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2011.12.10

Écoconduite

Loin d’être une simple philosophie, l’écoconduite est un ensemble de techniques visant à réduire sa consommation de carburant. Selon le ministère des Ressources naturelles et de la Faune – Efficacité énergétique, l’écoconduite peut permettre de faire des économies d’au moins 10 %.

Les grands principes de l’écoconduite sont les suivants:

  • Maintenir une vitesse constante afin d’éviter les accélérations et les freinages inutiles. Cela s’applique surtout en ville, où 60 % de votre consommation de carburant est due aux accélérations nécessaires pour relancer votre véhicule dans la circulation.
  • Rouler moins vite. Plus vous roulez vite, plus la résistance de l’air augmente votre consommation de carburant. En réduisant votre vitesse de 10 km/h sur l’autoroute, vous dépenserez 10 % de moins en carburant: vous économiserez ainsi sur votre plein d’essence tout en réduisant vos émissions de gaz à effet de serre.
  • Conserver un régime-moteur raisonnable. Évitez que l’aiguille du compte-tours (ou tachymètre) aille dans le rouge. À cette fin, dosez vos accélérations, car au-delà de 3 000 tours/minute, votre moteur devient très énergivore. Il vaut donc mieux toujours passer rapidement à un rapport supérieur. En effet, plus le rapport de vitesse est élevé, moins grande est la consommation de carburant.
  • Les propriétaires de véhicules à boîte de vitesses manuelle devraient donc changer de rapport le plus vite possible lorsqu’ils accélèrent. D’ailleurs, la plupart des transmissions automatiques contemporaines sont programmées pour faire la même chose, et les véhicules ainsi programmés ont souvent une cote de consommation moindre que les mêmes véhicules dotés d’une boîte manuelle.
  • Éviter la marche au ralenti du moteur. Ne laissez pas tourner votre moteur un quart d’heure pour le réchauffer. En hiver, 30 secondes suffisent pour permettre à l’huile de lubrifier adéquatement le moteur. Celui-ci se réchauffe plus vite à basse vitesse qu’à l’arrêt: roulez doucement sur quelques kilomètres afin de le réchauffer progressivement, ainsi que toutes les pièces mobiles.
  • À l’arrêt. Laisser un moteur tourner à l’arrêt pendant plus de 10 secondes consomme plus de carburant et produit plus de gaz à effet de serre que de l’arrêter et de le redémarrer.

2011.06.18

ticket de bicycle

2011.05.02

gaspillage

"Si chaque conducteur d'un véhicule léger arrêtait son moteur au lieu de le laisser tourner au ralenti trois minutes par jour, les Canadiens économiseraient ensemble 630 millions de litres de carburant, 630 millions de dollars en carburant et ils réduiraient les émissions de GES de plus de 1,4 million de tonnes par année (en admettant que le coût du carburant est de 1 $ le litre)."
source: Ressource naturelle Canada

2011.04.01

Découverte - la voiture électrique d'Hydro-Québec

2011.03.29

Dossier sur le transport en commun au Canada

Excellent dossier du Globe and Mail sur l'insuffisence du transport en commun dans notre République Pétrolière Canadienne:

Time to lead

Transit problems across Canada prompt calls for politicians to address issue

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Commute times in Canadian cities are no longer just a source of rush-hour irritation, but a national liability affecting the economic performance of our urban centres and requiring immediate intervention from Ottawa.

A new ranking of international cities by the Toronto Board of Trade saw major Canadian municipalities fall dramatically behind in the realm of transportation and transit, prompting big-city mayors and transit experts to call on all federal parties to address the issue in the election, or suffer the consequences.

2011.01.10

Des feux de circulation informatifs

09:58 Publié dans Transports | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : transports | |  Facebook

2010.08.05

Des autos, des autoroutes et des politiciens de bien mauvaise foi

Intégrale d'une magnifique lettre de Richard Bergeron dans le Devoir

Nous sommes à l'ère du développement durable, de Kyoto et même de l'après-Kyoto, de la lutte contre l'étalement urbain, de l'amorce d'une sortie ordonnée de l'ère du pétrole, de la promotion des transports actifs et collectifs et d'autres politiques officielles toutes plus vertueuses les une que les autres. Mais derrière ce paravent chatoyant, que trouve-t-on?

Le parc automobile du Québec croît deux fois plus vite que sa population. Entre la signature du protocole de Kyoto en décembre 2007 et aujourd'hui, 1 million d'automobiles se sont ajoutées sur les routes du Québec. Vous avez bien lu: 1 million d'autos supplémentaires, en 12 années, soit une croissance moyenne de 85 000 véhicules par année, dont la moitié dans le Grand Montréal. C'est ce que nous apprend le «Dossier statistique 2009» de la Société de l'assurance automobile du Québec, publié la semaine dernière.

Les transports routiers produisent 40 % des émissions de gaz à effet de serre au Québec, 50 % en région métropolitaine de Montréal, 60 % sur l'île de Montréal. Comment pourrait-on parler d'environnement sans parler de l'auto?  

L'auto et le pétrole ont entraîné un déficit sectoriel de la balance du commerce extérieur du Québec de 20 milliards en 2009. Ce qu'il faut en exporter du bois d'oeuvre, du papier journal, de la viande de porc, des lingots d'aluminium et des avions pour compenser pareil déficit! De fait, nous n'en exportons pas assez, si bien que notre balance commerciale globale est devenue structurellement déficitaire. Comment pourrait-on parler d'économie sans parler de l'auto?

