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2009.03.03

La honte

Île d’Orléans et Lévis, le 16 février 2009

Deux événements récents, soient l’incendie d’un méthanier suite à une collision au large de Dubaï et la prise de contrôle par des pirates somaliens d’un méthanier allemand dans le golfe d’Aden, mettent à rude épreuve l’analyse faite par la commission Samak suite à la tenue d’audiences publiques sur le projet Rabaska. Les commissaires n’ont-ils pas en effet affirmé dans leur rapport qu’«aucun méthanier n’a subi de pertes significatives de cargaison ou défaillance de dispositifs de confinement» et que «les caractéristiques structurales […] des méthaniers, ainsi que les mesures de sécurité qui leur sont propres les rendent peu vulnérables comme cibles aux groupes terroristes et moins susceptibles d’offrir les conséquences habituellement recherchées en matière de dommages, de visibilité et de retombées sociopolitiques». 

Quand on sait que le gouvernement du Québec et le MDDEP se sont solidement amarrés au rapport Samak pour justifier le décret d’autorisation du projet, l’inquiétude nous gagne à propos d’éventuels accidents de méthaniers pouvant survenir non pas en pleine mer mais sur le St-Laurent, particulièrement là où ces navires vont longer de près des zones habitées, et on ose à peine en imaginer les conséquences sur les populations de l’Île d’Orléans, de Lévis et de Beaumont.

Ces événements, hautement improbables selon les tenants du projet, montrent clairement l’écart vertigineux entre les conclusions des commissaires du BAPE-Rabaska et la réalité des faits. Ces commissaires qui, soit dit en passant, ont manqué à leur devoir de vérification et de prudence en ne s’appuyant que sur les scénarios jovialistes des études d’impact du promoteur, sans les valider et en balayant nombre de rapports d’experts indépendants qui les réfutaient.  

De plus en plus Rabaska est une source d’embarras pour les gouvernements provincial et fédéral tant il apparaît pour ce qu’il a toujours été : injustifié, dangereux et mal localisé! Par ailleurs, l’entêtement de Gaz métro à maintenir le projet ne provient-il pas de cette gêne d’avoir déjà englouti plusieurs millions de dollars dans ce projet insensé?


Jacques Levasseur, porte-parole

Normand Gagnon, coordonnateur (418-828-9395)

Pour le Collectif Stop au méthanier