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2009.04.09

le scandale des mines au québec

"au cours des dernières années, les minières ont extrait pas moins de 17 milliards de dollars du sous-sol québécois en or et en métaux. Là-dessus, ces compagnies n'ont payé que 260 millions en redevances, soit un maigre 1,5 %. C'est dix fois moins qu'un pourboire au restaurant! Plus scandaleux encore, 11 des 14 compagnies minières en place ont même poussé l'audace jusqu'à ne verser aucune redevance en 2007-08. Clairement, on se rit de nous. On est loin, très loin du 12 % de leurs profits exigé par la loi. Ce sont pourtant des bénéfices gigantesques pour des compagnies qui exploitent les richesses de notre nation, parfois même aux frais des contribuables. À titre d'exemple, les contribuables québécois devront débourser 12 millions pour aménager à Malartic un site pour les résidus miniers de la mine d'or Osisko» - Amir Khadir

 

«Le rapport démontre, que les contribuables québécois se font flouer par une industrie qui ne s'acquitte pas de ses obligations minimales sur le plan fiscal. Et c'est pire du côté environnemental. Les dépôts pour la restauration des sites miniers totalisent 109 millions sur une facture évaluée à plus de 350 millions: les deux tiers seront donc refilés aux contribuables quand les minières auront empoché les milliards. On constate aussi que 56 % des inspections ne font l'objet d'aucun rapport et encore moins de poursuites. De plus, le ministère des Ressources naturelles ignore les avis [du ministère] de l'Environnement et il n'évalue même pas la solvabilité des tiers auxquels les mines confient la responsabilité de restaurer leurs sites. Les Ressources naturelles libèrent les minières de leurs obligations sans respecter des critères rigoureux et uniformes. On est en face d'un laxisme généralisé et la conservation, une mission étatique qui relève pourtant aussi des Ressources naturelles, est complètement bafouée par ce ministère, de l'avis même du vérificateur général, encore là». » - Christian Simard, de Nature-Québec

 

source: http://www.ledevoir.com/2009/04/03/243518.html

voir aussi: http://www.ledevoir.com/2009/04/04/243781.html

ENQUÊTE a fait un bon reportage sur la question

2009.02.05

Barique Gold: un petit pas...

par Guy Taillefer, Le Devoir

Barick Gold - Liste noire

La Norvège vient de donner au monde une belle leçon de responsabilité éthique en plaçant sur liste noire la minière canadienne Barrick Gold, basée à Toronto. Après enquête à la mine de Porgera, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, le gouvernement norvégien a décidé d'exclure Barrick, première compagnie aurifère à l'échelle mondiale, de son fonds d'investissement d'État, reprochant en termes on ne peut plus clairs à la minière d'y mener des activités «qui comportent un risque inacceptable de dommages majeurs et irréversibles à l'environnement».


Ce fonds souverain -- d'une valeur d'environ 300 milliards $US, ce qui en fait l'un des plus importants investisseurs internationaux -- constitue le bas de laine des cinq millions de citoyens norvégiens. Y sont investis, à l'intention des génération futures, les surplus de l'exploitation en mer du Nord du pétrole et du gaz naturel dont le pays est grand exportateur. Il est doté d'un conseil d'éthique dont les enquêtes ont, à ce jour, conduit le gouvernement à vendre les actions qu'il possédait dans 27 entreprises étrangères, dont neuf fabricants de bombes à sous-munitions (l'américaine Textron est la dernière à avoir écopé). Les liens ont également été rompus avec des compagnies trouvées coupables d'atteintes aux droits humains et aux droits des travailleurs.

La valeur des actions de Barrick que possédait l'État norvégien était d'environ 200 millions $US. Les motifs présentés par le conseil d'éthique pour s'en défaire sont cinglants: il se dit particulièrement préoccupé par «l'accumulation de métal lourd, surtout le mercure, dans l'environnement». La pollution émise à Porgera «aura potentiellement des conséquences négatives graves sur la vie humaine et la santé». Le conseil critique «le manque d'ouverture et de transparence de l'entreprise en matière d'évaluation environnementale» et dit avoir «toutes les raisons de croire» que Barrick ne changera rien à ses pratiques. Il indique avoir dû, faute de moyens, limiter son enquête à Porgera, mais souligne que Barrick, qui a 27 mines en opération dans le monde, a fait l'objet de critiques dans plusieurs pays pour son peu de souci pour le développement durable.

Vous connaissez le cas Barrick Gold vs Écosociété? Sinon, il faut au moins en prendre connaissance un peu de ce cas très grave de terrorisme juridique, et probablement voudrez-vous signer la pétition pour faire avancer le dossier auprès du gouvernement.