L'auto est l'instrument qui permet le développement extensif des villes du Québec, faisant chaque année disparaître jusqu'à 100 kilomètres carrés de terres agricoles, de boisés et de zones humides. Comment pourrait-on parler d'urbanisme sans parler de l'auto?

Or, nos décideurs publics réussissent année après année à réaliser cette prouesse de parler d'environnement, d'économie ou d'urbanisme sans parler de l'auto.

C'est qu'avec un parc automobile comptant 4,7 millions de véhicules, 80% des Québécois âgés de 18 à 80 ans possèdent une auto. Quel politicien est prêt à déplaire à 80 % de l'électorat, voire à en être simplement mal compris?

De nouvelles autoroutes

Mises bout à bout, les 43 000 autos qui s'ajoutent annuellement en région montréalaise forment une file longue de 258 kilomètres. Pour leur fournir l'espace dont elles ont besoin pour circuler, le gouvernement du Québec a donc entrepris l'agrandissement du réseau autoroutier.

Autour de Montréal, quatre projets majeurs totalisant 80 kilomètres de nouvelles autoroutes sont en cours de réalisation: 

  • le prolongement de l'A-25 du boulevard Henri-Bourassa à l'A-440,
  • à Laval, au coût de 501 millions;
  • le prolongement de l'A-19 entre l'A-440 et l'A-640, à
    Bois-des-Filion, annoncé récemment, au coût de 320 millions;
  • le mégaprojet de l'A-30, de Candiac à Vaudreuil, au coût de 1635
    millions;
  • la transformation de l'A-20 en véritable autoroute à l'Île-Perrot
    et à Vaudreuil, au coût de 550 millions.

Ce sont ainsi plus de 3 milliards de dollars que Québec investit pour soutenir le développement des banlieues entourant l'île de Montréal.

Il ne serait pas sage de développer le réseau autoroutier périphérique sans en développer aussi le coeur, situé sur l'île de Montréal. Ainsi, Québec entreprend d'abord une série de «petites» interventions représentant tout de même un investissement global de 500 millions: rond-point l'Acadie, échangeurs Dorval, Décarie Nord et île des Soeurs, rue Souligny.

Mais c'est surtout par le biais des mégaprojets Turcot et Notre-Dame Est, d'une valeur totale de 3 milliards de dollars, qu'il compte rehausser la capacité autoroutière sur l'île de Montréal. Qu'il comptait, devrais-je dire. Car il a rencontré sur son chemin une Ville de Montréal plus avertie, désormais, des effets pernicieux de ce type de projets sur son avenir.

L'urbaniste que je suis ne peut manquer de ressentir un pincement au coeur devant ce déluge d'argent destiné à soutenir l'élan de motorisation de la population montréalaise. Je me souviens de la cabale contre le métro de Laval, «un gaspillage éhonté de 750 millions», s'il fallait en croire les gros titres. Actuellement, ce ne sont pas moins de 6,5 milliards de dollars que Québec investit dans le réseau autoroutier métropolitain — dans l'indifférence générale.

Rattrapage avec les États-Unis

Les Québécois sont prisonniers d'une sorte «d'idéologie du rattrapage» avec les États-Unis: tout ce qui nous distingue de ce pays serait l'illustration de notre retard sur ce pays. En 1960, le Québec disposait de moins de 200 véhicules automobiles par tranche de 1000 habitants, quand les États-Unis avaient déjà franchi la barre des 350: il nous fallait réagir avec force! Au moment de la signature du protocole de Kyoto, nous atteignions enfin le plateau des 500 véhicules pour 1000... mais les États-Unis en étaient rendus à 750. Douze ans et 1 million d'autos supplémentaires plus tard, nous approchons les 600 véhicules pour 1000 habitants. La cible s'est toutefois encore déplacée puisqu'aux États-Unis, le ratio est désormais de 800 pour 1000 habitants.

L'Institut de la statistique du Québec prévoit 1 million d'habitants de plus d'ici 2031. Si le Québec a alors rejoint le taux américain de motorisation de 2010, 2,5 millions d'automobiles supplémentaires circuleront sur nos routes, dont 1,2 million dans la région métropolitaine de Montréal.

La projection peut paraître extravagante, mais elle ne l'est nullement. Nous qui avons acquis 1 million de véhicules supplémentaires en 12 ans dans la plus parfaite inconscience pourrons très bien en ajouter encore 2,5 millions en 22 ans sans nous en apercevoir. Pour peu, faut-il préciser, que les autorités politiques à Québec continuent, en façade, de parler de développement durable, de lutte contre les changements climatiques, de promotion du transport collectif et d'autres sujets rose bonbon — tout en continuant par derrière à investir massivement dans les infrastructures routières et le maldéveloppement urbain.

Si c'est ça le plan d'avenir du Québec et de sa métropole en ce début de XXIe siècle, qu'on ait le courage de le dire!

***

Richard Bergeron - Chef de Projet Montréal

2010.06.16

Gestion du traffic à Stockholm

Le fonctionnement du système est expliqué sur le site d'IBM

2010.06.12

Sylvain Bouchard et le scandale du tramway

 

show-poubelle.gifNous avons eu droit à toute performance vendredi matin sur les ondes du 93,3: Sylvain Bouchard s'est fait l'ardent défenseur du pauvre banlieusard victime de la clique d'environnementeurs qui tire les ficelles des autorités publiques. L'animateur estime que le projet de tramway proposé par le groupe de travail sur la mobilité est inutile et injuste. Il s'est habilement appliqué à convaincre son auditoire de se scandaliser de ce qu'il considère une dilapidation de fonds publics pour ultimement enlever la mairie à Régis Labeaume aux prochaines élections. Durant la tribune téléphonique, M.Bouchard prenait l'absence de défenseurs du tramway sur ses lignes comme une preuve que personne n'en voulait. Pourtant, le sondage même sur le site web du 93FM indiquait une majorité de gens en faveur. Je soupçonne que l'attitude méprisante de l'animateur envers les défenseurs du tramway ne favorise pas leur participation à son débat.

