevance en 2007-08. Clairement, on se rit de nous. On est loin, très loin du 12 % de leurs profits exigé par la loi. Ce sont pourtant des bénéfices gigantesques pour des compagnies qui exploitent les richesses de notre nation, parfois même aux frais des contribuables. À titre d'exemple, les contribuables québécois devront débourser 12 millions pour aménager à Malartic un site pour les résidus miniers de la mine d'or Osisko» - Amir Khadir

 

«Le rapport démontre, que les contribuables québécois se font flouer par une industrie qui ne s'acquitte pas de ses obligations minimales sur le plan fiscal. Et c'est pire du côté environnemental. Les dépôts pour la restauration des sites miniers totalisent 109 millions sur une facture évaluée à plus de 350 millions: les deux tiers seront donc refilés aux contribuables quand les minières auront empoché les milliards. On constate aussi que 56 % des inspections ne font l'objet d'aucun rapport et encore moins de poursuites. De plus, le ministère des Ressources naturelles ignore les avis [du ministère] de l'Environnement et il n'évalue même pas la solvabilité des tiers auxquels les mines confient la responsabilité de restaurer leurs sites. Les Ressources naturelles libèrent les minières de leurs obligations sans respecter des critères rigoureux et uniformes. On est en face d'un laxisme généralisé et la conservation, une mission étatique qui relève pourtant aussi des Ressources naturelles, est complètement bafouée par ce ministère, de l'avis même du vérificateur général, encore là». » - Christian Simard, de Nature-Québec

 

source: http://www.ledevoir.com/2009/04/03/243518.html

voir aussi: http://www.ledevoir.com/2009/04/04/243781.html

ENQUÊTE a fait un bon reportage sur la question

2009.01.31

"tirer le meilleur parti de chaque dollar"...

L'Afrique en classe affaires pour les cadres de l'ACDI

La présidente de l'Agence canadienne de développement international (ACDI) et deux cadres supérieurs ont dépensé près de 40 000 $, juste en billets d'avion, pour assister à une conférence sur l'efficacité de l'aide à l'Afrique de l'Ouest.

Selon un communiqué de presse, les participants à ce forum international, qui avait lieu à Accra, au Ghana, ont discuté de la façon de tirer le meilleur parti de chaque dollar d'aide financière. Mais un examen des dossiers déposés par l'ACDI concernant les frais de déplacement et d'hébergement révèle que des membres haut placés du personnel préfèrent voyager en classe affaires, à des prix plusieurs fois plus élevés que les tarifs des vols en classe économique.

Les vols en première classe sont la norme en vertu des directives du Conseil du trésor pour les voyages de neuf heu-res ou plus.

Mais les dépenses fédérales seront scrutées à la loupe, alors que le gouvernement conservateur de Stephen Harper s'apprête à annoncer dans son budget, demain, l'adoption d'un ensemble de mesures de lutte contre la récession économique, qui entraînera un déficit totalisant 64 milliards en deux ans.

Le billet d'avion de la présidente, Margaret Biggs, pour la rencontre de septembre dernier au Ghana a coûté 13 856,46 $. Son hébergement a coûté 1750,92 $. D'après les dossiers, Mme Biggs est restée au Ghana du 28 août au 5 septembre pour une rencontre se tenant du 2 au 4 septembre. Elle a également visité des projets sur le terrain, selon un courriel de la porte-parole de l'ACDI, Jo-Ann Purcell.

Tous les voyages d'employés de l'ACDI respectent les normes du Conseil du trésor pour les vols de longue durée, a dit Mme Purcell. Le voyage de la présidente était de 21 heures pour l'aller seulement.

Des recherches sur Internet indiquent que le même vol, en classe économie, coûte environ 1400 $ (aller-retour), y compris les taxes et autres frais.

Les billets d'avion de Stephen Wallace, qui a présidé la conférence, et de Christine Hogan, ont coûté respectivement 10 496,26 $ et 15 117,69 $.

Kevin Gaudet, de la Fédération canadienne des contribuables, a qualifié les vols en classe affaires de «dépense ridicule».

2008.12.22

22 décembre en bref

Nouvelles qui ont attiré mon attention aujourd'hui:

le président vénézuélien Hugo Chavez a affirmé hier qu'il existait un projet d'assassinat de son homologue bolivien Evo Morales.

La poursuite des conservateurs contre Élections Canada a coûté jusqu'à maintenant 1,4 M $ de fonds publics.

L'australie s'oppose au braconnage de baleines perpétué par le Japon et n'exclut pas le tribunal

Et enfin, le plan de 4 milliards du gouvernement Harper pour "aider" l'industrie automobile. Et Buzz Hargrove est pas convaincu que ça va maintenir les emplois. Je m'intérroge vraiment sur la valeur réelle de toujours débourser les sommes faramineuses pour maintenir des industries en déperdition, de peur de perdre des emplois. Les milliards qu'on met pour la survie des industries forestière, automobile, de l'aluminium etc ne seraient-ils pas mieux investis autrement, par exemple dans des projets de développement durable? Au lieu de maintenir les emplois d'une industrie mourrante pour une année de plus, on ne pourrait pas investir pour des emplois permanents dans des industries émergentes et novatrices?

Je comprend mal qu'on veuille investir autant de fonds publics pour faire survivre une industrie archaïque, désuète, en retard sur ses compétiteurs, qui a échoué parce qu'elle n'a pas su répondre correctement aux besoin de notre société. Il me semble qu'il est temps de tourner la page: le transport automobile individuel est de moins en moins soutenable et nous aurions tout intérêt à faire plus tôt que tard la transition vers les transports collectifs et à énergie humaine. On n'a plus besoin d'autos et le marché est déjà saturé avec des constructeurs asiatiques ayant une avance certaine. On a besoin de vélos, de tramways, de métros, de trains suspendus, d'autobus...

Comment veut-on créer de la richesse collectivement, en modernisant notre réseau de transport et le rendant sécuritaire, efficace et accessible pour tous, on en donnant de l'argent public à une industrie en déclin pour continuer la vieille façon de faire?

À propos, une suggestion de lecture: "Rouler sans pétrole" de Pierre Langlois. Voyage au coeur des alternatives au pétrole et des nouvelles technologies du transport, le livre offre un visuel époustouflant. (C'est tout ce que je peux en dire, je l'ai pas lu, j'en seulement entendu l'auteur à radiocan).

2008.12.15

Judicieux investissements

Ottawa s'apprête à signer le contrat d'achat de 16 hélicoptères Chinook

L'énoncé économique déposé par le gouvernement conservateur il y a quelques semaines prévoyait des coupes de 6 milliards dans les programmes sociaux, la vente de 2 milliards $ d'actifs du gouvernement canadien, aucune mesure pour l'environnement, l'économie ou quelconque projet de société ayant une once d'intelligence. L'énoncé voulait en outre retirer le financement public des partis politiques, ce qui aurait comme conséquence de mettre à terre tous les partis (sauf le richissime conservateur évidemment), le tout "dans le but de montrer l'exemple en tant que gouvernement responsable" pour sauver 50 millions.

Les temps sont durs, il faut serrer la ceinture, mais quand c'est le temps de débourser pour les achats militaires, sky is the limit. Peut-être même bientôt des armes spaciales tant qu'à y être, et on pourra dire space is the limit. 5 milliards pour une poignée d'hélicoptères. Y'a pas de doutes, les cowboys albertains pour contrôler le pays, c'est ce qu'il y a de mieux pour l'économie!

On apprend également aujourd'hui que le plan Harper pour relancer l'économie consistera à faire construire des bateaux.

C'est inouï où sont leurs priorités.