Après avoir réussi de peine et de misère obtenir l'onde, et après avoir fait une brève entrée en matière, j'ai été coupé avant de venir au vif du sujet par M.Bouchard qui tenait à nous resservir son sempiternel délire sur « la religion environnementeuse ». J'aimerais donc utiliser cette tribune pour faire valoir mon opinion sur le sujet et répondre à sa rhétorique.

Celle-ci repose principalement sur ce que un tramway serait inutile, puisque les habitants de Québec préfèrent l'auto, et que les problèmes de congestion se règleront tout seul avec le temps puisqu'il y aura une décroissance démographique. Je ne suis pas démographe, mais je soupçonne notre animateur de confondre ralentissement de la croissance avec décroissance. Les boomers vieillissent, mais les régions continuent de se vider au profit des villes, et l'immigration demeure toujours importante. Si l'Institut de la Statistique du Québec estime que le nombre de ménage de la région métropolitaine de recensement Québec pourrait augmenter de 75 600 d'ici les 20 prochaines années, ces chiffres me semblent davantage plausibles que les dires de l'animateur.

M.Bouchard a martelé sans cesse que le tramway est injuste car il fait payer les automobilistes de la banlieue pour payer le transport de « la clique des environnementeurs du centre-ville », qui vivraient dans des coops d'habitation subventionnées avec son argent, iraient voir du théâtre subventionné avec son argent, etc. Il semble considérer qu'il est le seul payeur de taxes et que le centre-ville est peuplé soit d'élite richissime qui se paie des condos à 350 000 $ ou de profiteurs de la gogauche. Pourtant, la réalité est qu'on trouve de nombreux logements relativement abordables au centre-ville, et que les coops d'habitation sont rares. Les locataires paient autant les taxes municipales, car les propriétaires couvrent ce coût avec leurs loyers. De plus, comme l'a mentionné plusieurs fois M.Labeaume, le tramway est prévu pour desservir les banlieues et non assurer un transport interne au centre-ville.

Par ailleurs, le développement du transport en commun permettant d'enlever des voitures de la circulation, il permet une meilleur fluidité routière et une meilleure accessibilité du stationnement, ce qui profite à ceux qui continuent d'utiliser leur véhicule individuellement. Pour ces raisons, il me semble injuste de dire que les automobilistes de la banlieue seraient ceux qui paient, et qu'ils n'en profiteraient pas. Une réalité qui est toujours négligée, c'est que les automobiles génèrent des externalités, des coûts non monétaires pour les autres. La congestion causée principalement par les automobiles bloque aussi les utilisateurs du transport en commun et, dans une moindre mesure, les piétons et les cyclistes. Chaque véhicule est un danger potentiel pour les autres, et les utilisateurs du transport actif en particulier subissent un risque plus élevé alors qu'ils y contribuent que très peu. Les automobiles ont un impact plus grand sur l'espace routier (congestion et stationnements), la sécurité et la qualité de l'air : ils consomment davantage de ce bien public qu'est l'infrastructure de transport, ils m'apparait donc normal que tout le monde participe au financement du transport en commun, qui est une partie essentielle de cette infrastructure profitant à tous.

 

Quant à la pollution de l'air, M. Bouchard a insinué qu'il la considère insignifiante à Québec. Je l'invite, ainsi que tous les autres automobilistes qui sont également de cet avis, à tenter l'expérience se déplacer à vélo aux côtés des files d'automobile, en plein trafic d'heure de pointe. Ils constateront que la qualité de l'air est un réel problème quand on n'est pas assis dans une auto et qu'on déploie un effort physique pour se déplacer. Si vous voulez des chiffres, en voici : l'Institut national de santé publique estime, dans son rapport de 2008 intitulé « Estimation des impacts sanitaires de la pollution atmosphérique au Québec » que la pollution est responsable de 1974 décès prématurés, 414 visites à l’urgence pour des problèmes respiratoires et 246 705 journées de symptômes d’asthme, annuellement. Une estimation conservatrice. Mais je suppose que l'INSPQ est aussi aux commandes de la religion environnementeuse?

andré-philippe coté - contre le tramway.jpg

L'indignation affichée par M.Bouchard n'est pas raisonnable. 1,5 milliards, amortis sur 20 ans comme l'a dit M.Labeaume, ça fait 75 millions par année. Comme l'a justement souligné un auditeur, quand il s'agit de mettre 400 millions sur un Colisée pour procurer du divertissement aux masses, c'est un judicieux investissement, mais quand il s'agit d'investir pour développer une offre de transport durable pourtant indispensable à la ville, rien ne va plus!

Nous avons également eu droit à une éloge fort impressionnante de l'automobile. Notre entertainer matinal ne mâchait pas ses mots pour exprimer son amour du char et de la libarté qu'il procure, tandis que selon ses dires, le transport en commun est un calvaire terrible, et le vélo est insignifiant puisqu'il ne sert que deux mois par année. J'aurais aimé qu'on me laisse la chance de lui dire que, pour les 3 mois par année où je ne prend pas le vélo, je ne voudrais pour rien au monde prendre l'automobile pour aller faire la file dans le trafic. Tant qu'à attendre dans la circulation, autant le faire sans stress, avec un livre à la main, et ne pas avoir à trouver un stationnement et déneiger une auto. Le transport en commun a plein d'avantages, mêmes individuels, qui sont tenus sous silence à l'émission Bouchard en parle car son but est manifestement de transmettre à son auditoire ses préjugés sur la supériorité de l'automobile. Cela aurait-il quelque chose à voir avec la forte présence de concessionnaires automobiles parmi les annonceurs de la station?

Ce qui est crucial pour le développement durable, c'est de modifier les comportements de masse, ce que l'animateur n'encourage pas du tout avec sa démagogie individualiste. Aucune nuance dans son discours, tout est démesure. Est-ce ainsi qu'on informe les gens? Qu'on nourrit l'esprit critique? Qu'on stimule le débat public? Je n'écoute que rarement la radio poubelle, je l'ai syntonisée ce matin là uniquement parce que je me doutais que le maire y ferait une apparition. Mais si c'est ce genre de discours primaire qui remplit les oreilles de milliers de citadins chaque matin, le groupe de travail sur la mobilité durable aura tout un travail à faire pour nous affranchir des préjugés. Québec a, d'ailleurs, du retard à rattraper par rapport à la 4e ville en importance au Québec. Selon les dernières données disponibles, à Gatineau, 300 000 habitants, 15% de la population utilise le transport en commun pour se rendre au travail, comparativement à 12% à Québec, qui compte 750 000 habitants (voir la figure ci-dessous).

J'invite tout le monde à consulter la proposition de plan de mobilité durable. On y fait un constat assez lucide de la situation, et des suggestions intéressantes.

 

partmodale.jpg

2010.05.29

Un transit efficace

Eux autes ils ont compris comment avoir un système de transport efficace, propre et sécuritaire! Ils éliminent les chars

2010.04.06

L'espace recquis pour le transport...

Transports alternatifs

2010.03.13

Québec: règlement sur le moteur au ralenti

Merci de ne pas boucanner pour rien
Trop de gens ignorent le pertinent règlement municipal 337, en vigueur depuis le 19 juin 2009.

Il gagnerait à être connu.

  • Il met la durée maximale de moteur au ralenti permise à 3 minutes.
  • Il autorise les policiers à pénétrer dans les propriétés privées pour l'appliquer.
  • Il prévoir une amende de 150 $ à 2 000 $ pour les contrevenants.


Voici les passages pertinents:

RÈGLEMENT R.A.V.Q. 337
RÈGLEMENT DE L’AGGLOMÉRATION SUR LA MARCHE AU
RALENTI DU MOTEUR DES VÉHICULES


Ce règlement vise l’assainissement de la qualité de l’air au moyen du contrôle de la durée de marche au ralenti du moteur des véhicules.
Ce règlement prévoit que la marche au ralenti du moteur des véhicules est interdite pendant plus de trois minutes par période de 60 minutes.
Ce règlement fixe le montant des amendes minimales et maximales pour les personnes physiques ou morales qui commettent une infraction à celui-ci.

CHAPITRE III
INTERDICTIONS
3. Il est interdit à quiconque de laisser le moteur de son véhicule en marche au ralenti pour une durée supérieure à :
1° trois minutes, par période de 60 minutes, sous réserve des paragraphes 2° et 3°;
2° cinq minutes, par période de 60 minutes, dans le cas d’un véhicule lourd dont le moteur est alimenté au diesel, sous réserve du paragraphe 3°;
3° dix minutes, par période de 60 minutes, pour un véhicule lourd dont le moteur est alimenté au diesel, entre la période du 1er novembre au 31 mars de l’année suivante.

CHAPITRE V
TERRITOIRE D’APPLICATION
6. Ce règlement s’applique sur toute voie de circulation de l’agglomération de Québec ainsi que sur tout terrain public ou privé de ce territoire et tout fonctionnaire chargé de l’application de celui-ci est autorisé à pénétrer sur une propriété privée afin de  s’assurer du respect de ce dernier.
CHAPITRE VI
INFRACTION ET PEINES
7. Quiconque contrevient ou permet que l’on contrevienne à l’article 3 du présent règlement commet une infraction et est passible d’une amende dont le montant est, dans le cas d’une personne physique, d’un minimum de 150 $ et d’un maximum de 1 000 $ et, dans le cas d’une personne morale, d’un minimum de 300 $ et d’un maximum de 2 000 $.

Il est accessible sur http://www.ville.quebec.qc.ca/citoyens/reglements_permis/...

Suggestions pour ceux qui sont tannés: imprimez et distribuez de petites cartes aux boucaneux...

2010.02.12

Le coût d'opportunité des J.O.: le TGV

Excellent article de Claude Lafleur dans le Devoir sur les retombées des Jeux olympiques. Selon son analyse, les jeux olympiques de Vancouver risque d'être un gouffre financier puisqu'avec les dépassements de coûts, ils coûteront 2,5  $ au lieu du 1,3 G$ prévus initialement... pour des retombées estimées de 1 à 2 G$!

Bien sûr, les véritables retombées surviennent sur le long terme, en augmentant la notoriété de la ville et en faisant profiter son développement des investissements dans les infrastructures. Dans le cas de Barcelone et Athène, les JO auraient été particulièrement structurants. Mais les retombées attendues des JO de Montréal en 1976 n'ont pas été au rendez-vous.Le stade olympique, quel investissement structurant pour Montréal! Si on regarde l'expérience des derniers JO d'hiver nordaméricains, Calgary aurait connu une augmentation notable du tourisme depuis ses jeux en 1988. Dans le cas de Salt Lake City, les jeux de 2002 auraient rapporté 100 M$ à la collectivité. Mais ce seraient les entreprises qui profitent des jeux, pas tant la collectivité en général. Et une grosse part de l'argent récolté sert à l'entretient des infrastructures sportives excédentaires.

L'auteur développe aussi sur le très pertinent coût d'opportunité des JO. Les sommes faramineuses investies dans le culte de la compétition sportive pourraient être mises sur des projets davantage pertinents et structurants, par exemple un TGV Qc-Mtl-Otw-Tnto-NY..., ou des événements récurrants qui emmènent des revenus plus durables.

[Lire l'article original sur le Devoir.com]

(Cela dit, si les olympiques stimulent l'intérêt de la populace pour l'activité physique, tant mieux! Mais au coût de milliards en fonds publics, avec comme résultat de renforcir l'obsession pathologique de notre civilisation pour mesurer les personnes entre elles et vouer un culte aux célébrités, n'y aurait-il pas de moyens plus efficient d'atteindre cet objectif?)

Chose certaine, le TGV est devenu plus que nécessaire, et si certains estiment que présentement ce serait trop coûteux pour les retombées immédiates, on ne peut nier qu'à moyen terme, il deviendra une nécessité. Les corridors NY-TO-QC ne connaîtront qu'un achalandage croissant puisque la croissance démographique n'est pas prête de s'arrêter, et qu'elle se manifeste surtout dans les villes. "Ces bassins de population représenteront des pôles démographiques majeurs et il n'y a aucun doute que ces régions devront se tourner vers de nouveaux modes de transports pour permettre les déplacements", pouvait-on lire dans une lettre parue dans Le Devoir cet automne. D'autant plus qu'avec le vieillissement de la population, de plus en plus de citoyens ne pourront pas conduire, et les infrastructures de transport devront s'y adapter et répondre aux nouveaux besoins.

Tgv-icon.pngUn TGV répondrait mieux au besoin de déplacement interurbains des populations de ces grands centre. Selon Éric Champagne, "Pour maintenir et améliorer son niveau de développement, le Canada devra s'appuyer de manière prépondérante sur une économie du savoir. Pour ce faire, le « libre échange » des cerveaux entre les agglomérations urbaines est fondamental."  Il est grand temps de profiter de la densité de ces populations pour réaliser des économies d'échelles dans les transports et diminuer les externalités globales. Et, comme l'a bien dit un commentateur du premier article, le Québec devrait commencer à se pencher là-dessus et travailler pour que la liaison à NY se fasse de Montréal, et non pas de Toronto.


Avec l'inévitable croissance à moyen et long terme des coûts du pétrole, ressource non-renouvelable se raréfiant, il est impératif de moderniser notre économie là où les gains d'efficience peuvent être faits. D'autant plus que, le construction et la haute technologie étant largement tributaires du pétrole, plus on attend pour construire cette infrastructure, plus les coûts seront élevés.


Si on est prêts à investir des milliards pour recevoir le plus gros concours de médailles du monde, sous prétexte de retombées économiques, je pense que la réflexion ne peut que nous mener à conclure que nous sommes fins prêts à investir une somme similaire pour moderniser notre infrastructure de transport. Une opportunité pertinente à saisir, quand on sait qu'aux States, le projet de TGV de 1,2 G$ reliant les grandes villes de l'Est (Washington, Pittsburg, NY, Boston, Buffalo et Montréal) est déjà sur la planche à dessin.

 

2010.02.03

Appel au civisme des automobilistes abusifs

Je fais appel à votre plus profond sens de la courtoisie, du civisme, de coopération et de respect des autres, en vous demandant si vous pourriez pas, s'il vous plait, diminuer l'abus du moteur au ralenti. À ce temps ci de l'année, c'est assez pénible de circuler en ville. L'air est deux fois plus dégueulasse parce qu'il y a plein de chars parkés, vides, qui boucanent. Ces gens se rendent-ils compte de ce qu'ils font et ce qui se passe autour d'eux? Je ne comprend pas cette obstination obsessive qu'ont certains automobilistes à laisser tourner leur moteur quand ils sont stationnés. L'autre jour, quelqu'un a failli tuer toute sa famille parce qu'il a laissé le char tourner dans le garage. Quand vous allez à la caisse ou au dépanneur, ça prend jamais en bas de deux minutes et ça peut en prendre jusqu'à 10 mais surtout vous le savez pas en sortant du char. Mais le char est prêt à partir en 30 secondes! Qu'est-ce qui est le pire? revenir après 30 secondes et redémarrer pour rien ou revenir après 5 minutes et avoir boucané 5 minutes pour rien?

char.jpeg

Est-ce qu'il est si important que ça le plaisir supplémentaire que vous tirez que votre char soit à 25 degrés quand vous rentrez dedans par rapport à si il était à 20? Et puis les démarreurs à distance... vous êtes pas obligés de les partir au lever du lit! Ça prend pas une demi-heure chauffer un char, ça prend pas 10 minutes, ça en prend même pas 5 si t'es un douillet et qu'il te faut absolument qu'elle soit bien tiède... Les 3 minutes à endurer un char froid que ça vous sauve, trouvez-vous vraiment que ça vaut 20 minutes d'emboucaner les voisins et les passants? Vous êtes pas tout seuls à vous déplacer sur les voies publics et dans les stationnements!

Votre boucane émise inutilement, contient du monoxyde de carbone, des oxydes d'azote, du dioxyde de souffre, de l'ozone et du benzène. Tout ça c'est pas bon pour le corps humain, imginez vous donc! Une estimation des impacts sanitaires de la pollution atmosphérique au Québec par l'Institut de santé publique a évalué les conséquences de la pollution atmosphérique à presque 2000 décès prématurés, 400 visites à l'urgence pour problèmes respiratoires et 246 000 journées de symptomes d'asthme. Pourriez vous arrêtez de faire exprès? Question de savoir vivre!

C'est ben le fun le capitalisme, pis votre droit individuel au confort absolu, mais il y a un problème d'injustice dans votre système: les piétons et cyclistes autour de vous ne peuvent pas être compensés pour ces externalités là que vous leurs faites subir, ni s'en prémunir en déboursant! L'utilité que vous tirez au coût 15 minutes à faire tourner votre char stationné est inférieure à celle que vous faites perdre à plusieurs personnes en les incommodant. Autrement dit, le confort que vous gagnez est sacrément moins grand que celui que vous faites perdre aux autres. Je vous demande donc si par gentillesse vous voudriez pas modérer un peu votre consommation. Étant donné que les droits de propriétés de l'air ne sont pas parfaitement définis, on peut peut-être s'entendre par civisme au lieu d'attendre que l'état intervienne sauvagement? Et si vous saviez pas, dans le règlement municipal R.A.V.Q. 337, le temps de moteur au ralenti maximum est de 3 minutes. Pourriez-vous svp nous épargner les poumons? Ça serait peut-être mieux que de continuer d'ambitionner comme vous le faites jusqu'à ce que la ville profite de la densité du idling pour renflouer ses coffres à coups de contraventions. Si les gens étaient juste davantage courtois, ils abuseraient moins du moteur au ralenti par respect pour les autres, et on en serait pas rendus là! Les lois arrivent quand le monde ambitionnent trop!no_idle.jpg

Nous, piétons et cycistes, on emboucane pas personne, on prend pas de place, on circule pas mal plus fluidement, on cause pas de traffic, on est moins dangereux pour notre entourage... on aimerait ça, pas avoir à subir l'inhalation de votre pétrole que vous gaspillez comme si c'était votre raison de vivre. Donc je répète ma requête polie, pourriez-vous faire preuve de civisme et arrêter d'abuser de votre droit de polluer en arrêtant de faire tourner votre moteur pour rien? On se sentirait un peu moins méprisés.

no idling children breathing.png

2009.12.15

changer d'ère pour changer d'air

Excellente série d'articles pertinents d'Éric Moreault sur la problématique des transports à Québec... Mieux, sur les solutions!

2009.10.26 Un tramway nommé D'Estimauville
2009.12.09 Mobilité durable: le citoyen d'abord
2009.12.14 Une ville à repenser


Il est temps que nous donnions une meilleure chance aux transports viables en développant les transports en commun et en créant un réseau cyclable digne de ce nom, avec quelques rues rservées aux cyclistes. Il est grand temps de réduire la surdépendance à l'automobile qui rend nos villes malades. Changer d'ère pour changer d'air!

Les automobiles engendrent des coûts énormes pour nos sociétés: en ressources pour leur fabrication, en énergie pour leur utilisation, en dégradation de la santé publique par leur pollution, en temps public par leur congestion, en espace urbain pour leur stationnement et en dépenses publiques pour l'entretien des rues. Tous ces coûts ne sont pas assumés (subis) par les seuls utilisateurs des automobiles mais par la société au grand complet. Les automobiles mobilisent les rues de nos villes, ou plutôt les immobilisent, au seul bénéfice de leurs conducteurs et au détriment (ralentissement, intoxication) de tous les autres usagers du système de transports: piétons, cyclistes, utilisateurs collectifs. Pourtant, ceux là font une utilisation plus efficace de nos voies et réduisent le nombre d'automobiles en circulation, au bénéfice de tous. Et dire qu'il y en a encore pour se plaindre que leurs taxes contribuent à financer le transport en commun!

Par la réduction de la présence de la voiture, la qualité de vie de nos villes sera décuplée. Moins de bruit, moins de stress, moins de danger, on pourra se déplacer rapidement sans attendre dans le traffic. Le transport cycliste pourra prendre en ampleur avec des pistes cyclables efficaces logistiquement, pour un gain supplémentaire en santé publique.

Le gouvernement du Québec a récemment annoncé des cibles de réductions de GES que certains qualifient d'ambitieuses. Tant mieux! Mais étant donné la proéminence de notre hydroélectricité peu émettrice, ce n'est que par une révolution des systèmes de transports que nous pourrons atteindre cet objectif. Trainer une tonne de métal avec un moteur 10 cylindres pour déplacer une personne de 60kg, c'est aberrant!

Un réseau de transport un commun efficace complémenté par un vaste réseau cyclable utilitaire! Voilà un exemple de vraie richesse collective que nous pourrions créer si on s'en donnait les moyens. Engagez les logisticiens et les urbanistes, qu'il se mettent au travail pour réaliser ce progrès important dans l'aménagement de nos collectivités et la gestion de nos déplacements. Nous devons investir dans une nouvelle économie efficiente et durable.

Évoluons au-delà de cette culture du plein-la-vue et d'effort moins-que-minimum, où il faut que nous ayons chacun notre gros char pour ne pas marcher et "bien paraître". Mettons fin au gaspillage de ressources et au fatalisme qui nous fait dire que « les choses sont ainsi parce que c'est comme ça que ça marche, et ça serait trop compliqué de changer ». Utilisons notre potentiel pour faire mieux.

 

Et, parlant de solutions de transport viable, saviez-vous qu'il y a un atelier de réparation de vélo communautaire à Québec? Visitez le site web de Vélocentrix pour en savoir plus!

 

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2009.02.07

L’action citoyenne à vélo

Pédaler pour l’environnement, plusieurs personnes le font déjà. Par contre, pédaler des centaines de kilomètres pour l’environnement au milieu du mois de février, voilà qui n’est pas courant! Pour la septième année consécutive, près d’une centaine de cyclistes provenant des régions de la Gaspésie, du Bas-St-Laurent, du Saguenay-Lac-St-Jean, de Québec, de la Mauricie-Bois-Francs et de Montréal, enfourcheront leur monture pour aller rencontrer des ministres et députés provinciaux devant l’Hôtel du Parlement à Québec. Leur message : l’état de la planète est en danger et la jeunesse québécoise désire un Québec soucieux de son environnement. Leur force : l’admiration et le respect de toute la provincencart_jeunes_web.jpge quant à leur effort et leur volonté d’affronter le froid pour une cause aussi noble. Leur secret : malgré les apparences, grâce au plaisir et à la chaleur humaine qui se dégagent des pelotons, leur périple ressemble plus à une balade de plaisance qu’à un calvaire insurmontable.

Par les années passées, le message des cyclistes fût toujours bien reçu. D’ailleurs, le Québec possède maintenant un plan de réduction des émissions de gaz à effet de serre, dans lequel figure plusieurs des recommandations remises au gouvernement par les cyclistes.

La septième édition « d’Avant que ça déraille ! » aura lieu du dimanche 8 février au mercredi 11 février 2009. Parce que la jeunesse est garante de l’avenir, les cyclistes arrêteront, tout au long du trajet, dans des écoles pour sensibiliser des milliers d’élèves, partager leur passion du vélo et ainsi contribuer à ce que les nouvelles générations adoptent des habitudes responsables en matière de transport..

Les 10 propositions d'EnJeu

http://www.enjeu.qc.ca/participe/actionsnationales/action...

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2009.01.31

Encore la société qui paie pour les automobilistes

Les transports illustrent mieux que tout l'absence de vision intégrée des conservateurs en matière d'économie, d'environnement et de climat.

Ainsi, le budget accorde 2,7 milliards pour la seule année 2009 aux constructeurs d'automobiles, mais seulement 200 millions par année sur cinq ans aux infrastructures vertes, soit aux transports en commun. C'est cinq fois moins que ce qui serait nécessaire pour rattraper l'avance des États-Unis dans ce domaine, a calculé Transport 2000 Québec. Les villes canadiennes ont pourtant établi qu'il leur faudrait entre 24 et 31 milliards sur cinq ans pour répondre à leurs besoins les plus criants.

Une étude de la Chambre de commerce de Montréal a par ailleurs démontré que les dépenses en transports collectifs génèrent deux fois plus de retombées économiques que dans le secteur de l'automobile. En plus, elles font épargner annuellement aux seuls Québécois 600 millions par année tout en assurant un retour de 45 % sur les investissements publics aux deux gouvernements et en réduisant la balance des paiements du pays. Un investissement massif dans les transports collectifs était d'autant plus impératif que les transports sont responsables de 40 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) au Québec et d'environ 25 % à l'échelle canadienne.

Louis-Gilles Francoeur, Le Devoir, 31 janvier 2009

Harper continue de mettre tout en place pour vendre le plus possible de son pétrole albertain. Toute une vision!

2009.01.24

Leibniz: saurons nous nous affranchir de l'automobile?

« Leibniz disait de l’homme qu’il est le seul animal capable de « reculer pour mieux sauter » : faire un détour pour aller plus vite, se retenir temporairement de consommer et investir pour accroître sa consommation future... L’homme moderne a développé en lui cette capacité au-delà du raisonnable. Celui qui recule pour mieux sauter garde les yeux fixés sur l’obstacle qu’il entend franchir. S’il recule en regardant dans la direction opposée, il risque d’oublier son objectif et, tenant sa régression pour un progrès, il en vient à prendre le moyen pour la fin. L’exemple le plus probant est sans doute celui du système de transport. »

http://velorutionsherbrooke.blogspot.com/

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Plug pour le monde de Québec: VÉLOCENTRIX

2008.12.16

Le coût social de l'automobile

La production et la consommation génère des coûts privés et des coûts externes. Le coût externe est une conséquence négative assumée par quelqu'un d'autre (voire l'ensemble de la société) découlant de la production ou la consommation d'un bien. La somme des coûts privé et externe est le coût social.

Un coût externe peut être une perte de temps ou d'efficacité, une dégradation de l'environnement et de la santé d'autrui, l'épuisement d'une ressource, l'endommagement d'infrastructures, la perte de biodiversité, une baisse de la valeur de propriétés, etc. Il est souvent difficile d'exprimer un coût externe en argent. Puisque ces coûts externes ne sont pas naturellement inclus dans la détermination des prix du marché, ces prix ne réflètent pas adéquatement les coûts reliés à la production des richesses: le prix du bien est basé sur son coût privé et non pas de son coût social. Les biens sont vendus en deça de leur coût réel, déformant l'équilibre de marché: c'est l'efficacité économique.

C'est pourquoi l'intervention de l'état est nécessaire,pour tenter d'ajuster le prix de biens ou d'activités économiques de sorte qu'elles représentent davantage la réalité de leur bénéfices et coûts.

L'automobile a des coûts énormes, non seulement en ressources pour leur fabrication, mais aussi en énergie pour leur utilisation, en dégradation de la santé publique par leur pollution, en temps public pour la congestion, en espace urbain pour leur entreposage et en dépenses publiques pour l'entretien des rues. Tous ces coûts ne sont pas assumés (subis) par les seuls utilisateurs des automobiles mais par la société au grand complet. Les automobiles mobilisent les rues de nos villes, ou plutôt les immobilisent, au seul bénéfice de leurs conducteurs et au détriment (ralentissement, intoxication) de tous les autres usagers du système de transports: piétons, cyclistes, utilisateurs collectifs. Ces derniers, qui font une utilisation plus efficace de nos voies, réduisent le nombre d'automobiles en circulation, au bénéfice de tous. Et il y en a encore pour se plaindre que leurs taxes contribuent à financer le transport en commun.

Nous devons améliorer et rendre plus efficace notre économie. Nos transports sont innefficaces. Au Québec, nos deux principaux centres urbains, totalisant jusqu'à un bassin de 4 millions de personnes, sont répartis sur une bande de 200km qui abrite d'autres centre urbains important (Trois-Rivière, Shawinigain, Drummondville, etc).
Chaque jour des milliers de passagers voyagent ces distances seuls dans une auto. Le carburant coûte cher, la congestion rend les centre-villes difficilement accessibles, les stationnement coûtent cher, en plus d'être un gaspillage d'espace urbain. Un automobiliste pourrait avoir une surprise intéressante en faisant l'exercice suivant:

1. Compter la distance parcourue
2. Compter la somme totale investie dans l'automobile chaque année (essence, immobilisation/location, entretien). Multiplier ce total par son salaire horaire (h). 
3. Calculer le nombre d'heures consacrées aux déplacements en voiture, incluant le temps de trouver un stationnement, et le déneigement (h).
4. Additionner 1 et 2 pour obtenir le nombre d'heures totales consacrées à l'utilisation de l'automobile.
5. Diviser la distance parcourue par heures consacrées, cous obtenez la vitesse réelle que l'automobile vous procure.
6. Le curieux qui veut aller plus loin pourra s'aventurer à s'imaginer le résultat de ce calcul appliqué aux déplacements en transport collectif et en bicyclette.

Pour compenser les coûts et l'inefficacité de l'automobile, de plus en plus de gens pratiquent le covoiturage, ce qui est plus efficace mais insuffisant. Les autobus interurbains sont souvent pleins entre les grands centres, malgré leur lenteur et leurs tarifs prohibitifs. Je connais une multitude de gens qui font l'aller-retour Québec-Montréal de façon hebdomadaire. Le plupart se donnent le trouble de courir après les passagers et conduire tout le trajet, courir les conducteurs sur les réseaux de covoiturage ou de payer 80$ pour l'autobus qui prend 3 heures. Tout le monde est d'accord qu'il serait vraiment temps qu'on aie un TGV.BikeEnergyEfficiency.gif

Nous avons besoin d'un système de transport efficace: rapide et convivial pour tous, dans lequel nous n'aurons pas à mettre plusieurs milliers de $ par année chacun.

Un TGV reliant Québec, Trois-Rivières et Montréal épargnerait des milliers et des milliers de tonnes déplacements quotidiens de carrosseries vides et inefficaces. Le trajet se fera en une heure, ne coûtera pas une fortune et procurera aux gens du confort et l'occasion de passer leur temps plus utilement qu'à conduire une voiture vide.
Des systèmes d'autobus améliorés devront servir les villes, et Québec a imminement besoin d'un skytrain comme à Vancouver: rapide et efficace. Il pourra soutenir le développement de la grande région métropolitaine de Québec et augmentant grandement l'efficacité de transports, ainsi les banlieusards pourront faire leurs déplacements quotidiens rapidement, et en consacrant leur temps de transport à lire ou à pitonner.

Par la réduction de la présence de la voiture, la qualité de vie de nos villes sera décuplée. Moins de bruit, moins de stress, moins de danger, on pourra se déplacer rapidement sans attendre dans le traffic. Le transport cycliste pourra prendre en ampleur avec des pistes cyclables efficaces logistiquement, pour un gain supplémentaire en santé publique.
Le gouvernement est à la recherche de projets mobilisateurs, pour stimuler l'économie, la rendre plus durable et efficace.
Notre industrie automobile est en train de mourir à ne pas savoir répondre aux besoins de transport de notre société. Nous devons faire la conversion de notre système actuel lourd et gaspilleur pour un système efficace énergétiquement et logistiquement.
Nous devons consacrer notre espace urbain aux choses importantes pour ses habitants: des espaces publics, des logements, des commerces, des parcs. Pas des parkings.

Le chemin est pavé de solutions que nous pouvons entreprendre maintenant. Voilà un exemple de vraie richesse collective que nous pourrions créer en nous donnant les moyens. Engagez les logisticiens, les urbanistes et les économistes, mobilisez l'industrie des transports, qu'il se mettent au travail pour réaliser ce progrès important dans l'aménagement de nos collectivités et la gestion de nos déplacements. Nous devons investir dans une nouvelle économie efficace et durable.

J'ai hâte que nous évoluions au-delà de cette culture du plein-la-vue et d'effort moins-que-minimum, où il faut que nous ayons chacun notre gros char pour ne pas marcher et bien paraître. Que nous cherchions à mettre fin au gaspillage de ressources et au fatalisme de « on fait ça comme ça parce que c'est comme ça que ça marche, ça serait trop compliqué de changer ». Utilisons notre potentiel pour faire mieux.